ASSASSIN'S CREED REVELATIONS
France / Canada - 2011
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « Assassin's Creed Revelations »
Genre : Aventure
Développeur : Ubisoft Montréal
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Ubisoft
Date de sortie : 15 novembre 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Assassin's Creed Revelations »
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LE PITCH
Constantinople 1511. Le maître assassin Ezio Auditore marche sur les traces de son légendaire ancêtre Altaïr, et plonge au plus profond d’une quête remplie de révélations sur la lignée des assassins.
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By the book

Nouvelle figure charismatique du jeu vidéo, Ezio Auditore revient faire le touriste sur les hauteurs de l'Histoire. Cette fois-ci on s'extirpe de l'Italie florissante pour découvrir un Orient moins sophistiqué mais tout aussi dépaysant. On ne peut pas en dire autant du jeu lui-même.

 

Lancée en 2007 par le mythique studio Ubisoft Montréal (les Prince of Persia), la saga Assassin's Creed est rapidement devenue la vitrine de l'éditeur, prouvant par A + B que le jeu vidéo pouvait être une œuvre unique, complexe et capable de regarder l'Histoire tout en analysant sa propre nature. Mais ce n'est semble-t-il pas la force créatrice qui a pris le dessus sur la licence, mais bien une ambition commerciale débordante, transformant ce qui devait être au départ une trilogie autosuffisante en un produit transmédias (quelques romans et BD sont disponibles en annexes), désormais auréolé d'une trilogie supplémentaire en son centre, composée d'Assassin's Creed II, de Brotherhood et de ce tout nouveau Revelations. Mine de rien, à reprendre le pad pour vivre les aventures éblouissantes d'Ezio, il devient évident que les grandes idées scénaristiques (liens avec Althaïr, déconstruction de l'identité de Desmond, millénarisme néo-tech) se dilue tristement chapitre après chapitre. Le dernier en date, malgré quelques révélations sur l'histoire des assassins et leurs parts d'ombre, se montre avare en avancées, réduisant Altaïr à quelques apparitions bien trop courtes, et laissant le pauvre Desmond prisonnier d'un Animus qui ressemble de plus en plus à une copie de Matrix. Ce dernier n'est même plus maître de l'action, perdu qu'il est dans des puzzles vieillots et laborieux. Un appauvrissement narratif progressif qui, heureusement, n'entame en rien le plaisir du jeu : l'assassin n'a jamais été aussi fluide et rapide, ses enchaînements (merci Arkham Asylum) si riches, d'autant qu'il peut désormais jouer les ninjas avec la possibilité de fabriquer des bombes disparates (attaques, mais aussi diversions).

 

assassin(s)

 

Autre nouveauté, l'apparition d'un crochet bien pratique qui outre le fait de limiter les chutes tout en offrant une meilleure allonge, permet de glisser le long des  tyroliennes qui relient les toits des demeures d'Istanbul, ou d'esquiver en roulant sur le dos de l'adversaire pour mieux lui enfoncer sa lame dans le dos. Toujours aussi meurtrier cet Ezio, même s'il a entretemps pris de l'âge et de l'importance. Car oui, désormais devenu une légende a son tour, il se doit de gérer sa confrérie des assassins comme un général en guerre : recherche et entraînement des recrues, envoi en missions hors champs, spécialisation, conquête des quartiers de la ville... Les templiers ne sont d'ailleurs plus aussi passifs qu'autrefois puisqu'ils viennent de temps en temps tenter de réclamer leurs anciennes bases. De quoi permettre aux développeurs de s'écarter un peu du gameplay habituel pour se livrer à un Tower Defense des familles - et un poil laborieux. A trop vouloir en mettre, finalement (multiplications des cibles et de mini-quêtes peu pertinentes), les joueurs et les développeurs en oublient régulièrement l'essentiel : l'efficacité de la quête principale. Le multijoueurs (apparu dans le chapitre précédent) n'a lui rien perdu de son charme avec un jeu du chat et de la souris (qui va assassiner qui ?) nerveux et paranoïaque, auquel viennent s'ajouter de rares nouveautés (un mode quête d'artefacts, de nouveaux type d'avatar), mais surtout de vraie amélioration dans l'accessibilité, le lancement des parties et la solidité du serveur. C'est que malgré tout, l'éditeur n'a aucune envie de sacrifier son bébé, et livre sur le finish une copie satisfaisante. Le jeu se parcourt tout de même avec grand plaisir, mais avant la catastrophe, il serait bon de passer enfin a Assassin's Creed III et finir en beauté.  

Nathanaël Bouton-Drouard










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Envoûtants et exotiques, les Assassin's Creed ont toujours reposé sur le travail exceptionnel fourni dans la reconstitution historique, les vêtements et la vie censée habiter les ruelles de quelques villes de la Renaissance. Mais les années passent et les améliorations du moteur de jeu ne sont plus flagrantes, rendant les bons vieux bugs de collision et d'affichage de moins en moins excusables. Quelques petits passages gâchés par un héros coincé dans un mur, par des ennemis qui restent bloqués au milieu d'une échelle ou un décor qui tarde à se solidifier... Venant d'un éditeur comme Ubisoft, ça peut faire grincer des dents. Heureusement le titre reste toujours aussi beau dans son ensemble avec des paysages impressionnants de grandeur et de réalisme dans les plus petits détails, fort de jolies textures et de modélisations de personnages revues à la hausse. Plus de finesse dans les expressions et les caractéristiques faciales qui, d'ailleurs, donnent clairement l'impression d'avoir affaire à de tout nouveaux Altaïr, Desmond et Ezio (et la barbe n'est pas la seule raison). Ils sont également plus fluides que jamais dans leurs mouvements, et si cet épisode se fait clairement écraser par le dernier Uncharted (comparer les allers et venues dans les deux souks), Revelations reste un soft solide.

 
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