DEVIL MAY CRY 5
Japon - 2019
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Devil May Cry 5 »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : Capcom
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 8 mars 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Devil May Cry 5 »
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site officiel
LE PITCH
Un soir, Morrison rend une nouvelle visite d’affaire à l’agence Devil May Cry. A cette occasion, il lui présente un certain V qui cherche à empêcher l’avènement d’Urizen, le nouveau roi des démons.
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L'héritage de sparda

Après avoir tenté une expérience surprenante en confiant Devil May Cry, au studio britannique Ninja Theory, Capcom reprend directement en main sa série culte pour un retour aux sources explosif.

Avec sa maniabilité plus accessible, sa direction artistique travaillée et sa narration plus cinématographique, DmC Devil May Cry avait apporté un nouveau souffle à la série. Mais, si cette parenthèse réussie est maintenant refermée pour revenir à l'univers canonique de la série, l'équipe menée par le réalisateur Hideaki Itsuno ne s'est pas privé de glisser de nombreux clins d'œil à ce reboot, que ce soit à travers de nombreux effets de mise en scène ou l'atmosphère très londonienne de Red Grave City, notamment. Même les traits plus réalistes des personnages ont semé le doute auprès du public quant à la participation de Ninja Theory dans l'élaboration de ce nouvel épisode. Mais, une fois la manette en main, on se rend vite compte que l'on est ici revenu aux bases, ou, du moins, à celles instaurées par le troisième volet et approfondies par le quatrième. Ainsi, Nero et Dante retrouvent leurs places de protagonistes, rejoints toutefois par une figure inédite, V. Si les deux premiers se jouent comme dans Devil May Cry 4, à quelques nuances près, le petit nouveau propose un style de combat plutôt original. En effet, bien qu'il ne possède pas la force de ses deux camarades, il compense cela par le pouvoir d'invoquer de puissantes créatures : Griffon, un volatile capable d'attaquer à distance, Shadow, un félin plus prompt à entailler et transpercer les ennemis qui se dressent sur son chemin, et enfin Nightmare, le golem dont la vitesse d'attaque est inversement proportionnelle à la capacité destructrice. Les plus assidus auront, par ailleurs, noté les noms évocateurs de ces trois monstres croisés auparavant dans d'autres circonstances...

 

la substance dans le style


V apporte ainsi un certain renouvellement à ce nouveau DMC, en mettant l'accent sur les déplacements tout en permettant des combinaisons inédites. Mais Nero et Dante ne sont pas eux-mêmes exempts de nouveautés. Après avoir perdu son bras démoniaque, le premier dispose désormais des Devil Breakers, accessoires qui lui confèrent différentes aptitudes, à commencer par les puissantes saisies aperçues dans le volet précédent ; mais bien d'autres aussi, comme la possibilité d'effectuer des accélérations aériennes, ralentir le temps ou même envoyer un missile sur lequel il peut ensuite surfer avec tout le flegme du monde. Couplés à l'usage de son épée Red Queen et de son revolver Blue Rose, ces Devil Breakers ajoutent une couche supplémentaire de possibilités pour des combats encore plus spectaculaires et offrent aux techniciens l'occasion de nouvelles expérimentations. Quant à Dante, son arsenal pléthorique et son style de combat modulable en font un personnage toujours aussi riche en options. D'autant que ses nouveaux joujoux lui permettent toujours plus de folies, entre Cerberus, le fléau glacé à trois branches capable ici de prendre trois formes distinctes, et les nouveautés telles que Cavaliere, la moto-tronçonneuse, ou l'arme baptisée Dr Faust, grâce auquel on peut miser des orbes rouges pour occasionner de lourds dégâts et s'en mettre plein les poches en cas de succès. Ce programme particulièrement copieux paraît alors intimidant au premier abord. Mais, grâce à une maniabilité réactive et un système réglé de façon chirurgicale, il suffit d'un peu de pratique pour déchaîner des combos triple S et prendre un pied monstrueux au cours de cette aventure dantesque.

 

l'action avant tout


Avec Devil May Cry 5, Capcom signe donc l'un des jeux d'action les plus jouissifs qui soient, en offrant aux joueurs tout un monde de possibilité et, surtout une véritable maîtrise de ce qu'il se passe à l'écran. Néanmoins, un public qui cherche un peu plus que cela dans un jeu vidéo aura du mal à ne pas soulever quelques écueils, à commencer par l'écriture. Il est, en effet, difficile de ne pas être déçu par ce final assez prévisible, ces révélations trop vite expédiées ou ces dialogues qui tombent souvent dans la facilité, malgré quelques répliques parfois savoureuses. On peut, en outre, regretter que les designers n'ait pas pu montrer un peu plus d'inspiration dans les environnements, point fort justement du reboot signé Ninja Theory qui brillait par sa variété et son audace. Enfin, reléguer les personnages féminins à un rôle aussi secondaire à beaucoup de mal à passer à une époque où le jeu vidéo cherche à se montrer plus inclusif. Il ne reste, alors qu'à espérer que Trish et Lady puissent retrouver la place qu'elles méritent en une autre occasion... Mais, quoiqu'il arrive, DMC5 prouve qu'une telle série, en faisant du jeu vidéo dans son expression la plus pure et mettant l'interaction comme le plaisir au cœur du débat, à toujours sa place dans le paysage actuelle.

Benoit Barny












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Devil May Cry 5 a immédiatement fait une belle impression lors de son annonce. Les visages détaillés et réalistes, fruits du récent RE Engine, accompagnés d'animations toujours plus fluides et d'effets de particules à-tout-va, donnent un vrai cachet à cet épisode, le premier développé pour la génération actuelle de consoles. Si le jeu montre naturellement sa pleine mesure sur PS4 Pro et Xbox One X, ainsi que sur les ordinateurs les mieux équipés, il fait aussi très bonne figure sur les modèles d'entrée de gamme. Les développeurs ont, en effet, eu l'heureuse idée de favoriser la fluidité, même si quelques chutes de frame rate interviennent durant certaines séquences cinématiques, tandis que la perte au niveau de la définition d'image demeure anecdotique. Il faut, en revanche, noter le problème des temps de chargement qui sont ici bien trop nombreux et, surtout, bien trop longs.

 
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