CLOCHETTE ET L’EXPéDITION FéERIQUE
Tinker Bell and the Great Fairy Rescue - Etats-Unis - 2010
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Clochette et L’Expédition Féerique »
Genre : Conte
Réalisateur : Bradley Raymond
Musique : Joel McNeely
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais DTS HD Master Audio 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français, anglais, espagnol…
Durée : 77 minutes
Distributeur : Walt Disney Home Video
Date de sortie : 20 octobre 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Alors que Clochette se promène avec Vidia, elles aperçoivent dans un jardin une ravissante maison de fées. Désireuse de la visiter, Clochette s’en approche dangereusement, malgré les conseils de prudence de Vidia. Ce que la jeune intrépide ignore, c’est que la maison appartient à une petite fille de 9 ans du nom de Lizzy. Et lorsque cette dernière approche, il trop tard pour faire demi-tour ! Clochette se retrouve désormais prisonnière, révélant ainsi aux humains l’existence de...
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i do believe in fairies

Et de 3 ! La petite demoiselle ne cesse de rencontrer un succès grandissant dans ses aventures loin de Neverland. Entre le jeu en réseau sur PC, les figurines et bien entendu les films, les petites filles ne savent plus où donner de la tête. Mais chose surprenante, Disney réussit à maintenir le cap.

C'est qu'avec la firme aux grande oreilles on a souvent eu l'habitude de voir nos héros préférés être transformés en bouillie graphique pour de fausses suites en direct-to-vidéo contre-productives, moches et crétines. Pourtant dès le premier La Fée Clochette, entièrement conçu en images de synthèse, les ambitions semblaient tout autres : certes le long-métrage draguait clairement les petites nénettes en manque de princesses, mais il n'en affichait pas moins une recherche visuelle des plus louables, une animation soignée et une histoire adorable à défaut d'être vraiment marquante. Deux ans plus tard, la beauté envoûtante est toujours présente (seuls les designs des humains paraissent un peu fades) avec une reconstitution enjôleuse de la campagne anglaise, une ouverture qui évoque Les Quatre Saisons de Fantasia ou encore un détour nocturne vers les ruelles d'un Londres lumineux, évidemment très proche des visions du classique Peter Pan. Et ce rapprochement avec les origines animées de la petite fée blonde ne s'arrêtent pas là puisque après la découverte du royaume des fées et une tentative mollassonne d'aventure fantaisiste, la demoiselle revient dans le royaume des hommes et se lie d'amitié avec une petite fille.

 

en suivant le guide


Le pitch donne l'occasion de séduire immédiatement les jeunes spectatrices, qui se projèteront sans mal dans pareille amitié, mais aussi d'illustrer l'importance de l'imagination, du rêve enfantin en opposition avec le pragmatisme adulte (personnifié par un papa entomologiste). Pendant ce temps les amis de Clochette tentent de la rejoindre sur un frêle esquif, bravant une tempête et soufflant en montage parallèle un petit vent d'aventure (genre Chérie j'ai rétréci les gosses). Tout cela déborde forcément de bons sentiments et risque de donner la nausée à certains, mais il faut reconnaître à Bradley Raymond (bien plus à l'aise que sur le premier La Fée Clochette) un vrai talent de narrateur et une mise en scène classique certes, mais adéquate pour aller chercher « la belle image » ou même surprendre par quelques séquences ariennes poétiques. Un joli divertissement, sans doute le plus touchant des trois, qui culmine grâce aux compositions sublimes du sous-exploité Joel McNeely (Les Aventures du jeune Indiana Jones, Les Fantômes du Titanic), mélanges brillants de cantates au piano, d'orchestral à la John Williams et de ballades irlandaises.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Même les direct-to-video sont particulièrement soignés chez Disney, en particulier lorsque ceux-ci sont entièrement conçus en images de synthèse. Le résultat est très coloré, subtil, lumineux et la compression reste totalement invisible. Un travail admirable qui respecte à la perfection la richesse de la large palette de couleurs et affiche un léger effet de relief des plus appréciables. Tout simplement parfait.

 

Son :
Le Blu-ray est tout aussi réussi du côté de la piste Dolby Digital française, qui souligne avec discrétion l'univers sonore féérique du film. La version anglaise s'en sort tout de même bien mieux avec un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 largement plus subtil et gracieux. Un bon équilibre entre la présence des dialogues, les bruitages disséminés sur toutes les enceintes et les sublimes compositions musicales (oui on le répète, mais comme Disney ne semble pas motivé pour éditer ses travaux en CD...). Comme pour les films précédents, le tout est des plus agréables, mais il reste évident que le dynamisme global attend toujours d'être musclé un peu plus pour obtenir une « vraie » magie.

 

Interactivité :
A l'instar des deux premiers films, on ne peut pas dire que l'interactivité soit percutante, autant pour les enfants que pour les adultes. Pour ces derniers, seules les quatre scènes coupées (dont une ouverture plus dramatique) permettent de déceler en story-boards et en pré-cinématiques quelques hésitations narratives sur la fabrication d'un tel film. Le reste est surtout réservé aux petites demoiselles avec un reportage sur un concours de construction de maisons de fées, un reportage promo pour le prochain Raiponce et un quizz totalement niais... comme le reste en fait.

 

Liste des bonus : Crée ton propre guide de la vallée des fées, La conception d'une maison de fée, 4 scènes coupées, clip, Bandes-annonces.

 
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