VIRTUA TENNIS 2009
Japon - 2009
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Genre : Sport
Musique : Divers
Développeur : Sumo Digital
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Sega
Date de sortie : 29 mai 2009
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
C'est un jeu de tennis, en fait.
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Initiée sur bornes d'arcade de type Model 3, et grandement popularisée par la Dreamcast (le second volet fut au passage le dernier grand blockbuster du support), la série Virtua Tennis avait su se faire désirer entre chaque nouvel opus. Sega renverse aujourd'hui la tendance en lançant la franchise sur des rails annuels, histoire de prendre un peu d'avance sur le concurrent Top Spin et d'imiter la démarche d'EA Games en termes de simulations sportives. Mais cette industrialisation du titre n'équivaut-elle pas à un aveu d'impuissance.

 

Difficile, avec le recul, de prêcher pour la paroisse de Virtua Tennis 3, première incursion New Gen de la saga sportive phare de Sega. Reprenant les ingrédients du second jeu (option World Tour truffée de mini-jeux aussi grotesques que fun, sélection de célébrités parmi les ligues masculines et féminines, stades par dizaines), le titre perdait aussi une partie de son immédiateté ludique. La faute, en grande partie, à une gestion totalement absurde des contre-pieds : pour faire plus « réalistes », les développeurs avaient décidé de multiplier les chutes, dérapages incontrôlés et pertes de vitesse des joueurs, donnant lieu à des matchs plus proches de Benny Hill que des retransmissions de France Télévisions. D'entrée de jeu, Virtua Tennis 2009 a la bonne idée de corriger cet écueil, et rétablit la rythmique endiablée et l'ergonomie ultra-intuitive de Virtua Tennis 2. Peut-on pour autant parler de nouveau jeu ?

 

Rien de nouveau sur le court

 

Rien, dans Virtua Tennis 2009, ne semble apporter au concept initial, vieux rappelons-le de plus de dix ans. Les habitués se surprendront ainsi à diriger leur avatar exactement comme sur Dreamcast, l'intelligence artificielle des adversaires et autres partenaires de double n'ayant pas non plus été revue en profondeur. Cette sensation de déjà-vu s'étend à l'ensemble du programme, jusqu'au World Tour quasiment identique à celui de Virtua Tennis 2, si l'on excepte l'ajout d'une jauge d'endurance plus pénible qu'autre chose (il faut acheter des boissons vitaminées ou des séjours en cure, au risque de sauter un tournoi important, pour ne pas se blesser), et d'une poignée de mini-jeux hélas anecdotiques : une bataille navale ronflante, un billard géant, un Tétris-like pas vraiment passionnant... Comparés aux épreuves de Sega Superstars Tennis, comme cette chasse aux morts-vivants dans la cour du manoir de House of the Dead, les puzzles de Virtua Tennis 2009 font bien grise mine. Ca tombe bien, le soft permet enfin de développer les compétences de son joueur via des matchs d'entraînement en bonne et due forme, qui évitent de perdre son temps dans les mini-games. Une bonne idée, mais une idée émasculée, puisque les tournois proprement dits ne sont toujours pas comptabilisés en termes de gain de performance, ce qui est plutôt rageant. Au moins autant que cette ligne éditoriale désormais très floue, le menu principal hésitant tellement entre promouvoir le mode arcade pur (un très évasif « jouer ») et l'option World Tour, à tel point que l'on ne sait plus trop par où commencer. Jadis grand réservoir d'idées ludiques, la poule aux oeufs d'or de Sega commence dangereusement à faire du surplace. A quand, donc, un véritable Virtua Tennis 4 ?

Alexandre Poncet

 

 

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On est en terrain connu, à tous les niveaux. Pour commencer, on vous conseillera de vous rendre directement dans le menu des options sonores et de bloquer le volume des musiques à zéro, sous peine de casser vos hauts-parleurs au bout de quinze minutes. Ensuite, les modélisations des joueurs et des décors sont globalement reprises du troisième épisode. Mais ce qui pouvait impressionner à l'aube de la New Gen peut aujourd'hui friser le ridicule : les plis des vêtements sont figés, les visages ressemblent à de véritables morts-vivants, la création aléatoire des adversaires du World Tour donne des résultats étonnants (un japonais qui ressemble à un Indien, ça le fait !), la customisation est plus limitée qu'il n'y paraît... La liste est longue. Reste que le jeu tourne perpétuellement à 60 images par seconde et dégage, dans ses plans éloignés (trois vues sont disponibles, dont une de dos proche de celle de Top Spin), une vraie sensation de photoréalisme. Fidèle aux codes de la série, l'ergonomie est elle-aussi au top niveau de ce qu'on attend d'un jeu d'arcade : intuitive, rapide et potentiellement stratégique, si l'on se donne la peine de creuser un peu le Game Design.

 
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