XENOBLADE CHRONICLES X
Xenoblade Cross - Japon - 2015
Image plateforme « Wii U »
Image de « Xenoblade Chronicles X  »
Genre : RPG
Musique : Hiroyuki Sawano
Développeur : Monolith Software
Durée : élevée
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 4 décembre 2015
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Xenoblade Chronicles X  »
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site officiel
LE PITCH
En 2054, la Terre se retrouva piégée au cœur d'une guerre apocalyptique entre deux races extraterrestres avancées. Alors que l'annihilation totale de l'espèce humaine était proche, les gouvernements du monde entier unirent leurs forces pour élaborer un plan d'évacuation planétaire appelée "projet Exodus". Le projet Exodus entrant dans sa phase finale, les terriens rejoignirent tous la ville la plus proche de chez eux et une vaste flotte de vaisseaux les emmena à la recherche d'un nouv...
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le monde perdu

Véritable exception sur l'ancienne Wii, Xenoblade s'affirmait sans souci comme le meilleur (le seul ?) RPG de la machine, mais aussi l'un des essais du genre les plus ambitieux de l'histoire. Annoncée par une reprise de ce dernier sur 3DS, Chronicles X devait frapper fort. Et il frappe très fort.

Véritable fresque sidérante de ramifications, le premier Xenoblade affichait une durée de vie colossale, ne dévoilant l'intégralité de son contenu qu'aux joueurs les plus acharnés. Mais attention, même ces derniers vont devoir s'accrocher pour voir le bout de la nouvelle création de Monolith Soft. Une sensation de liberté exponentielle, voir même tétanisant pour certains, qui repose sur la nouvelle orientation du scénario. Retrouvant discrétos certains atours des anciens Xenosaga (voir Xenogears), Xenoblade Chronicles X s'installe donc autour d'une base humaine exilée sur une planète étrangère, que le jeune héros (personnalisable et donc assez mutique) doit aider à développer et faire croitre. Pour cela il s'engage dans les troupes des Blades, choisit sa classe (donnant accès à différents « arts »), constitue son équipe principale et s'embarque pour un tableau qui se tisse au cours des quelques missions principales, quêtes annexes presque infinies et surtout l'exploration de cette terre sauvage qui l'entoure. Un passage obligé puisque bien souvent le récit n'évoluera qu'à condition que le joueur est augmenté son pourcentage de découverte ou résolu quelques missions commanditées par les PNJ : installer des sondes FrontierNave pour extraire des ressources et augmenter les zones de reconnaissances, partir sauver une équipe perdue dans la pampa, découvrir des reliques passées ou des restes de La Grande blanche et bien entendu affronter les nombreuses créatures féroces qui passeront sur la route.

 

une vie ailleurs


Toujours brillamment conçues ces dernières semblent se coordonner dans un écosystème plus que convaincant, affichant d'ailleurs clairement leur niveau, leur dangerosité, mais aussi s'ils font partis des Tyran, créatures sauvages aux capacités au-dessus de la moyenne. Mine de rien avec ses designs à la fois cohérents et très variés, Xenoblade Chronicles X fait presque mieux que les derniers Monster Hunter. En particulier du coté des des combats, toujours aussi fluides, dynamiques et en temps réel reposant sur des attaques automatiques, quelques commandes d'équipes et surtout le bon choix des techniques spéciales (les arts) en fonctions de la position de l'ennemis, la distance et les actions de ses compagnons d'armes. Ultra prenants et donc constamment renouvelées, les combats profitent pleinement des copieuses possibilités de spécialisation des personnages. En fonction de leur rang et de leur classe, ces derniers voient ainsi apparaitre de nouvelles techniques au fur et à mesure des montées de niveaux, et doivent choisir celles qui seront usitées et bonifiées. Même sensation vertigineuse du coté de l'équipement et des armes, où les pièces sont interchangeables (et apparaissent à l'écran in game au passage) et permettent vraiment de se faire une troupe à son image, tactique et équilibrée... ou pas. Et si les spécialistes n'en ont pas assez, ils peuvent toujours investir dans une entreprise de la citée pour les aider à mettre au point de nouveaux items. La tache est immense, la colonisation ardue, et l'arrivée, tardive (plus d'une trentaine d'heures d'attente) des Skell relance encore l'attrait d'un soft qui n'en manque pas. De superbes méchas, là encore personnalisables à l'envie, qui vont permettre de s'attaquer aux bestiaux les plus imposants de Mira, voir même encore un peu plus tard de parcourir librement la carte gigantesque en volant. Si ces robots, transformables, coûtent une fortune en pièces et réparations, ils sont bien entendu l'un des arguments les plus reluisants de Xenoblade Chronicles X.

 

les grands explorateurs


Avec tout cela, on en oublierait presque de remarquer les petits défauts qui frappent le jeu. Une construction éclatée qui empêche de véritablement s'attacher à des personnages bien moins charismatiques que le titre Wii, des informations textuelles en patte de mouche un peu gonflants pour les dialogues, des aller-retour incessants et surtout une narration qui met du temps, beaucoup de temps, à démarrer vraiment. Largement inspiré par la trilogie Mass Effect, Monolith a ici clairement fait le choix d'un RPG en monde ouvert qui ne s'effeuillera qu'en fonction des choix et de l'implication du joueur, mais aussi possiblement de sa collaboration avec d'autres joueurs connectés en ligne. Un serveur dans la caserne est réservé à cette option, permettant d'entrer dans une escouade afin de partir en mission dangereuse à plusieurs (avec boss optionnels), d'échanger des informations et du matériel mais aussi d'aider ou de recevoir de l'aide temporairement. En fait, devant toutes ces possibilités et la sensation constante d'un monde en continuelle mutation, le joueur peut se sentir perdu. Aucun doute que c'est là en partie la volonté de l'équipe de Koh Kojima, ancien scénariste de Baten Kaitos Origins (ce qui n'est pas rien) : installer à l'écran un univers époustouflant, profond et sublime, mais surtout à la logique interne cohérente et crédible. A l'instar d'ailleurs de la nouvelle bande originale de Hiroyuki Sawano (Mobile Suit Gundma Unicorn) alternant la dub rock électrique en zone urbaine, avec des élans plus épiques et orchestraux dans le grand extérieur.

 

S'affirmant qui plus est comme l'un des plus beau titres de la Wii U, Xenoblade Chronicles X est une aventure dont on va avoir du mal à revenir.

Nathanaël Bouton-Drouard


















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Clairement Monolith et Nintendo savaient qu'ils jouaient leur crédibilité avec ce nouvel épisode Xeno, et n'ont presque rien raté. Pour le presque il s'agit bien évidemment des designs des personnages, étonnamment peu charismatiques et aux contours "anime" souvent bien fades. Pour le reste, c'est un véritable déploiement de précision dans la caractérisation des éléments mécaniques, des bâtiments aux Skells, mais aussi de la restitution complexe d'une nature florissante. Le bestiaire est superbe et varié, les passages foisonnants de détails et assurant même une profondeur impressionnante pour la machine Nintendo, tandis que les variations atmosphériques viennent apporter encore un soupçon de crédibilité supplémentaire. Quelques clippings, inhérents à ce genre de dispositif et de longs chargements viennent parfois empiéter sur l'immersion, mais cela reste peu cher payé quand on voit le résultat.

 
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