NELKE & THE LEGENDARY ALCHEMISTS
Nelke to Densetsu no Renkinjutsushi Tachi ~ Aratana Daichi no Atelier ~ - Japon - 2019
Image plateforme « Playstation 4 »
Image de « Nelke & the Legendary Alchemists »
Genre : RPG
Développeur : Gust
Durée : élevée
Langue : Anglais (texte), Japonais (voix)
Distributeur : Tecmo Koei
Date de sortie : 26 mars 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Nelke & the Legendary Alchemists »
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LE PITCH
Venez découvrir les plus grands alchimistes de légende, dans une cité en renouvellement permanent : Westwald ! Nelke Von Lestamm, aristocrate accompagnée de sa loyale servante Misty, devra y devenir administratrice afin de s’attirer la confiance des autochtones lui permettant d’atteindre son but : partir à la recherche du légendaire Arbre de Granzweit, source de puissance infinie. En route !
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la reine des potions

Difficile de ne pas connaître la série des « Ateliers » : cette licence, qui fête ses 20 ans cette année, a connu des dizaines d'itérations (plus d'une trentaine) sur de nombreux supports, réutilisant une formule éprouvée où l'alchimie joue un rôle central. Pourtant, dès les premières minutes, on peut sentir une volonté de clivage, de changement : déjà, Nelke n'est pas alchimiste elle-même : c'est une aristocrate, aventurière dans l'âme, et qui va malgré elle se retrouver embarquée dans une grande aventure.

Ensuite, le gameplay et le mode de jeu diffèrent de ce que l'on pourrait attendre d'un JRPG classique : l'évolution du village de Westwald y est en effet primordiale. Le management de tout le village, et son amélioration permanente, est ici au cœur de tout le gameplay de ce nouvel opus. Durant les cinq premiers jours, alchimie, agriculture et vente sont donc à privilégier : en plaçant les bons villageois au bon endroit, on arrivera à terme à créer un modèle permettant des rentrées d'argent dédiées à l'amélioration du village, et donc à l'attrait d'alchimistes plus puissants. Et si Nelke a droit à deux jours de repos par semaine le weekend, ces derniers sont en fait dédiés aux nombreuses quêtes secondaires et aux relations, permettant d'alterner gestion et action / exploration / relation. Et, étonnamment, c'est justement cette seconde phase qui fait mal, en particulier le mode exploration : d'une passivité totale, le joueur y subit des déplacements automatiques et des interactions sur lesquelles il n'a aucune prise, regardant tristement la jauge de temps de vider. Le manque de dynamisme est alors flagrant, et cette manière de couper et hacher l'action du jeu dessert fortement le titre de Koei Tecmo.

 

un manque certain de magie


Reste le système de combat, qui permet au joueur d'enfin agir durant les phases d'exploration : toujours en tour par tour, comme le veut la série « Atelier » depuis toujours, ces phases restent encore une fois très passives car les différents alchimistes accompagnant le joueur jouent automatiquement, sans moyen d'interrompre leur comportement, et d'une manière aussi primordiale pour la résolution de l'affrontement, que l'on a un peu l'impression de voir la console jouer toute seule.
Et pour cause : l'alchimie est tout bonnement absente des choix proposés au joueur ! En effet, alors que tout l'intérêt du titre réside dans la gestion de la cité, attirant les alchimistes de tout horizon, ce sont ces derniers qui s'occuperont de tâches nécessitant leur savoir, sur les ordres de Nelke. Evidemment, les fans de la première heure risquent de se désintéresser du titre si ces derniers ne sont pas clairement ouverts aux nouveautés.

Toutefois, ce jeu garde de son intérêt : personnages hauts en couleur, chara design soigné, si la lecture et le niveau d'anglais requis ne rebute pas (le jeu est très, très verbeux), alors le joueur motivé saura découvrir une aventure très proprement scénarisée, dans la plus pure tradition du RPG japonais.

Pierre Perricaudet








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C'est surement le point le plus problématique du jeu, du moins sur PS4. Pour être clair, ce dernier a une allure de portage d'un titre d'une dizaine d'année. Si le rendu pourrait passer sur switch, les textures floues, les étendues vides, ne donnent clairement pas envie. Reste ces designs toujours aussi charmants, ses illustrations fixes qui viennent apporter un peu de charme aux nombreux dialogues, mais là encore les procédés commencent à dater sérieusement. On pourrait toutefois passer outre si le gameplay était parfait. Hélas, comme expliqué ci-dessus, une partie importante du jeu est poussive. Dommage...

 
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