THE PRINCESS GUIDE
Anata no Shikihime Kyoudoutan - Japon - 2018
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
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Genre : Action
Musique : Inconnu
Développeur : Nippon Ichi Software
Durée : faible
Langue : Anglais, japonais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 29 mars 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « The Princess Guide  »
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site officiel
LE PITCH
Sur une terre ravagée par le chaos et la guerre, une nouvelle menace fait surface. Quatre princesses venues de quatre royaumes différents n’ont maintenant plus d’autre choix que d’apprendre à mener leur peuple vers la victoire. Enseignez-leur l’art de la guerre, et repoussez le mal qui menace de s’emparer du royaume !
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une couronne pour 4

Nouvelle tentative pour l'équipe créatrice des Disgaea de prendre un peu ses distances avec l'univers Tactical RPG qui a fait sa renommé. Malgré ses airs d'Action-RPG, The Princess Guide se tournerait plus volontiers du coté du beat them all fantaisiste s'il ne donnait pas la sensation au joueur de partir un peu seul à la bataille.

Il est toujours un peu décevant de découvrir un nouveau soft développé par Nippon Ichi Software proposé en France sans autre traduction qu'une version anglaise, puisqu'une grande part du charme de leurs jeux provient bien évidemment de leur traitement allumé. Toujours habillé comme un manga girly et fluo aux arts faussement mignons, The Princess Guide dévoile ainsi quatre nouvelles héroïnes on ne peut plus farfelues qu'il va falloir aider à atteindre un but ultime tout à fait personnel. Liliartie, veut défendre son beau pays, Veronica a l'intention de conquérir le monde par les moyens les plus brutaux, Monomaria veut réinstaurer l'honneur de sa famille tandis qu'Alpana prône la paix dans le monde et la bonne cuisine. Toutes dotées d'un caractère décalé, voir bien trempé, elles se lancent bien souvent dans des scénettes comiques improbables et parodiques question de rappeler que le titre ne se prend pas franchement au sérieux. Quatre princesse, cela veut dire aussi des armes dédiées, un gameplay démultiplié et des embranchements scénaristiques originaux... Enfin ça aurait dû puisque nos demoiselles finiront quoi qu'il arrive par se croiser dans des circonstances identiques pour devenir toutes jouables, et que malgré leurs armes respectives, la prise en main sera tristement la même.

 

en direction du pont de l'alma


Une touche pour l'attaque principale, une autre pour l'attaque spéciale, une troisième pour diriger (vaguement) les six soldats en patrouille et les vagues d'ennemis vont se succéder inlassablement dans des arènes resserrées, des couloirs en étaux, pour des enjeux là encore limités au sauvetage d'un allier ou la récupération d'un objet mystérieux. Du beat them all sobrement et simplement, et sans grande imagination, puisque les caractéristiques les plus intéressantes sur le papier (diriger stratégiquement ses acolytes, artefact à conquérir pour s'emparer de ses capacités) finissent toujours pas se révéler vaseux ou incomplet. A l'image des Reliques, soit des pièges qui peuvent être transformés en avantage par le joueur, mais avec des intérêts stratégiques moyens lorsqu'une arme dévastatrice se retrouve coincée dans une zone sans ennemi. Reste les sources de PV qui heureusement viendront sauver la bande de quelques moments bien douloureux puisque si la jauge est relativement concise, il est impossible d'embarquer dans son cabas quelques potions classiques pour se tirer d'un mauvais pas.
Un oubli ou une erreur de jugement ? La question se pose souvent au cours des parties obligeant le joueur à rentrer au bercail en pleine mission pour décocher une nouvelle capacité de l'une de ses demoiselles ou améliorer une nouvelle arme pour la confier à l'un de ses fidèles soldats. Un peu comme si les options hérités du RPG avait été plaquées artificiellement sur un jeu préexistant mais ayant clairement besoin d'un peu plus de matière, de contenu. Une greffe qui ne prend pas franchement et ne peut cacher la redondance de l'action et de l'aventure dans son ensemble. Après deux épisodes de The Witch and The Hundred Knight, The Princess Guide vient confirmer que Nippon Ichi Software semble toujours un peu perdu dès qu'il s'éloigne trop longtemps des Disgaea.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Toujours aussi mignon, les titres de Nippon Ichi Software misent bien plus sur leur approche graphique kawaï, leurs couleurs vives et les musiques délurées que sur des moteurs de jeu à la pointe de la technologie moderne. Sur PS4, le fossé entre The Princess Guide et les canons attendus d'un grand studio sont flagrants tandis que sur Switch la pilule passe tout de suite beaucoup mieux. Les environnements sont sobrement modélisés, les personnages sont dotés d'animations relativement efficaces mais surtout l'ensemble semble constamment enfermé dans des espaces clos interchangeables. Les nombreux effets de lumières, les informations qui envahissent l'écran ne rendent alors pas toujours la lisibilité optimale.

 
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