DISSIDIA : FINAL FANTASY
Japon - 2009
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Genre : RPG
Musique : Takeharu Ishimoto
Développeur : Square-Enix
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Square-Enix
Date de sortie : 5 septembre 2009
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Dans la guerre éternelle entre Cosmos et Chaos, l’ordre et le Chaos, les deux entités font appel à des champions pour lutter sous leur bannière.
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Baston fantaisiste

 

Nul besoin de rappeler combien était attendu le premier jeu de baston mettant en scène les héros de la saga Final Fantasy, Dissidia. Square Enix s'était déjà attaqué à ce genre avec divers jeux n'ayant que peu convaincu (notamment Ergheiz) et, en mettant dans la balance sa franchise culte, n'a pas réellement le droit à l'erreur. 


Mais qui dit Square Enix dit baston pas tout à fait classique. Il suffit de brièvement se pencher sur le système de combat pour considérer que l'approche sort de l'ordinaire. Deux types d'attaque, de Bravoure et de Points de Vie, sont ainsi disponibles ; il convient de faire grimper sa propre Bravoure via les attaques adéquates et, ce faisant, de baisser celle de l'ennemi, avant de lancer une attaque de Points de Vie. Les dégâts de celle-ci seront liés à la Bravoure accumulée, laquelle tombera alors à zéro. A première vue, cela rajoute un fond de stratégie léger : mieux vaut-il thésauriser pour achever l'adversaire d'une attaque ou lancer de multiples assauts de faible envergure ? Mais il suffit de rajouter la possibilité de plonger l'adversaire en syncope en faisant tomber sa Bravoure à zéro (ce qui permet de gagner l'ensemble de la Bravoure du champ de bataille), des barres se remplissant selon certaines conditions pour changer de forme de combat (une sorte de mode « furie »), etc., et on s'aperçoit rapidement que, sous ses dehors de jeu de baston, Dissidia possède une forte facette stratégique.

 

Combat ou RPG ?


Tant et si bien que la question de ce que Dissidia est, au cœur de son système, se pose rapidement : jeu de baston ou RPG ? Et la réponse est simple : les deux, tout simplement ! Car si la partie baston possède différentes lacunes - un rythme quelquefois un peu lent, une gestion de la caméra peu évidente en espaces confinés, par exemple -, le jeu compense cette faiblesse par la richesse infinie de son contenu. Outre vingt-deux personnages à jouer, ceux-ci ont la possibilité de gagner des niveaux (100 au total, dans la plus pure approche RPG), de s'équiper d'armes et d'armures, d'accessoires qui se créent sous certaines conditions en combat, d'utiliser des invocations en combat, et ainsi de suite ! Cette facette du jeu est clairement son point fort, l'envie de « faire un combat de plus » pour passer enfin au niveau à laquelle sera accessible telle nouvelle technique de combat poussant toujours plus le joueur. On se retrouve quelquefois un peu perdu devant la quantité hallucinante de bonus à débloquer (galeries, musiques, avatars, etc.), d'avantages à découvrir, les nombreux modes de jeu, et c'est sans doute en ces points que se définissent le mieux la force et la faiblesse de Dissidia.

Apprentissage

Car Dissidia n'est pas un jeu qui s'apprivoise en une poignée d'heures. Outre les découvertes des différents personnages via le mode scénario, il convient de grimper en niveau pour acquérir l'ensemble des techniques de combat ; c'est aussi ainsi que l'on peut déterminer les forces et les faiblesses de chaque héros (ou bad guy). Cela prend du temps, tout comme d'appréhender les différentes subtilités du jeu, qui peut à différents moments être terriblement frustrant, le temps de l'apprentissage nécessaire. Ce n'est au final qu'au bout d'une dizaine d'heures de jeu que Dissidia commence à dévoiler tout son intérêt et son potentiel. Et même si l'aspect RPG motive, il n'en reste pas moins que l'envie de lâcher la console et de ranger le jeu peut naître chez le joueur qui trouve le temps d'apprentissage trop long.

Malgré tout, grâce à l'évident impact nostalgique, on passera outre les petits défauts (déséquilibres relatifs de puissance entre les différents protagonistes, côté un peu fastidieux des gains de niveaux, choix de personnages qui ne conviendra pas forcément à tous, première moitié du scénario peu passionnant), et on se concentrera sur la richesse presque infinie du jeu. Ce dernier propose une expérience qui pousse à en profiter encore et toujours, peut-être même jusqu'à en avoir eu un peu trop. Mais c'est alors qu'on regarde l'heure et qu'on constate qu'on a passé quatre heures à récolter des matériaux pour avoir l'arme de ses rêves, et qu'il est l'heure de poser sa console.
Dimitri Pawlowski

 

 

 

 

 

 

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N'y allons pas par quatre chemins : Dissidia est un des jeux les plus impressionnants de la PSP. Personnages détaillés, animations riches, effets de lumières impressionnants, il faut aller chercher du côté un peu vide de certains décors pour pouvoir émettre une critique, mais celle-ci sera atténuée par les possibilités de détruire des bouts de ceux-ci ! Les cut-scenes avec le moteur du jeu sont impressionnantes, et les quelques cinématiques rappellent combien Square Enix maîtrise celles-ci, que ce soit d'un point de vue technique ou de la mise en scène. Malgré certains aspects peu évidents à appréhender au premier contact, la maniabilité reste performante, même si le stick analogique peut souffrir sous des pouces un peu agressifs. Enfin, d'un point de vue musical, les reprises musclées de nombreux thèmes de combat de la saga Final Fantasy s'avèrent réjouissantes, tout comme les autres reprises ainsi que la majorité des morceaux inédits. Un tour de force, ou pas loin.

 

 

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