STAR OCEAN - THE LAST HOPE
Japon - 2009
Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « Star Ocean - The Last Hope »
Genre : RPG
Musique : Divers
Développeur : Tri-Ace
Durée : élevée
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Square-Enix
Date de sortie : 5 juin 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Star Ocean - The Last Hope »
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site officiel
LE PITCH
Au XXIème siècle la terre et l’humanité on été dévastées par une troisième guerre mondiale abusant des armes de destruction massive. Malgré la paix signée, la situation reste critique et les différents pays se sont regroupés pour lancer une mission spatiale dont le but est de trouver une nouvelle planète habitable. Mais le premier voyage d’Edge et Reimi ne se passe pas comme prévu…
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Constellation

Après les rééditions des indispensables First Departure et Second Evolution sur PSP, Star Ocean passe à la vitesse supérieur avec The Last Hope (intégralement traduit) qui atterrit directement sur une Xbox 360 gonflée à bloc. Au programme, un space opera dantesque, clinquant et au système de combat toujours aussi décoiffant.

 

Peut-être est-ce parce que la série ne compte que quatre épisodes, mais il est clair que les amateurs de RPG attendent de pied ferme chaque nouveau Star Ocean. Et pour cause, la saga a toujours su démontrer son originalité par rapport au gros de la production. Les affrontements s'effectuent certes dans des arènes fermées mais les joutes se déroulent en temps réel, l'univers mélange habilement space-opera et heroic fantasy, les joueurs gèrent l'intégralité des habiletés des personnages en dispatchant à l'envi les points de compétences récupérés, et enfin le système de création d'items (culinaires ou belliqueux) s'avère pantagruélique. Le cahier des charges est bien entendu respecté avec The Last Hope, qui pousse d'ailleurs le vice en accentuant l'importance des « Private Actions », courtes phases permettant aux héros de la troupe de papoter un brin. Loin d'être anecdotiques, ces séquences (parfois bien dissimulées) interviennent directement sur la cohésion des groupes, l'évolution des personnages et surtout la teneur du grand final. Un esprit d'équipe qui revient aussi dans la salle de brainstorming où les camarades peuvent inventer d'eux-mêmes de nouvelles techniques.

 

Le feu de l'action

 

Ces liens sociaux se révèlent indispensables à la réussite de l'aventure mais ne sont rien à côté du point le plus attendu des Star Ocean : le système de combat. Reprenant les légères améliorations de Till The End of Time (épisode 3), The Last Hope met en scène des corps-à-corps plus excitants que jamais, reposant sur un seul bouton de coup (mais dont la nature évolue selon l'angle du pad) et l'utilisation des gâchettes pour les « super attaques », lesquelles se voient intelligemment complété par des attaques éclairs, variations autour du petit saut d'esquive (touche B). Avec un bon sens du timing, et une observation précise de la cible qui entoure le héros, cette technique  ralentit le temps et place le personnage dans le dos de l'adversaire pour y enchaîner les coups critiques. Autre nouvelle technique : celle de pousser l'accélération des attaques (il faut attendre que la jauge atteigne 100%) tout en appuyant sur l'une des gâchettes. Selon la puissance de l'adversaire, les membres de l'équipe se relaient pour lui défaire les dents pendant que le jouer appuie sur les touches demandées. Inutile de préciser que malgré leur fréquence, les combats ne sont jamais sources d'ennui puisque en outre, chacune de ces techniques (et autres conditions) fait apparaître des petites gemmes dans un tableau spécial apportant des bonus en fin de combat : plus d'expériences, d'or, etc.

 

Last words

 

Ce gameplay ultra-complet et jouissif rappelle que Tri-Ace, bien que s'étant fourvoyé dans Infinite Undiscovery, reste l'un des meilleurs studios nippons du genre. A côté d'un tel souci du détail bien fait, le scénario de ce retour aux sources (c'est bien le premier voyage du Calnus) peut toutefois laisser dubitatif. En dehors des multiples clins d'œil aux événements décrits dans les jeux précédents, il faut reconnaître qu'on a surtout l'impression d'être baladé d'un point A  à un point B, d'une planète à l'autre, d'une époque à l'autre, sans jamais vraiment interagir avec l'intrigue. Une trame qui ne passionne pas vraiment malgré de jolies scènes cinématiques (en particulier l'ouverture apocalyptique) et des personnages de plus en plus nombreux (un héros au grand cœur, une femme chat, une petite fille magicienne, un cyborg...), tous au final très attachants. Les Star Ocean ont toujours mis en avant les frimousses et le comportement comique, romantique ou tragique des populations apparaissant à l'écran, mais ici c'est clairement l'ingrédient comportant le plus de saveur. Il n'en reste pas moins qu'avec sa durée de vie colossale (plus de 70 heures) et un habillage global on ne peut plus convaincant, Star Ocean The Last Hope va encore faire les beaux jours des hardcore gamers. Les moins assidus retourneront sur le simplet Blue Dragon.

Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

 

 

 

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Sans atteindre le grand luxe que laissent transparaître les premières images du prochain Final Fantasy (mama mia !), Tri-Ace et Square-Enix ont vraiment voulu faire du nouveau Star Ocean un vrai blockbuster et une démo technique pour le futur monde du RPG. On reste ainsi pantois devant des temps de chargements express et ce sans même installer le soft sur le disque dur de la machine. Pourtant visuellement, le spectacle est total avec des planètes habitées par leurs propres populations, des décors fins et d'une profondeur convaincante. Certes lors des combats de mêlées (pouvant regrouper une quinzaine de personnages amis et ennemis), la définition se fait un peu plus floue, mais ni l'animation, ni les textures n'accusent le coup. Globalement le soft est un véritable régal et explose de couleur sur une télé HD... peut-être trop diront certains, qui ont du mal avec les couleurs flashy voire fluo des costumes et l'aspect « porcelaine » des visages. Mais ce n'est là que faire la fine bouche.

 
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