WONDER BOY: THE DRAGON’S TRAP
France - 2017
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Genre : Action
Développeur : Lizardcube
Durée : faible
Langue : Français, anglais
Distributeur : DotEmu
Date de sortie : 13 février 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Wonder Boy: The Dragon’s Trap »
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LE PITCH
Après avoir vaincu Méka Dragon, Book pensait que sa quête était enfin terminée. Mais non ! Transformé in extremis en homme lézard avant que le monstre n’expire enfin, une nouvelle aventure commence, à la recherche de l’antidote capable de lui redonner sa véritable apparence.
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Le carnaval des animaux

Boum du marché des bartops (bornes d'arcade), sorties successives de plusieurs consoles vintage en version mini (la Nes, la Snes, la PSOne et sûrement bientôt d'autres), une des tendances actuelles du jeu vidéo semble plus que jamais tournée vers le passé. A cela vient s'ajouter, depuis quelques temps déjà, le remake de titres qui ont marqué l'histoire du 10ème art et disponibles, pour la plupart, sur les stores des différentes consoles de dernière génération. Pour quelques euros seulement, le nostalgique (ou le curieux) a la possibilité de retrouver les sensations de ces titres qui ont marqué son enfance. Surfant sur la vague, les Français de LizardCube décident, l'année dernière, de faire revivre une des franchises les plus emblématiques de la Master System : Wonder Boy. Non seulement l'idée était bonne mais le résultat final dépasse toutes les espérances.

En 1989, en pleine consécration de sa toute première console de salon (la Master System), Sega voit arriver dans son catalogue les créations du jeune créateur japonais Ryuichi Nishizawa. Après un succès fulgurant sur borne d'arcade, Book, son petit personnage aventurier, a bientôt les honneurs du célèbre boîtier à grands carreaux. Wonder Boy, puis Wonder Boy in Monster Land, sont deux succès foudroyants. Sur le principe, très en vogue à l'époque, du jeu de plateformes (Super Mario sort sur NES quatre ans auparavant), le joueur dirige un jeune garçon dans une quête d'heroic fantasy qui emprunte évidemment son système de jeu au célèbre plombier mais y ajoute un saupoudrage RPG bienvenu. En trouvant (ou achetant) des items découverts au fur et à mesure de son voyage, Book a la possibilité de changer ses caractéristiques. Telle épée sera plus efficace sur tel monstre, telle chaussure lui permettra d'effectuer de plus grands sauts... Un concept qui va être développé encore un peu plus dans son troisième opus : Wonder Boy III : The Dragon's Trap. Commençant là où se terminait sa quête précédente, Book doit partir à la recherche d'un antidote capable de lui redonner sa forme humaine. Le joueur dirige donc tout d'abord le personnage sous la forme d'un homme lézard, qui deviendra ensuite un homme souris, un homme poisson, etc... Chaque nouvelle forme proposant ni plus ni moins que de diriger un nouveau héros, aux caractéristiques différentes et pour qui l'utilisation de chaque item trouvé ou acheté au fil de ses pérégrinations peut changer du tout au tout. Un concept véritablement révolutionnaire pour l'époque, qui explique le succès du titre et l'aura nostalgique qui n'a jamais cessé de grandir autour de lui et ce, même si la franchise semble condamnée à vivre dans l'ombre des tuyaux du gros moustachu.

 

by the book


Sur une telle base, il semble impossible que la volonté de proposer aujourd'hui un remake de The Dragon's Trap puisse être vouée à l'échec. Pourtant, les petits gars de LizardCube ne s'en sont pas contentés. Conscients que l'aura d'un tel titre peut leur être hautement profitable, les jeunes développeurs (dont c'est le premier jeu!) n'ont pas ménagé leur peine et profité de l'aubaine pour déployer un arsenal d'impressionnants talents autour de l'objet.
Première claque : graphiquement, c'est sublime ! Les pixels et les personnages mal définis de l'époque, ont cédé la place à un graphisme d'une finesse à coupé le souffle, désormais plus proche d'un animé que d'un simple jeu de plateformes. Les couleurs, aux tons pastel très doux, sont un régal pour les yeux et l'on se surprend parfois à prendre quelques coups facilement évitables à cause de la beauté des écrans qui s'offrent à nous.
Mais le tour de force ne s'arrête pas là. Egaré dans le système de jeu, la jouabilité et la quête qui s'offre à nous, on a peut être parfois tendance à oublier que le jeu vidéo, c'est aussi une musique. Sur ce point, les développeurs sont allés loin, très loin. Ne se contentant pas de réécrire tout simplement la musique 8 bits de l'époque, les développeurs ont confié la réécriture de ses thèmes à un véritable compositeur qui, durant de longues phases d'enregistrement (disponibles en bonus à débloquer dans le jeu), a donné à de nombreux musiciens (et donc nombreux instruments) l'occasion de s'exprimer. Un résultat lui aussi de toute beauté qui participe à transporter le joueur dans un univers autrefois connu mais qui propose une réelle nouvelle expérience totalement inédite.

C'est donc un véritable travail de fan pour les fans que l'équipe de LizardCube a accompli.
Et comme si cela ne suffisait pas, les jeunes entrepreneurs ont poussé l'idée jusqu'à son paroxysme en offrant au jeu (depuis quelques mois) les honneurs d'un support physique (ô combien important pour les gamers de l'époque!) qui propose, derrière une magnifique jaquette réversible, un livret couleurs reprenant les graphismes du jeu, un porte-clé à l'effigie de l'homme lézard et, surtout, un mini cd comprenant toutes les musiques du jeu.
Un travail titanesque donc, à la qualité irréprochable, qui donne une sacrée première carte de visite à ces jeunes développeurs français dont on devrait rapidement réentendre parler au vu de leur nouveau projet : Streets of Rage 4, dont le premier trailer, évidemment très prometteur, commence déjà à faire parler de lui sur la toile.

Laurent Valentin














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Derrière ses graphismes magnifiques et sa musique légère et virevoltante, Wonder Boy : The Dragon's Trap propose en plus une belle expérience de jeu, qui repose sur les grands principes de base du titre d'époque (un quatuor de boutons suffit à accomplir tous les mouvements du personnage) en y apposant des animations fluides et une jouabilité sans faille. Pour les nostalgiques des pixels, les développeurs ont poussé le vice jusqu'à proposer en plus la possibilité de jouer avec les graphismes d'époque (mais autant dire qu'on n'y reste que quelques secondes). Et quant à la durée de vie du titre, elle est la même qu'à l'époque, sans aucun doute courte, mais intense. Mais comme le dit l'adage, c'est la route qui compte, pas la destination.

 
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