3D STREETS OF RAGE II
Bare Knuckle II : Shito he no Chinkonka - Japon - 1992/2015
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « 3D Streets Of Rage II »
Genre : Combat
Musique : Yuzo Koshiro
Développeur : M 2
Durée : moyenne
Langue : Anglais
Distributeur : SEGA
Date de sortie : 23 juillet 2015
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « 3D Streets Of Rage II »
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LE PITCH
Après avoir été vaincu, Mr X refait surface et compte bien prendre sa revanche sur Axel et ses camarades. Mais les anciens flics n’ont pas l’intention de laisser le baron du crime faire sa loi dans leur ville.
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Go straight !

Le Beat'em All représente toute une époque, l'âge d'or de l'arcade où les bornes de jeu affichaient ce que l'on pouvait faire de mieux d'un point de vue technologique. Mais c'est bien d'une pépite développée spécialement sur console qu'il va être question dans cette critique. En effet, c'est sur Mega Drive que Streets Of Rage II a vu le jour, et il demeure encore aujourd'hui l'un des meilleurs titres de la console.

Mais que vaut-il plus de 20 ans après sa sortie initiale ? Aujourd'hui, les jeux de bagarre semblent certes tombés en désuétude. Mais lorsque l'on voit perdurer des sagas telles que Dynasty Warriors et ses clones, on se dit qu'il reste de la place pour quelques défouloirs décérébrés. Et si le premier volet demeure dispensable, Streets Of Rage II remplit toujours parfaitement ce rôle, grâce à la formule affinée qui en a fait un véritable hit à l'époque. Quelques subtilités bien senties viennent en effet donner un peu de saveur à ces échanges de bourre-pif, notamment les nouveaux coups spéciaux propres à chacun des quatre personnages jouables. On ne se contente plus d'appuyer frénétiquement sur la touche A, mais on optimise les dégâts en appuyant deux fois sur une direction afin d'effectuer une Rush Attack aussi dévastatrice que spectaculaire. A l'époque où beaucoup apprenaient à peine à sortir des combos dans Street Fighter II, les sensations étaient grisantes, appuyées par une maniabilité souple et précise ainsi qu'un challenge à la hauteur, à l'image des vagues d'ennemis toujours plus agressifs à mesure que l'on progresse dans les huit niveaux.

 

Guet-apens ? Get Upper !


Mais Streets Of Rage II, c'est un peu plus que cela. C'est aussi une bande originale qui justifie presque à elle seule l'acquisition du jeu pour les fans d'Electro vintage. Les pistes groovy et entraînantes ciselées par Yuzo Koshiro (Etrian Odyssey) accompagnent à la perfection les empoignades et ont largement participé à l'empreinte qu'a laissé le jeu dans de nombreuses mémoires. Il est ainsi impossible pour un amateur de Beat'em All à l'ancienne de faire l'impasse sur ce joyau de la Mega Drive, surtout pour les malheureux qui n'ont pas eu la chance de posséder la machine. Streets Of Rage 2 fait d'ailleurs partie, à n'en pas douter, de ces titres qui ont fait baver plus d'un possesseur exclusif de la Super NES. Mais après toutes ces années, le jeu de SEGA a déjà connu de nombreux portages, que ce soit dans le cadre de diverses compilations ou directement sur le PlayStation Store et le Marché Xbox Live. Cette mouture 3DS propose cela dit quelques bonus spécifiques comme le mode Rage où l'on incarne à tour de rôle les quatre protagonistes : on établit l'ordre de passage en début de partie, puis chacun vient prendre le relais de son camarade tombé au combat ; et une fois tous les héros mis KO, c'est le Game Over. Un mode Casual a également été inclus et permet d'allonger les voyous sans peine entre deux stations de métro. Car, c'est bien connu, il n'est rien de mieux que de pousser quelques « Get upper ! » avant de commencer une longue journée de boulot.

Benoit Barny








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M2 livre un nouveau portage de fort belle facture. S'il ne faut pas s'attendre à un titre retravaillé de fond en comble, les fans de l'époque peuvent ici trouver le jeu de leurs souvenirs dans les meilleurs conditions possible, avec un rendu impeccable sur l'écran de la portable et un effet 3D en bonus, même si celui-ci se montre plutôt discret. Les puristes devraient d'ailleurs relever la possibilité de sélectionner la version du jeu, entre l'original japonais et la localisation internationale qui subit quelques retouches afin de ne pas mettre les petites têtes blondes trop mal à l'aise. On regrette simplement que le titre ne permette pas le partage de jeu pour les parties multijoueur : chaque joueur doit posséder son exemplaire afin de lancer une partie en coopération (ou en VS).

 
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