ETRIAN ODYSSEY NEXUS
Sekaiju no Meikyuu X - Japon - 2018
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Etrian Odyssey Nexus »
Genre : RPG
Musique : Yuzo Koshiro
Développeur : Atlus
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : Deep Silver
Date de sortie : 5 février 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Etrian Odyssey Nexus »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Créez et personnalisez des personnages issus des 19 classes jouables, arpentez les labyrinthes de Lemuria et affrontez ses dangereuses créatures avec votre groupe ! Avec la possibilité de choisir entre quatre niveaux de difficulté et de tracer automatiquement vos cartes, les débutants comme les vétérans trouveront leur compte dans cette fantastique histoire originale.
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Dixième épisode d'une prolifique saga et dernière mouture pensée pour la 3DS, Etrian Odyssey Nexus était attendu par les amateurs de RPG robuste comme un final époustouflant et innovant. Il va falloir revoir ses espoirs à la baisse, mais heureusement le titre reste un chapitre plutôt solide.

Pas si évident pour un studio de réussir à renouveler une recette qu'il exploite depuis maintenant un peu plus de dix ans, surtout quand celle-ci est aussi restreinte et précise que celle d'Etrian Odyssey. Du RPG à l'ancienne, obligeant les joueurs à tracer eux même leurs cartes et différentes informations sur l'écran tactile, à décortiquer chacune des spécificités des classes proposées, à collectionner les items rares, tout cela au service d'un univers certes très agréable mais clairement dénué de toute implication scénaristique. Ici on sauve le monde certes, mais on explore surtout, encore et toujours. L'astuce alors pour Atlus est de jouer avec les différentes jauges à appuyant plus ou moins fortement sur les qualités appréciées par les joueurs. Avec son double anniversaire, Etrian Odyssey Nexus a donc parfois des petits airs de compilation généreuse, signant le retour du compositeur historique Yuzo Koshiro, tissant quelques références aux anciens épisodes au grés des dialogues, proposant d'anciens environnements légèrement redessinés et piochant concepts et petits éléments dans les célèbres ancêtres. Voici donc 18 classes approuvées, complétées par l'inédit et équilibré Héros, avec en outre la capacité d'invoquer des sortes d'écho de ses actions précédentes. Chacune de celles-ci donnent l'opportunité à mi parcours au jouer de choisir un embranchement donnant accès à de nouvelles capacités secondaires. Sobre. Efficace.

 

par le pouvoir du stylet ancestral !


Sauf que bien entendu l'équipe active ne peut être composée que de cinq personnages (toujours un peu personnalisables), avec une réserve qui reste au village atteignant la soixantaine. De quoi faire chauffer les neurones devant des possibilités d'équipes franchement imposantes, avec une recherche constante des meilleures complémentarités et enchainements. Ces derniers sont d'ailleurs primordiaux car, si on peut noter une légère baisse de difficulté, le soft reste tout de même toujours aussi punitif, et les combats où le choix des actions se fait avant le début de chaque tour (et non pendant l'action) ne tolère pas l'erreur ou le mauvais timing. Une réalité d'autant plus tranchée devant les boss ou ces satanés FOE, créatures plus résistantes (voir indestructibles) qui parcourrent les salles des différents labyrinthes en suivant un parcours ou une logique à découvrir. Rien de grandement surprenant, les connaisseurs se sentent à la maison, mais on notera là aussi un effort évident d'Atlus quand à la réorganisation de la map générale. Ici pas de gigantesque immeuble que l'on déflore d'étages en étages, mais bien un environnement étendus ou l'équipe à accès à quatorze labyrinthes complets et élargis par un double niveaux, et dix autres optionnels plus réduits en étendue mais largement plus corsés. Sans aucun doute l'Etrian Odyssey à la durée de vie la plus généreuse (on dépasse la centaine d'heure tout de même), mais comme pour les précédents rien n'est vraiment fait à l'attention des curieux. Nexus est à nouveau un dungeon-crawler réservé à un public de niche, qui pour le coup regrettera juste l'absence de vraie surprise.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Même si la très jolie cinématique d'ouverture et les différentes vidéos diffusées sur le net ont tenté de nous vendre du rêve, Etrian Odyssey Nexus reste fermement attaché à son modèle économique plutôt... économe. Les environnements en 3D, toujours vu à la première personne, sont agréables et sobrement modélisés, mais n'impressionnent jamais vraiment, tout comme les ennemis, tandis que la troupe de héros, affiché uniquement par des arts 2D repose uniquement sur leur jolis designs mangas. Quelques efforts sont faits tout de même sur les textures, plus fines qu'autrefois, sur les «dessins» d'arrière-plans et bien entendu sur une bande originale qui s'efforce d'éviter les redondances.

 
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