PREDATORS
Etats-Unis - 2010
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Predators »
Réalisateur : Nimrod Antal
Musique : John Debney
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1, Français DTS 5.1
Sous-titre : Français, anglais, allemand…
Durée : 107 minutes
Distributeur : Fox Pathé Europa Home Entertainment
Date de sortie : 24 novembre 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Predators »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Un groupe de mercenaires se réveillent dans une jungle plutôt hostile. À l’exception d’un simple médecin, tous sont des guerriers surentrainés et craints dans leur pays respectif. Très vite, ils comprennent qu’ils ne sont pas là pour faire du camping mais pour survivre car le sport des Predators est la chasse à l’homme.
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"i don't know Dutch, this is inhuman"

En combattant un bon paquet de gloumoutes dans Aliens Vs Predators, entraînant de-ci de-là quelques pertes humaines, les Predators avaient quelque peu égratigné leur mythe. Pas sûr que cela s'arrange avec cette séquelle tardive.

 

En 1987, lorsque débarque sur les écrans le Predator de John McTiernan (McT pour les intimes) avec Arnold Schwarzenegger, l'impact est fort et durable. La créature rastaquouère entre dans la légende et devient le symbole de la peur invisible, indicible et abstraite, de celle qui vous hérisse les poils du bras. Il n'était donc pas étonnant qu'Hollywood décide d'offrir aux années 2000 leur propre incarnation du monstre. Nimrod Antal, déjà réalisateur du sympathique Motel et de Blindés, a été engagé pour ce job ingrat sous la tutelle de Robert Rodriguez. Et malheureusement pour lui, le film souffre de la comparaison. S'il y a bien une bonne idée dans le film, c'est celle de départ : créer une sorte de Lost mixé avec les 10 Petits Nègres sur la planète des Predators. De là, il était possible de tirer quelque chose d'intéressant de cette vague aventure mêlant survival et guide des castors juniors pour savoir comment vivre (et survivre) en groupe en utilisant les aptitudes de chacun. Mais le film ne s'embarasse pas de valeurs telles que la fraternité ou l'entraide. Ici prédomine la méfiance et la roublardise. A tort ou à raison, d'ailleurs...

 

payback time

 

Si le film ne fait pas table rase de l'original, il appuie par contre un peu trop la référence à celui-ci grâce à des citations-clins d'oeil et des résumés grossiers. Antal tente quand même quelques scènes plutôt abouties propices au malaise, notamment celle avec Danny Trejo en appât qui n'est pas sans rappeler le très bon 30 jours de nuit de David Slade. Mais le réalisateur peine à terminer son long-métrage et, semblant manquer d'idées, fait une fois de trop un renvoi au film fondateur, perdant alors en effet de surprise. Le casting, lui aussi, paraît légèrement bancal : en effet, depuis quand avoir une grosse voix et se laisser pousser les muscles rend-t-il un acteur plus crédible ? En prenant la place d'un Schwarzie en pleine(s) forme(s) il y a 23 ans, Brody se casse sévèrement les dents sur les biceps de l'éphèbe autrichien, ne faisant pas le poids une seconde en leader "charismatique" du groupe. Et, d'ailleurs, cette bande d'aficionados de la gâchette souffre également de sa division : leur mésentente et leur individualisme lestent ce film déjà bien lourd. Seul Topher Grace arrive à tirer son épingle du jeu malgré un rôle ingrat, aux dialogues très mal écrits. Reste un divertissement peu ennuyeux et relativement fidèle à la mythologie première. Ce qui n'est déjà pas si mal.

  Perrine Quennesson




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Image :
A priori, le film n'ayant que quelques mois, on s'imagine tenir entre les mains un transfert magistral. La précision est bien au rendez-vous avec un piqué d'excellente tenue et des effets de lumière plus ou moins directs permettent au master d'imposer ses meilleurs standards. Reste que les couleurs de la jungle manquent régulièrement de pèche (surtout comparées à Predator) et les noirs glissent sur un gris foncé pas vraiment impressionnant (surtout comparés à Predator 2). La copie reste a l'arrivée tout à fait convenable mais on s'attendait à plus imposant.

 

Son :
La version française doit une nouvelle fois se contenter d'un DTS 5.1, efficace et ample, forcément en retrait par rapport au DTS-HD Master Audio 5.1 anglais parfaitement balancé. Les bruitages de la jungle, le hurlement des bestioles au loin se partagent le terrain avec les balles qui sifflent et les explosions. Une dynamique poussée mais jamais pompière, qui profitent d'une clarté optimale donnant la présence nécessaire aux dialogues des personnages.

 

Interactivité :
On ne perdra pas de temps à comparer la jaquette française (hideuse) avec l'américaine (plus classieuse), pour s'attarder plus amplement le travail éditorial effectué par l'éditeur. Rien à voir avec le monstrueux coffret Alien, voire avec les documentaires concoctés pour les chapitres précédents. Ici le contenu est on ne peut plus classique avec l'habituel sujet promo diffusé sur Fox Movie et un petit défilé de comics animés développant le passé des futures victimes (avec la participation de Guy Davis au design). Pas très passionnantes, ces bandes ne paraissent pas vraiment indispensables à côté du making of relativement complet revenant sur les ambitions du film, le travail sur les designs, le choix des acteurs... Un peu plat mais pas désagréable, ce dernier joue souvent la redite avec le commentaire audio réunissant le réalisateur avec son producteur Rodriguez, dans lequel les deux compères occupent chaque seconde à grand renfort d'anecdotes et de discussions sur les choix artistiques. Enfin, le tout s'achève par une petite sélection de scènes rallongées permettant de voir, entre autres, que Cuchillo (Danny Trejo) était au départ conçu comme un contre-point comique.

 

Liste des bonus : Commentaires de Robert Rodriguez et de Nimród Antal, , La conception d'une scène (6'), Les «Motion Comics» avec la voix des acteurs(10'), Evolution des espèces : la renaissance des Predators (40'), Scènes inédites et intégrales (11'), Bandes-annonces

 
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