DISGAEA 4 : A PROMISE UNFORGOTTEN
Makai Senki Disgaea 4 - Japon - 2011/2014
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « PS Vita »
Image de « Disgaea 4 : A Promise Unforgotten »
Genre : RPG
Musique : Tenpei Sato
Développeur : Nippon Ichi Software
Durée : élevée
Langue : Japonais ou anglais sous-titré français
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 28 août 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Disgaea 4 : A Promise Unforgotten »
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LE PITCH
Valvatorez, ex-seigneur vampire, ex-tyran redouté de tous, est désormais interdit de boire du sang humain faute à une mystérieuse promesse qu’il aura faite. Réduit à manger des sardines (sic), il n’est plus que le formateur sadique des débiles Prinnies. Mais suite à un odieux kidnapping de ces esclaves limités, Valvatorez repart sur le sentier de guerre, aidé de son fidèle serviteur Fenrich et de quelques camarades aussi cintrés qu’eux…
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Long Hard Road Out of Hell

Faisant partie du dernier bastion des dévelopeurs de RPG à la japonaise, Nippon Ichi Software dérive sa série phare sous toutes les formes et plateformes. Du coup l'arrivée d'un véritable nouveau chapitre perd un peu de sa saveur. Dommage car le savoir-faire et le grain de folie sont toujours bel et bien là.

 

Genre malheureusement tombé en désuétude devant la prolifération des RPG spectaculaires, le tactical RPG est surtout connu pour son exigence autant dans ses scénarios, ses univers que ses mécaniques propres. Un sérieux indécrottable, voire même un aspect tragique surprenant (inoubliables Final Fantasy Tactics et Tactics Ogre), que les petits malins de Nippon Ichi s'amusèrent à détourner en 2003. On y retrouve bien entendu la même importance de l'aspect tactique, l'opulence d'options et de batailles aléatoires, mais tout ici était au service d'un scénario complètement barge, concentré d'humour nippon et de personnages déglingués. Huit ans après, la donne n'a absolument pas changé et si un certain Laharl joue désormais les guests de second plan, le nouveau héros, Valvatorez est toujours aussi dérangé, ventant à qui mieux-mieux les bienfaits des sardines pour la santé (il a raison cela dit) entre deux fouettages de prinnies, ces fameuses âmes damnés prisonnières de corps de pingouins ninjas. L'aventure est d'autant plus réjouissante qu'elle est enfin traduite en français (yeppee) avec la possibilité de garder les voix japonaises en audio. Complètement hystérique, bourré de révélations improbables, de dialogues nonsensiques, Disgaea 4 est à l'image des trois chapitres précédents : une œuvre autre, unique.

 

Happy Feet

 

Du coup naît parfois la sensation que le studio n'est pas vraiment enclin à faire, de façon significative, évoluer sa créature, même si en l'occurrence ce 4ème épisode affiche enfin une finition digne d'une console HD. Les personnages restent modélisés en Haute Définition, les dialogues se font toujours par le biais de silhouettes vaguement animées, mais les décors, les dessins et les animations font enfin belle figure. Rien de mirobolant, mais en tout cas rien qui ne vienne entacher l'expérience de jeu, laquelle est toujours autant réservée aux plus patients, aux plus accros et aux plus fin tacticiens de la planète. Rapidement les batailles deviennent ainsi de véritables prises de tête, mais parfaitement conçues, où il est nécessaire de connaître les multiple possibilités du soft sur le bout des doigts (combos, attaques en combinaison, portés / jetés, géocubes...) et de les agencer avec pertinence. Cela a beau être drôle et mignon en diable, ce n'est vraiment pas pour les joueurs occasionnels. Plus d'une centaine d'heures de jeu est nécessaire pour débloquer l'intégralité de l'arsenal, pousser tous les personnages à leur maximum et, nouveauté of the day, mener son parti politique dans les hautes sphères de l'enfer ! N'importe quoi, on vous le disait, A Promise Unforgotten paraît cependant un peu chiche dans son utilisation du réseau de la PS3, se bornant à armer un bateau pirate pour le balancer dans le monde des objets d'un camarade. Quelques difficultés à passer à la vitesse supérieure manifestement, mais en tout cas ce Disgaea, comme les autres, reste une référence indéboulonnable en la matière : entre humour et tactical-RPG, Nippon Ichi n'a jamais choisi et on ne s'en plaindra pas.  

Nathanaël Bouton-Drouard








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Avec Disgaea 4, le studio était fier de présenter A Promise Unforgotten comme le premier opus à se conformer aux possibilités de la Playstation 3. Mais il faut remettre cela en perspective. C'est qu'avec Disgaea 3 le studio part de très loin... Ici les sprites atrocement zoomés, les décors en basse définition et les animations sorties d'un portage PSP ne sont plus au rendez-vous. Un véritable effort, notable dès les premières minutes, qui permet de savourer, sans se brûler les yeux, la fraîcheur des designs et l'improbabilité des créatures. Un tactical-RPG, genre requérant une constante lisibilité, est obligé de préserver une certaine simplicité dans sa mise en image. Le soft s'en sort plutôt bien, ne se montrant pas avare au passage en effets de lumière et autres décadrages pour montrer la puissance de certaines attaques. On est bien moins convaincu par les musiques du jeu, pas franchement inoubliables, et certaines mécaniques dans les menus qui commencent à dater.

MISE A JOUR POUR LA SORTIE SUR VITA
Un rendu agréable et vif qui s'installe parfaitement sur l'écran portable de la Vita, adoucissant même au passage la dureté de certains contours, et donne une légère distance avec ces textures et des modélisations 3D qui peuvent déjà dater un poil. Clairement le jeu n'a jamais été autant à son aise qu'ici... Même si on doit regretter que lors de certaines batailles généreuses en ennemis, et donc en sprites, le frame rate ait tendance à montrer des signes de fatigues.

 
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