JUST CAUSE 4
Suède - 2018
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Image de « Just Cause 4 »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : Avalanche Studios
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Square-Enix
Date de sortie : 4 décembre 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Just Cause 4 »
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LE PITCH
Rico Rodrigues est à nouveau aux prises avec la Main Noire, organisation terroriste qui s’est emparée d’une arme capable de déclencher des catastrophes naturelles à volonté. Le super agent espère aussi en apprendre plus sur le décès mystérieux de son père au cours de ses investigations.
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Rico le cascadeur

Née en 2006, la série Just Cause est parvenue à se faire une jolie place dans le monde des jeux d'action à monde ouvert. Mais pour cela, il aura fallu attendre le second épisode paru quatre ans plus tard, corrigeant de nombreuses erreurs de jeunesse. Malheureusement, Just Cause 4 n'est pas l'épisode de la maturité.

Si Just Cause a pu tirer son épingle du jeu face à la concurrence acharnée qui existe dans son genre, c'est certainement grâce à son orientation décomplexée. L'histoire de chaque épisode est surtout un prétexte idéal pour laisser Rico Rodriguez, son héros emblématique, semer le chaos en plein cœur d'une petite île ensoleillée. Ile qui abrite généralement une dictature à faire tomber pour le bien de son peuple et du monde libre. Tous les moyens sont alors permis et Rico n'hésite pas à en profiter : dans cette optique, chaque jeu offre une large somme d'interactions possibles, entre les bâtiments destructibles, les engins de toutes sortes à emprunter sans contraintes, les innombrables armes de destructions plus ou moins massives et surtout le grappin qui octroie au protagoniste une grande mobilité. Avec toutes ces options disponibles, le joueur a alors toute latitude pour remplir sa mission. Mais de là à oublier son objectif principal pour se laisser aller à des expériences saugrenue, il n'y a qu'un pas qu'il est bien trop tentant de franchir lorsque l'on possède une imagination débordante.

 

pas de vacances pour les rebelles


C'est d'ailleurs dans ces moments de bravoure, confinant souvent à l'absurde, que Just Cause 4 dévoile toute sa saveur. Malgré sa réalisation loin des standards actuels, ce quatrième volet ne fait pas exception, grâce à un moteur physique qui se montre relativement performant la plupart du temps. Ainsi, agripper n'importe quel véhicule à la volée, emprunter un engin volant pour se jeter en chute libre au sommet d'un building, faire exploser un balcon sous les pieds de mercenaires menaçants à coups de lance-roquettes... tout cela semble possible, et même plus encore grâce à l'une des principales nouveautés de cette suite. En effet, il est désormais possible de personnaliser son grappin à l'aide de différents modules acquis au cours de l'aventure. On peut par exemple coller un ballon gonflable, à la manière du Fulton de Metal Gear Solid 5, ou des réacteurs à n'importe quel objet afin de se dégager la voie. On peut également modifier à loisir certaines de ses caractéristiques, comme la vitesse de rétractation, en fonction de la situation.

 

juste fais-le


Semer le chaos peut alors procurer un plaisir aussi malsain que jouissif tant les possibilités sont nombreuses. Il est toutefois regrettable que les choses soient bien moins divertissantes lorsque l'on veut rester dans les clous pour faire avancer l'intrigue. Si l'histoire de niveau série B n'est pas à prendre au sérieux, elle a parfois le défaut de se montrer trop envahissante en imposant des séquences sans intérêt véritable. De la même manière, le système de guérilla, avec les fronts rebelles à faire progresser apporte une certaine profondeur au jeu ; mais son intégration un peu confuse rend sa gestion un peu laborieuse. Tout cela rend la tentation d'abandonner sa mission pour simplement profiter de ce bac à sable géant. Bien sûr, ce genre d'usage a son public et beaucoup devraient y trouver leur compte. Mais les joueurs qui en attendent un peu plus risquent de déposer les armes avant d'avoir vu la fin de l'aventure.

Benoit Barny










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Just Cause 4 a rapidement soulevé maintes critiques à cause de son aspect visuel dépassé. Pour cause, les scintillements et les contours loin d'êtres lisses font tâche lorsque l'on se permet une comparaison avec les plus gros triple A du moment. Pourtant, ces faiblesses techniques ne nuisent pas forcément au plaisir de jeu dans la mesure où les développeurs ont pu corriger une bonne partie des problèmes de collision et de moteurs physiques via des patchs. Alors, si l'on ne recherche pas forcément la fameuse claque graphique (ni une aventure passionnante et un scénario captivant), mais simplement un défouloir décomplexé, la réalisation reste un obstacle mineur, finalement. Mais pour un public plus exigeant, c'est une raison plus de le laisser sur le bord de la route pour se consacrer à une production plus engageante.

 
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