ARMAGEDDON
Etats-Unis - 1998
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Armageddon »
Genre : Catastrophe
Réalisateur : Michael Bay
Musique : Trevor Rabin
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1, Français, allemand et espagnol DTS 5.1
Sous-titre : Français, anglais, allemand…
Durée : 150 minutes
Distributeur : Walt Disney Home Video
Date de sortie : 9 juin 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Armageddon »
portoflio
LE PITCH
Un astéroïde se dirige vers la Terre à la vitesse de 35.000 kilomètres à l'heure. Il ne reste plus qu’une poignée de jours avant le choc fatal. Dan Truman, le directeur de la NASA, décide l’opération de la dernière chance : envoyer une équipe dans l'espace pour essayer de détourner la trajectoire de l’astéroïde en le faisant exploser. Pour mettre au point cette expédition, il recrute Harry S. Stamper, le plus grand spécialiste au monde de forage pétrolier. Mais personne dan...
Partagez sur :
The End of a World

Production mastodonte de l'été 1998, Armageddon a tout ravagé sur son passage à l'époque. Il faut dire qu'ici tout est fait pour : emballage spectaculaire, Bruce Willis en amorce, personnages caricaturaux, effets spéciaux imposants, ballade d'Aerosmith qui passait alors sur toutes les radios, humour souvent raz-des-pâquerettes, grands sentiments et glorification du gentil américain lambda.

La méthode Michael Bay / Jerry Bruckheimer à son apogée en somme, qui livrait là sa vision ultime du cinéma pop-corn recouvert d'un bon coulis de beurre fondu. S'appuyant sur les succès de Bad Boys (sympa et con) et Rock (nerveux et viril), les deux bourrins de service poussent le son au maximum et en mettent plein la gueule pendant 2h30. Sous la couche d'effets visuels aujourd'hui encore très réussis (peu d'images de synthèse, beaucoup de maquettes qui explosent dans tous les sens), cette rencontre titanesque entre une équipe de bras cassés et une météorite qui file en direction de la terre contient tout ce qu'il y a de plus écœurant dans le cinéma stéréotypé américain, à commencer par un défilé de plans nationalistes navrants avec la bannière étoilée qui occupe tout l'arrière-plan. L'Amérique est belle et triomphante, le reste du monde ressemble à des planches de Tintin (vive la 2CV en plein milieu de Paris) et Michael Bay aime s'attarder autant sur les poses iconiques de l'US Air Force que sur le bon vieux beauf d'à côté. Pourtant dans ce déballage de crétinerie, Armageddon réussit son coup : divertir.

 

Space Cowboys


Pas encore atteint par le syndrome « Tony Scott » aigu, Bay laisse évoluer une mise en scène ample à même d'appuyer chaque scène de destruction massive et de soutenir un casting en roue libre : Bruce Willis en héros courageux mais un peu soupe au lait, Buscemi en obsédé chronique qui pète littéralement les plombs dans un grand moment de n'importe quoi, Peter Stormare (Prison Break, Fargo) hilarant en cosmonaute Russe, Owen Wilson qui se complaît dans son rôle de cowboy à moitié défoncé... Pas franchement d'un haut niveau intellectuel, mais un angle premier degré très BD finalement assez réjouissant et jubilatoire. Même les petites scènes romantiques entre Liv Tyler (belle comme un cœur) et Ben Affleck (au top de sa forme, donc moyen) trouvent, étonnement, une certaine délicatesse. Forcément on a beaucoup de mal à reconnaître ici le futur réalisateur de Bad Boy 2 (les élans racistes et la caméra qui passe sous les jupes des filles) et des deux Transformers (sorte de bouillies visuelles vulgaires). Avec une certaine mauvaise foi, il est facile de créditer une grande part de la réussite de ce « film ado avec des grosses balloches » au script signé Jonathan Hensleigh (Une Journée en Enfer) et surtout J.J. Abrams (Lost, Alias, Star Trek...), amenant un vrai sens du rythme à l'entreprise. Un travail particulièrement marquant dans les 90 minutes finales (outch !), succession haletante de rebondissements, de prouesses humaines et visuelles, qui oblige même le plus boudeur à avoir une certaine sympathie pour cette Etoffe des biscoteaux assez mal dégrossie. Et puis comparé à la suite de la carrière du réalisateur, on pourrait presque dire que c'est là son chef-d'œuvre absolu...

Nathanaël Bouton-Drouard

AUTRE AVIS :

Trop tôt qualifié de blockbuster visionnaire, Armaggeddon résiste difficilement au poids des années. Sa beauferie est aujourd'hui plus horripilante que jamais, et ses élans patriotiques hautement ringards et d'une bêtise crasse. Derrière la caméra, si l'on excepte la rugissante catastrophe New Yorkaise qui ouvre le film (difficile à regarder après le 11 septembre, toutefois), Michael Bay s'amuse à parasiter ses effets, rendant illisible des séquences que tout destinait à être impressionnantes. A l'écran finalement, on ne voit pas grand chose. Dans les enceintes, en revanche...

Alexandre PONCET

1/6

 





Partagez sur :
 

Image :
Diantre déjà 12 ans ! Et pourtant Armageddon revient tout pimpant en HD. Profitant pleinement d'un encodage AVC/1080p, le master repose sur une compression à toute épreuve : le film se redécouvre un flot de détails jusque dans les arrières-plans les plus lointains et affiche des couleurs particulièrement pêchues. Certes certains plans paraissent encore légèrement flous, mais difficile de bouder son plaisir lorsqu'en plus la copie affiche un léger rendu argentique des plus naturels.

 

Son :
Il serait vraiment dommage ici de se limiter à la piste française. Certes le DTS diffuse de bien beaux effets et emplie la salle de visionnage d'un bon retour de flamme, mais le DTS-HD Master Audio est juste méchamment monstrueux.  L'ouverture frontale appuie délicatement les dialogues, mais surtout accompagne avec ferveur les surrounds à chaque instant dans un festival dynamique et musclé digne des images apocalyptiques du long-métrage. Les météorites qui s'écrasent tout autour du canapé, le sol qui tremble, l'installation russe qui craque de toute part... Une vraie démo technique que les plus privilégiés pourront combiner avec leurs sièges dynamiques pour se croire vraiment au coeur de l'action.    

 

Interactivité :
Même si la fameuse édition concoctée par Criterion il y a 10 ans ne survivrait pas à la comparaison avec le flot de documentaires qui accompagne n'importe quel blockbuster actuel, elle proposait tout de même deux commentaire audio, des scènes coupées, une analyse des effets spéciaux et une version plus longue de trois minutes. Aujourd'hui en Blu-ray il ne reste rien de tout cela si ce n'est le clip d'Aerosmith. C'est moche.

 

Liste des bonus : clip, bandes-annonces

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2022