ATELIER MERURU : THE APPRENTICE OF ARLAND
Meruru no Atelier: Arland no Renkinjutsushi 3 - Japon - 2011
Image plateforme « Playstation 3 »
Image de « Atelier Meruru : The Apprentice of Arland »
Genre : RPG
Développeur : Gust
Durée : élevée
Langue : Japonais et anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 24 mai 2012
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Atelier Meruru : The Apprentice of Arland »
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site officiel
LE PITCH
Meruru est la princesse du Royaume de Arls et l’apprentie de Totori. Elle admire Arland et aimerait que son royaume devienne aussi prospère. Pour cette raison, elle décide de présenter et d’utiliser l’alchimie pour développer le territoire.
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Une recette éprouvée

Un peu moins d'un an après Atelier Totori, débarque avec une rigueur métronomique Atelier Meruru alors que les nippons viennent de découvrir Atelier Ayesha. La licence phare de Gust (Ar Tonelico) est décidément indéboulonnable.

 

C'est sans doute pour cela que les développeurs ne s'efforcent pas forcément de la révolutionner. Le traitement est toujours le même avec ses quelques petites cinématiques en dessins animés, ses dialogues avec arts figés et ses environnements désertés... la série des Ateliers affiche depuis quelques années déjà une certaine pauvreté graphique qui semble bien dater à coté des derniers monstres de Square-Enix. Idem pour l'univers des jeux, qui combine des jeunes filles immatures, mais adorables, bataillant le plus souvent avec des créatures aussi terrifiantes que de très méchants lapins bondissants.  C'est qu'en l'occurrence la série ne marche pas sur les même sentiers, préférant aux blockbusters de plus en plus standardisés, de travailler au corps une niche de fans et de joueurs particulièrement fidèles. Les séquences de combats, nerfs de la guerre des nouveaux RPGs, gardent d'ailleurs une construction particulièrement classique au tour par tour, tandis que les menus restent un monument d'austérité. Alors comment expliquer cette longévité ? Justement parce que, comme ses prédécesseurs, Atelier Meruru est un soft extrêmement riche pour les joueurs les plus assidus et pointus, qui vont se lancer une nouvelle fois avec jubilation dans de longues quêtes d'explorations pour dégotter ingrédients et matériaux nécessaires à la confection de recettes, objets, armes en tous genres afin de sauver le royaume.

 

jeune & jolie

 

Le crafting à outrance comme un art, Atelier Meruru appuie encore une nouvelle fois cette direction en ajoutant à la gestion du temps apparue dans Atelier Totori, celle du royaume d'Arls. En aidant ses proches et les passants parfois un poil exigeants, en améliorant constamment ses capacités d'alchimiste, en regroupant quelques amis aventuriers, la petite Meruru récolte des « development points » à dépenser dans de nouvelles infrastructures. De quoi faire grandir l'aura de la région (c'est la mission principale du soft) et d'avoir ainsi accès à de nouveaux bonus et compétences. Un système toujours aussi accrocheur, mélange savamment dosé d'accessibilité et de complexité, qui vaut le coup de s'y pencher durablement. Et ce, en l'occurrence, malgré un scénario qui explore plus que jamais les tréfonds de la "gnian-giantise" (ou "gnian-gniantitude" pour les gauchistes). Ayant habitué les joueurs a des délires kawais au possible, à des personnages hystéros, mais très pinks, et de l'humour bon enfant, Gust pousse le niveau un peu trop fort, transformant chaque personnage en créature d'une naïveté insupportable et terriblement bavarde alors qu'une fois encore le scénario du jeu est réduit à quelques lignes sur un ticket de métro.  Une certaine vacuité plutôt handicapante dans la première poignée d'heures, mais que les scientifiques en herbes oublieront vite le nez dans le chaudron. 

Nathanaël Bouton-Drouard








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Si la direction artistique très particulière d'Atelier Meruru n'est sans doute pas aux goûts de tous, force est de reconnaitre que le design des personnages est joliment fin dans son style manga, que les choix de couleurs sont d'une cohésion imparable et que les cinématiques animées font joliment leur effet. Mais Gust a toujours autant de mal à passer efficacement à cette génération de consoles (problème de coût sans doute), offrant un titre HD qui fleure bon le moteur PS2 tout juste upgradé. Avec ses modélisations standards, ses animations rigides, ses décors datés et ses textures aplaties, Atelier Meruru n'a pas franchement l'habillage d'un titre 2012. Il va tout de même falloir qu'un jour l'éditeur rattrape un peu le retard. Il faudra aussi sans doute qu'un jour Nis America se décide enfin à traduire leurs titres sur le marché français. Déjà assez exigeant, ce RPG n'est ici disponible qu'en anglais.

 
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