SAMURAI WARRIORS : SPIRIT OF SANADA
Sengoku Musô Sanada Maru - Japon - 2016
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »
Image de « Samurai Warriors : Spirit Of Sanada »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : Omega Force
Durée : élevée
Langue : texte anglais / voix japonaises
Distributeur : Tecmo Koei
Date de sortie : 26 mai 2017
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Samurai Warriors : Spirit Of Sanada »
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LE PITCH
Plongé au cœur d’innombrables conflits, le clan Sanada doit sa survie à la bienveillance des Takeda. Mais lorsque le dernier représentant de cette famille vient à disparaître, Masayuki Sanada va déployer tout son génie tactique pour protéger les siens.
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Ma famille d'abord

2015 a marqué le 400e anniversaire du Siège d'Osaka, l'une des nombreuses batailles qui a opposé le shogunat Tokugawa au clan Toyotomi. C'est aussi l'évènement qui a fait entrer Yukimura Sanada dans la légende, lorsqu'il a tenu tête à l'armée du Shogun, mettant fin à la campagne d'hiver.

Cet anniversaire est ainsi un nouveau prétexte pour revisiter l'ère Sengoku, une période charnière de l'histoire japonaise. Ce spin-off dédié au destin du clan Sanada peut toutefois faire doublon avec Samurai Warriors 4 qui laissait déjà la part belle aux deux frères Yukimura et Nobuyuki. Mais ce nouveau volet remonte un peu plus tôt dans la chronologie des évènements en relatant les débuts de leur père, Masayuki Sanada, et en cherchant à être plus fidèle à la vérité historique, même si le tout demeure très romancé. Spirit Of Sanada met d'ailleurs l'accent sur la narration à grand renfort de scènes cinématiques et de dialogues, parfois optionnels, pour plonger le joueur au cœur des intrigues militaires et politiques à l'origine du contexte instable de l'époque. On retrouve même le glossaire des volets précédents enrichis de nombreuses entrées supplémentaires pour s'y retrouver entre les différents acteurs et leurs familles respectives ainsi que les nombreux termes techniques. Enfin, si la mise en scène toujours très austère des cut-scenes est loin de faciliter l'immersion, les joueurs sensibles à la thématique traitée ici devraient tout de même se laisser emporter par l'envie d'en savoir plus.

 

oyakata-samaaaaa !!!!


Côté jeu, l'équipe d'Omega Force a tenté d'apporté un peu de nouveauté à leur formule. Spirit Of Sanada propose naturellement les batailles à un contre mille qui a fait sa renommée depuis des lustres et s'appuie sur le système de Samurai Warriors 4 : on retrouve donc les Hyper Attacks qui rendent cet épisode particulièrement dynamique, ainsi que la charge spirituelle qui permet de prolonger un enchaînement ou de passer à travers la garde d'un officier. Le système de Rage a en revanche été légèrement modifié puisque l'on peut maintenir celle-ci quelques secondes supplémentaires en éliminant suffisamment d'ennemis dans le temps imparti. Mais c'est surtout la progression globale dans le jeu qui a été revue. Entre les niveaux classiques, on prend en effet part à des phases d'exploration qui servent généralement de transition d'un chapitre à l'autre, lorsque l'un des protagonistes voyage vers une nouvelle région. Les zones ainsi traversées peuvent ensuite être revisitée ultérieurement pour remplir des missions secondaires ou obtenir divers matériaux pour son équipement. Ces nouvelles phases de jeu, couplées à l'aspect plus cinématique évoqué plus tôt, a néanmoins tendance à casser le rythme, puisque l'on se retrouve à crapahuter dans des zones vides sans grand intérêt. On peut également citer les missions qui incluent de la pseudo-infiltration plutôt mal venue dans ce genre de jeu, et on se retrouve alors avec un titre qui peut ponctuellement se montrer ennuyeux, voire frustrant.

Mais si la nouvelle formule ne se montre pas réussie à tous les niveaux, Spirit Of Sanada conserve toutefois l'énergie de Samurai Warriors 4 qui en fait l'un des tous meilleurs jeux de la gamme Musô, tout en montrant l'ère Sengoku sous un jour nouveau en ajoutant un peu plus d'authenticité. Et puis, on ne pas va pas reprocher à Omega Force de tenter d'innover, quand même.

Benoit Barny










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Plus on avance dans le temps et plus il est difficile de défendre la réalisation peu engageante des Musô. Pourtant, il faut reconnaître que les modèles des personnages principaux ont encore bénéficié de tous les soins ; les développeurs ont même intégré la gestion du temps qui passe, certaines missions démarrant de nuit pour se terminer à l'aube, ou inversement. Mais, si cela fait son petit effet dans le cœur de l'action, on n'en oublie pas pour autant les textures assez pauvres des environnements, les animations particulièrement rigides, notamment lors des cut-scenes ou encore les quelques chutes de frame rate. Le moteur ne fait que toussoter en de rares occasions, mais cela suffit à faire tâche au regard de ce qui est affiché.

 
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