GOD EATER 3
Japon - 2018
Image plateforme « Playstation 4 »
Image de « God Eater 3  »
Genre : RPG
Musique : Go Shiina
Développeur : Namco Bandai
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Namco Bandai
Date de sortie : 8 février 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « God Eater 3  »
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site officiel
LE PITCH
Notre civilisation vit des heures bien sombres… Dans un futur proche, des formes de vie dont l’origine est inconnue, les « Oracle Cells », phagocytent toutes les espèces vivantes, ne laissant derrière elles que ruine et désolation, et évoluant en de véritables dieux de la destruction, les Aragami. Vingt ans plus tard, la recherche scientifique parvient enfin à inoculer ces mêmes oracle cells dans des corps humains, transformant les cobayes en armes surpuissantes : les God Eater, qui...
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God Eater 3, à l'instar de toute la saga Monster Hunter, est un jeu à la limite du bac à sable, tant chaque titre regorge d'options et de possibilités. Le joueur y incarne un God Eater, chargé malgré lui de nettoyer l'environnement, complètement corrompu, des «Oracle Cells», créatures effrayantes ayant causé en grande partie l'extinction de l'humanité. Tout un programme !

Comme son concurrent Monster Hunter, God Eater 3 propose une expérience de jeu qui peut sembler rugueuse, brutale, et aussi assez intimidante : dès les premières secondes, le joueur est écrasé sous les possibilités, armes, configurations, à un point tel que le glossaire, particulièrement touffu, ne sera pas de trop. En effet, malgré son aspect un peu repoussant aux premiers abords, God Eater 3 se veut être le jeu qui accueillera de nouveaux joueurs dans son giron. Si ces derniers ont le courage de parcourir les très nombreuses lignes de la véritable encyclopédie numérique disponible depuis la cellule du personnage, et saura avoir le courage d'aller au bout de son exploration, alors il aura toutes les clés pour entamer son périple. Cette vérité n'était pas de mise dans les précédents opus, autrement plus difficiles d'accès. Sur ce point comme sur bien d'autres, God Eater 3 innove.

 

configurable à l'excès


On appréciera le degré de liberté laissé au joueur, et ce dès lors de la création de son personnage : les options de personnalisation sont énormes, aussi bien dans le style général que dans les plus menus détails (on va jusqu'à choisir la couleur des reflets de sa chevelure), pour un résultat qui aura toujours fière allure : un bon moyen de prendre en main le titre, et par là-même de s'investir dans un titre demandeur, exigeant. Rapidement, le jour est pris en charge, bien plus que le jeu ne le laisserait penser à première vue. Les premières missions seront en effet de véritables tutoriaux, permettant avec une douceur relative (la difficulté générale reste corsée) de prendre en main son God Eater, véritable machine à tuer, équipé de son God Arc, arme aux multiples configurations, véritable couteau suisse de chasse.

Mais ce qui fait tout le sel de God Eater 3, c'est bien sûr son système de combat, très solide et nerveux. Le joueur un peu distrait risque d'ailleurs de s'y retrouver perdu s'il ne prend pas le temps de bien digérer les phases de tutorial, tant ces dernières sont importantes pour bien saisir la finesse du système. Entre les armes aux usages multiples, capable de passer du mode Corps à Corps au mode Tir d'une pression de bouton, de leur personnalisation complète, des différentes jauges permettant de gérer l'ensemble, et du comportent spécifique des différents adversaires, encore une fois le titre est noyé dans de nombreux choix et techniques, donnant à l'ensemble un aspect un peu difficile d'accès, loin de la tendance casual des dernières années. Intéressant, mais exigeant !

Pierre Perricaudet








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Quel dommage de sentir une telle différence entre travail sur les personnages et pauvreté des décors ! Si le chara design général est génial, aussi bien du côté des God Eater que du côté des créatures divines rencontrées, les arènes dans lesquelles ces derniers évoluent semblent justement tirés des précédents épisodes PS Vita : textures floues et étirées, faible niveau de détail, quitter la plateforme portable Sony aurait dû justement permettre aux équipes de Bandai Namco de pousser bien plus loin le look visuel, qui objectivement s'approche bien plus d'un jeu PS3 que d'un jeu PS4.
C'est d'autant plus dommage que le gameplay, qui a toujours été très rigide et frustrant dans Monster Hunter, est ici une pépite de dynamisme et de nervosité. Gageons que le prochain opus saura corriger cet aspect des choses, et permettre vraiment à God Eater de quitter sa place d'outsider pour vraiment être considéré comme la référence de chasse aux monstres sur console.

 
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