TOM CLANCY’S THE DIVISION 2
Suède - 2019
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Genre : Action
Musique : Ola Strandh
Développeur : Massive Entertainment
Durée : élevée
Langue : Français, anglais…
Distributeur : Ubisoft
Date de sortie : 12 mars 2019
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Sept mois se sont écoulés depuis qu’un virus mortel a frappé la ville de New York ainsi que le reste du monde, paralysant la population. Pour la Division, les enjeux sont plus importants que jamais. Washington D.C. – la ville la plus protégée sur Terre – est en danger, laissant tout le pays au bord de l’effondrement. Si Washington D.C. tombe, alors c’est le pays qui tombe. En tant qu'Agent de la Division sur le terrain depuis sept mois, vous et votre équipe êtes le dernier espoi...
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olympus has fallen

Renouveau de la gamme Tom Clancy si chère à Ubisoft, The Division avait renoué avec une jeu d'action franc et direct, tout en s'engouffrant dans une dystopie aussi crédible qu'anxiogène. Trois ans plus tard et après une succession presque ininterrompue de mises à jour et de peaufinages, The Division 2 vient changer la donne... dans la continuité.

La proximité entre la fin de vie du premier épisode et le lancement du second ressemble un peu à une démarche maladroite de Massive, donnant le bâton pour se faire battre. Clairement dans les grandes lignes, The Division 2 ressemble bien souvent à une version 1.5, une douce évolution d'un concept déjà largement rodé, celui du jeu de tir pour fureteur de loot, où les rapports de force ont considérablement été rééquilibrés. Le plus gros effort de ce coté étant l'amoindrissement de la résistance physique des ennemis (que certains s'amusaient à appeler « sac à PV ») associés à des faiblesses stratégiques bien placées (la ceintures à grenade de certains, un bras peu protégé pour un autre.. ) qui dynamisent clairement les gunfights sous couvert qui pouvaient parfois durer des plombes. Ici les échanges aussi bien en zone ouvertes qu'en arènes ou couloirs fermés, sont on ne peut plus énergiques, tendus et vifs, surtout que l'IA fait preuve d'une initiative impressionnante pour occuper les joueurs tandis que quelques ennemis contournent sur le flanc ou s'apprêtent à balancer des cocktails Molotov bien vicieux. Massive a soigneusement calculé les instincts de son bébé et n'a pas oublié en cours de route de structurer l'ensemble dans un level design très varié, mais surtout toujours à même de multiplie les approches stratégiques. Avec au passage des environnements bien plus diversifiés que dans le premier The Division qui restait essentiellement concentrés sur des bâtiments urbains new yorkais un poil redondants.

 

laissez faire les professionnels


L'arrivée des « agents » dans une ville de Washington assiégée à son tour par des hordes de grands criminels, ne donne pas accès à un nouveau scénario particulièrement pêchu et palpitant mais à au moins le mérite de changer la nature des environnements. Les bâtiments délabrés, les rues plombées de carcasses de voitures répondent toujours présents mais avec cette fois-ci l'adjonction de parcs moins claustros ou de différents intérieurs plus originaux à l'instar des musées de la ville à chaque fois parfaitement utilisés et illustrés. La lumière n'est plus la même non plus. Le premier The Division était écrasé par le froid et le blanc neigeux, ici quelques mois après ces événements, la nature a commencé à reprendre son droit, perçant à travers le bitume, envahissant l'horizon sous un soleil chaleureux... Laissant filtrer une petite note d'espoir bienvenue. C'est l'une des nouvelles orientions de l'opus, avec celle tout aussi appréciables d'un approfondissement des atours empruntés au RPG. La gestion de l'expérience, l'omniprésence du loot avec des tonnes d'item à crafter, la spécialisation de l'agent personnalisé avec le choix de technologie plus ou moins contemporaines (drones, mini-tourelles, mines télécommandées...) inviter largement à créer des teams équilibrées, ne sont que la partie la plus visible de cet ingrédient.

 

la liberté à reconquérir


Le plus subtile restant les liens fluides et logiques qui relient constamment les missions principales avec les enjeux plus secondaires, là encore très variés, et dont l'achèvement des un et des autres multiplient les possibilités suivantes, augmentent l'indépendance et l'autogestion des différents bastions, donnant alors accès autant à de nouveaux équipements, de nouvelles capacités et de nouvelles zones accessibles. Malgré une trame générale franchement peu emballante avec un bel enrobage patriotique comme Tom Clancy en a le secret, The Division 2 est cependant une impressionnante proposition qui trouve toute son évidence en partie multi-joueurs collaborative (le PVP est peu naturel sur ce type de gameplay)... et peut-être plus encore une fois le jeu achevée. Largement mis en avant par la communication d'Ubisoft, « l'après » final est déjà en marche ici avec l'arrivé tonitruante d'une nouvelle faction, les Black Tusks, ultra équipée, qui se sont emparé de l'intégralité des zones libérés. En prend le tout, et on recommence mais avec un angle souvent bien plus tactique, bien plus ardu, quelques forteresses supplémentaires et surtout un post Level 30 qui en plus de donner accès à une spécialisation supplémentaire et son arme dévastatrice, repose désormais sur une augmentation du niveau de l'équipement. La cité n'est pas sortie de la crise, et le joueur n'a aucune raison de ne pas replonger. Maitrisé de bout en bout.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Si on a pu observer dans la première dizaine de jours de jeux quelques soucis techniques bien visibles, mais pas forcément rédhibitoires, l'éditeur a d'ors et déjà repris les choses en mains faisant disparaitre peu à peu les bugs d'affichage ou ceux de fonctionnement au cours d'une grosse mise à jour. Le soft n'est pas parfait, mais il est clairement porté par la solidité habituelle des productions Ubisoft, qui misent gros sur la précision des textures, la fluidité des animations, la stabilité des parties solos ou multi et plus généralement sur une vraie générosité dans les capacités d'affichage. Un rendu franchement plus réjouissant encore avec une machine compatible 4K. Preuve du souci de réalisme des développeurs, le mixage sonore réussit, malgré une bande originale peu mémorable, à jouer constamment sur la dynamique Home Cinema pour appuyer les sensations auditives des différentes armes utilisées, mais aussi surtout pour livrer d'authentiques indices au joueur sur la direction des dangers en cours.

 
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