LITTLE KING'S STORY
Ô-sama Monogatari - Japon - 2009
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Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : CING
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Rising Star
Date de sortie : 24 avril 2009
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Il était une fois un enfant nommé Corobo qui devint roi en trouvant une couronne d'or magique...Et ce roi c'est vous ! Bienvenue votre majesté, vos sujets vous attendent.
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La décapitation, ça a du bon...

Amusant les hasards de planning. Alors que les deux Pikmin s'offrent un retour sur Wii et que Overlord 2 s'apprête à débarque sur toutes les machines à la mode, Rising Star Game propose a son tour sa vision de la question de ville / conquête de royaume aux commandes d'une armée grouillante.

 

Le principe n'est pas nouveau, mais Little King's Story s'efforce clairement d'en tirer le meilleur parti en habillant déjà le concept d'un univers graphique rafraichissant, coloré et acidulé comme un bonbon à l'aspartam. Des scènes cinématiques en 3D texturées par un effet crayonné adorable, de superbes et décalés réorchestrations de musiques classiques en guise de bande originale, un petit village digne de Tolkien... On a rarement vu une telle direction artistique sur Wii et presque jamais, en tout cas, venant d'un éditeur tiers. Il faut dire qu'un tel soin n'est pas forcément étonnant venant de l'équipe de CING déjà largement saluée pour les curiosités Another Code et Hotel Dusk sur DS. Un changement de machine, mais aussi de concept, puisqu'il s'agit ici pour un petit roi de reconquérir les sept royaumes environnants et de nettoyer la campagne des créatures fantasques qui les hantent. La mécanique est simple. Avec sa toute nouvelle couronne, il lui suffit de pointer l'un des villageois oisifs avec la wiimote et de cliquer sur la gâchette pour qu'il rejoigne les troupes. Profitant tous de la brise et du soleil, il faut tout de même leur forcer un peu la main pour qu'ils se lancent dans un job : paysan, soldat, chasseur, marchand... chacun ayant forcément ses actions spécifiques et une aptitude plus ou moins convaincante au combat.

 

Fils de serrurier

 

Car toujours dans le feu de l'action, le petit roi doit certes veiller à l'expansion de son village (puis de sa ville) en choisissant les futures constructions et autre décorums, mais il doit aussi faire office de général à la dent dure.  Le principe est donc d'explorer les zones environnantes, accompagné d'une petite troupe sélectionnée intelligemment, pour chercher de nouveaux trésors, augmenter l'expérience des camarades et mettre la main sur quelques boss aussi inquiétants qu'un poulet géant ! L'humour est omniprésent, la kawai attitude limite envahissante, mais le tout fait passer de très heureux moments de dépaysement et d'aventure, pleins de rebondissements... jusqu'à ce que les choses se corsent un peu. Au bout de quatre-cinq heures de jeu, plus question de balancer simplement ses petites personnages contre les ennemis sans faire de distinction : tout autre qu'un guerrier aguerri se faisant méchamment rétamer. Une hausse de difficulté logique et bienvenue, mais qui dévoile le principal défaut du soft : l'impossibilité de regrouper les sujets par type ou niveau. Obligés que l'on est de balancer à la volée les pèlerins dans un sacrifice dantesque ou d'opérer d'inlassables allers-retours au royaume pour spécialiser son équipe en fonction de la grotte ou de l'ennemi rencontré, l'ennui et l'agacement gagnent bientôt du terrain. Ajoutons à cela les habituels problèmes de précision de la wiimote, un pathfinding régulièrement à la ramasse et on se retrouve à l'arrivée avec un beau gâchis qui, pour une bête sortie de route en terme de game design, a réussi à perdre une grande part don son éclat.

Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

 

 

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Attendu depuis un bon moment par les processeurs de la console de salon Nintendo, Little King's Story ne cache pas tout le soin particulier qui lui a été apporté. Sous la haute autorité de grands noms comme Hideo Minaba (directeur artistique sur Final Fantasy VI, IX, XII et Lost Odyssey), Yoichi Kawaguchi (programmeur principal sur Dragon Quest VIII) ou Yasuhiro Wada (créateur d'Harvest Moon), le soft profite donc d'un savoir-faire certain avec des modélisations fines et arrondies, des animations mimi tout plein et un design général imparable. Un véritable régal pour les mirettes et les oreilles (l'ouverture sur le Boléro de Ravel file grave la pèche).

 
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