MUGEN SOULS Z
Attouteki Yuugi : Mugen Souls Z - Japon - 2013
Image plateforme « Playstation 3 »
Image de « Mugen Souls Z »
Genre : RPG
Développeur : Compile Heart
Durée : élevée
Langue : Voix japonaises et textes anglais.
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 23 mai 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Mugen Souls Z »
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site officiel
LE PITCH
Chou-Chou, la Déesse Incontestée de l’Univers que tout le monde adore, revient accompagnée de son équipage pour une toute nouvelle histoire sur le thème du zodiaque. Dans cette suite directe du premier volet, vous contrôlez la déesse Sylma, qui a rencontré Chou-Chou avant la fin du jeu précédent. Sylma va tenter de contrer une menace antique qui plane sur son monde. 9999 niveaux d’aventures magiques et de folles tribulations attendent Sylma, son équipage et ses hordes de Shampurus...
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Damage Carnival

Un peu plus d'un an seulement après la sortie européenne du premier Mugen Soul, RPG frappé et (buggé) dans la grande tradition des productions fan-service en provenance du Japon, Nis America rempile avec sa suite directe : Mugen Soul Z. Les nombreuses qualités du soft répondent toujours présent.... Mais les défauts ?

Loin des blockbusters ampoulés du RPG, de nombreux développeurs japonais, plus modestes, ne cessent de travailler le genre, tentant d'en approfondir considérablement les possibilités et le gameplay, mais tout en dissimulant cette approche terriblement exigeante sous un traitement délirant, franchement sexy, voir carrément embarrassant. Malgré le choix de l'éditeur américain de censurer l'un des mini-jeux du soft (où il fallait nettoyer les petites donzelles exposées dans des poses lascives avec des éponges aux formes aussi douteuses qu'une banane), Mugen Soul Z n'en reste pas moins un jeu particulièrement osé dans lequel les jeunes héroïnes et les quelques gars obsédés parlent de cul à tout bout de champs, lancés dans un grand concours d'allusions culottées et de jeux de mots improbables. Uniquement disponible en anglais, le titre en dissimule la plupart aux joueurs non-bilingues, mais l'ambiance générale est suffisamment salace et chargée de phéromones pour que tout le monde comprennent en général que les airs fripons des gamines n'ont ABSOLUMENT rien d'innocent. Un ton très apprécié au japon, un peu moins ici, à l'instar d'ailleurs des tunnels de dialogues qui s'enchainent avec parfois une nette tendance aux bavardages inutiles alourdissant un scénario pourtant très léger et sympathique.

 

Dessus-dessous


Il faut dire que la petite bande de héros ne manquent pas de caractère avec leur conquête de l'univers et leur amour de l'asservissement de l'autre. Une opération qui passe parfois par la quête d'items ou de services rendus à autrui, mais aussi et surtout par la capacité de l'héroïne, Syrma (qui remplace Chou-chou trop diminuée) aux personnalités multiples, de changer de caractère à la volée. Allumeuse, bipolaire, masochiste, hyperkinétique ou sadique, les peuples rencontrés sur les différentes planètes y trouveront forcément leur compte. Une option plus pertinente encore lors des nombreux combats en tour par tour, puisque là encore, les ennemis s'éliminent plus facilement lorsqu'on les transforme de façon inopiné en petit « peon », futurs esclaves sur le vaisseau mère. Simplet dans son univers, ses design et l'emballage moe (que certain préfèreront qualifier de parodique), Mugen Soul Z ne l'est par contre absolument pas dans ses mécaniques de jeux avec des affrontements en Tactical RPG où les possibilités ahurissantes (attaques combinées, stratégies des terrains, enchainements...) s'accumulent de chapitre en chapitre quitte a laisser certains joueurs aventuriers, exsangues, perdus, sur le bord de la route. Du RPG de niche, que les gourmets se plairont à analyser sous toutes les coutures, nourris par un gameplay riche et passionnant, des phases d'explorations agréablement libres avec leur carte à l'ancienne, du crafting sauvage et même un vaisseau (qui sert tout de même de hub avec tous les services nécessaires à bord) transformable en robot géant. Nippon... quand tu nous tiens.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Si le premier Mugen Soul avait refroidi les ardeurs de nombreux joueurs occidentaux ce n'est pas forcément à cause de son habillage sobre, coloré, ni aux dialogues construits autour d'arts figés, et des modélisation 3D aussi mignonnes que datée, mais surtout à cause des nombreux bugs qui rendaient l'expérience éreintante. Menus bloqués, chutes de frame-rates, freezes temporaires et définitifs... Compile Heart n'avait manifestement pas fait passer l'épreuve des tests finaux à sa création. Mugen Soul Z s'en sort largement mieux tout de même avec des soucis bien moins fréquents et rédhibitoires même si parfois l'impossibilité de créer une arme rare et puissante alors que tous les objets sont en stock va en faire hurler plus d'un.

 
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