METROID: SAMUS RETURNS
Japon / Espagne - 1991/2017
Image plateforme « Nintendo 3DS »Image plateforme « New 3DS »
Image de « Metroid: Samus Returns »
Genre : Aventure
Musique : Daisuke Matsuoka
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 15 septembre 2017
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Metroid: Samus Returns »
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LE PITCH
Incarnez la chasseuse de primes Samus Aran et bravez les territoires hostiles d'une planète inconnue grouillant de créatures malveillantes. Votre mission ? Anéantir la menace métroïde.
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La revanche d'une blonde

Un peu trop habitué aux FPS ces dernières années, Metroid revient à la formule initiale avec un remake total du second opus... sorti en 1991 sur une certaine Gameboy en noir et blanc. Forcément entre celle-ci et la 3DS d'aujourd'hui, il y a un sacré fossé !

Du coup l'apparition d'une nouvelle version du soft ne parait pas incongrue et ne tournera pas au simple brossage cosmétique. D'une certaine façon tout est à refaire tant les qualités d'affichage et les possibilités de gameplay n'ont plus rien à voir. Pas bête, Nintendo est alors directement cherché du coté des espagnols de Mercury Steam qui avaient déjà proposé leur Metroid-like sur portable avec un Castlevania Lord of Shadow : Mirror of Fate aux mécaniques rétros et à l'habillage 3D. Un moteur graphique que l'on retrouve ici presque tel quel, avec un jeu identique sur la profondeur (pour une fois le relief est brillamment utilisé), mais aussi sur la construction non linéaire d'une map parsemée de passages secrets et de trésors cachés. Et ce, jusque dans les rares effets de mise en scène d'ailleurs. Principale nouveauté de Samus Returns, un contre à manier avec timing qui se révèle indispensable dans le moindre combat pour affaiblir l'ennemis, et qui n'est qu'une variation d'une attaque de l'autre soft.

 

atterrissage forcé


Une idée par inintéressante cependant, qui ajoute un peu de tension dans les nombreux affrontements contre les bestioles peu ragoutantes qui habitent les tunnels de la planète SR388, mais qui du même mouvement ralentit massivement l'avancée et l'exploration. Heureusement les autres nouveautés du programme ne déçoivent jamais avec un scanner pour visionner les zones cachées de la map, un bouclier, un tir en rafale ou un ralentissement du temps, le tout paramétrable et accessible via l'écran tactile, développent largement le gameplay du soft tout en lui offrant une plus ample dimension. Car mine de rien, si Metroid: Samus Return mise sur un nouvel habillage et un déluge de surprise dans sa découverte et sa structure, il préserve coûte que coûte cette sensation âpre d'un challenge à l'ancienne, obligeant à revenir sur ses pas pour retrouver un passage jusque-là fermé ou inaccessible, poussant à une véritable évolution des capacités pour se sentir mieux armé face à des ennemis des plus voraces. Franchement efficace, assez accrocheur dans sa montée en puissance, finalement ce reboot 3DS n'a perdu qu'une seule chose dans l'opération : une ambiance autrefois oppressante, aussi radieuse et relaxante qu'un voyage sur la planète d'Alien. Des sensations dues à l'épure obligatoire d'un titre sur Gameboy (ou Nes), que Mercury Steam habille désormais des atours d'un space opera plus coloré, plus luxueux, avec ses amorces de civilisation perdues et de salles spectaculaires. Comment ça vieux con ?

Nathanaël Bouton-Drouard








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Question de sensibilité, là où certains regretteront toujours la bonne vieille et élégantes 2D (aaah Dracula X....) idéale il nous semble pour ce genre d'expériences action / exploration, Metroid Samus Returns opte plus commercialement pour une construction latérale mais avec un moteur 3D. Là encore, on reconnait les traces du Castlevania développé en 2013 par la même équipe, mais avec des améliorations notables autant dans la finesse des modélisations, les détails opulents des décors et de leur profondeur, que dans les textures variées et parfaitement dessinées. Le titre a vraiment une jolie gueule, et installe une certaine finesse dans son affichage que vient relayer une bande son plutôt pêchue composée de reprise de thèmes culte, mais pas que.

 
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