BLACKLIGHT
Etats-Unis - 2021
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Genre : Thriller
Réalisateur : Mark Williams
Musique : Mark Isham
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 104 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 1 juillet 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Blacklight »
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LE PITCH
Travis Block intervient pour le compte du FBI lorsque toutes les autres options ont été épuisées. Ses méthodes impliquent souvent la manière forte. Quand on lui ordonne de faire taire un agent qui souhaite révéler à la presse les méthodes du Bureau, il comprend qu’il est devenu le pion d’une terrible machination. Déterminé à faire éclater la vérité, il se lance dans un combat contre ceux avec lesquels il a l’habitude de travailler. Mais lorsque ses adversaires s’attaquent...
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Papy fait de la résistance

Liam Neeson où l'art de s'enfermer dans un rôle. On a beau avoir beaucoup de respect pour l'acteur, difficile d'être surpris par ce dernier en découvrant l'un de ses derniers films. Mécaniquement, et ce malgré quelques incursions dans des films moins formatés, il enchaine les rôles de façon automatique avec autant de régularité que les chèques arrivent sur son compte en banque.

Quinze ans déjà que l'acteur Liam Neeson ne dort plus. Quinze années où des terroristes, des mafieux et des connards pure souche l'empêchent de trouver le repos. Mais Neeson a des principes, il refuse d'utiliser la force héritée de Qui-Gon Jinn pour rétamer du méchant. La vengeance il la veut froide, directe, en face à face. On n'enlève pas impunément sa fille, sa femme ni même son poisson rouge qui tournait en rond dans son bocal sans en subir les conséquences. Alors lorsqu'il se retrouve au centre d'une magouille gouvernementale visant à évincer des concitoyens innocents et qu'en plus on menace sa famille, son sang ne fait qu'un tour !
Le postulat de départ fait pourtant partie d'un vrai programme américain : Le COINTELPRO (Programme de contre-espionnage). Il s'agit d'opérations orchestrées illégalement par le FBI dans les années 60 et 70 destinées à surveiller, infiltrer, discréditer et perturber les organisations politiques américaines. Plus surprenant encore est l'origine du scénariste dont c'est ici le premier travail. En effet, Nick May est un ancien avocat du ministère américain de la Justice ayant œuvré sous l'administration Obama. Un bien beau pedigree qui donne un certain crédit à l'entreprise !

 

Bis Repetita


Malheureusement, le film ne tient pas toutes ses promesses, faute peut-être à la bonne quinzaine de producteurs au générique œuvrant avec des intérêts pas forcément convergeant. La bande annonce elle-même ne vend pas le même film en lorgnant sur un sous Taken. Bien qu'il soit bien question de vengeance, la première partie du métrage laissait entrevoir un objectif plus ambitieux. Neeson semble vouloir faire évoluer son personnage en l'agrémentant de Troubles Obsessionnelles Compulsifs et vers une version vieillissante de lui-même à l'instar d'un Clint Eastwood dans Dans la ligne de mire ou Créance de sang. Mais la motivation n'y est pas. Il laisse à son réalisateur Mark Williams le soin de le diriger avec le minimum syndical. Pas trop grave en soi car après The Good Criminal et Le Vétéran, le cinéaste de la série Ozark commence à bien connaitre son acteur. Pour éviter les contraintes Covid, Melbourne fera office de Washington. L'Australie étant moins stricte avec les règles sanitaires. L'équipe technique combine les décors avec des projecteurs LED Light Wall et le moteur de jeu vidéo Unreal Engine, qui est un dispositif de tournage virtuel permettant de faire à la production des économies non négligeables. Le film se regarde sans déplaisir mais sans surprise non plus se fondant dans la masse des films de consommation courante avec une action basique mais efficace. Le dénouement, quant à lui est plus surprenant, une grève de scénariste ou une bobine perdue sans doute. Une ellipse intersidérale amène le générique deux minutes après le climax sans qu'aucune explication ne soit donnée sur les protagonistes. Un sentiment amer d'avoir perdu son temps lorgne notre condescendance déjà bien blasée.

L'acteur qui brilla dans les rôles d'Oscar Schindler et de Rob Roy semble avoir définitivement abandonné tout plan de carrière. Mais à force de repousser l'âge de la retraite, Liam va finir par casser des bras dans l'Ephad du coin.

Cédric Lemaire






 

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Image :
Le transfert HD ne peut être qu'à la hauteur des standards d'aujourd'hui. Lumineux en extérieur comme profond dans les séquences nocturnes. La copie est calibrée comme il se doit.

 


Son :

Forcément énergique dans ses scènes d'action. L'accent est notamment mis sur les courses poursuites motorisées et autres castagnes. La piste voix, quant à elle, a malheureusement tendance à être légèrement en retrait.

 


Interactivité :
Deux petites featurettes font office de programme. L'une, promotionnelle sur le tournage, une seconde plus accentuée sur les cascades. Cinq petites minutes vous suffisent pour en faire le tour.

Liste des bonus : Sur le tournage (3'), Préparation des cascades (2'), Bande-annonce.

 

 

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