TOKYO MIRAGE SESSIONS ♯FE ENCORE!
Genei Ibun Roku #FE Encore - Japon - 2015/2020
Image plateforme « Nintendo Switch »
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Genre : RPG
Musique : Yoshiaki Fujisawa
Développeur : Intelligent Systems
Durée : élevée
Langue : Japonais, sous titres Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 17 janvier 2020
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Dans l'effervescence continue du Shibuya contemporain, les adolescents tokyoïtes tentent de se créer une carrière dans la mode, le mannequinat, la musique et tout ce qui touche à la culture pop japonaise. Au milieu de cette masse de jeunes aspirants rêveurs, un petit groupe affilié à l'agence Fortuna Entertainment va se faire remarquer par son parcours pour le moins atypique...
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Le micro est plus fort que l'épée

La Nintendo Switch ose tout ! Elle n'a peur de rien ! Elle va même jusqu'à reprendre certains titres de sa grande sœur, la Wii U, pour les présenter comme les siens. Quand il s'agit de titres porteurs comme Mario Kart 8, on se dit qu'il n'y a aucun risque. On se réjouit même de pouvoir mettre la main sur un titre de qualité sans avoir à prendre une console boudée. Mais quand on parle d'un titre issu d'un genre de niche, lié à des franchises peu connues en France... forcément, ça pique notre curiosité.

« Anekolu ! ». À l'oreille d'un français, c'est ainsi que sonne l'interjection que lance un public japonais quand il bat le rappel. En fait, il s'agit de la prononciation japonaise du mot français « Encore ». « Encore », parce que la réédition Switch de Tokyo Mirage Sessions se présente comme un rappel à la thématique exploré par le titre : l'univers des idoles de la J-pop. Mais on ne parle pas ici de n'importe quel concert ! En effet, Tokyo Mirage Sessions ♯FE Encore! est un croisement des univers de Fire Emblem et de Shin Megami Tensei. En d'autres termes, il s'agit d'une fusion improbable entre la frivolité d'un univers consumériste haut en couleur et celui d'un idéal chevaleresque sombre, issus d'une renaissance européenne fantastique et fantasmée. Si Fire Emblem, qui a positivement secoué le Nintendo Switch avec l'épisode Three House, est assez bien identifié du grand public français, Shin Megami Tensei reste principalement connu en France à travers le succès de sa branche Persona. La console de Nintendo accueillera d'ailleurs le prochain représentant de la branche principal, Shin Megami Tensei V.

 

je suis plus ton père qu'elle n'est ta mère


Cultivant le mélange des genres, Tokyo Mirage tient tout de même plus de Shin Megami Tensei que de Fire Emblem. En effet, les composantes issues de la première licence restent les plus notables. Comme dans un Persona, l'esthétique graphique se veut proche d'un rendu film d'animation japonais en 2D. L'univers se développe autour d'un groupe d'adolescents fréquentant un quartier contemporain de Tokyo. Ils sont équipés de smartphones, attachés aux réseaux sociaux, victimes de la mode... bref, toutes leurs caractéristiques les ancrent solidement dans notre monde. Ils peuvent évoluer dans différents quartiers de Tokyo, comme Shibuya, Daiba ou autres, faire du shopping, socialiser et prendre un verre au milieu d'une foule majoritairement représentée par des silhouettes colorée. Une manière élégante de signifier l'anonymat qui se retrouve souvent dans les RPG d'Atlus. Tout à fait normaux, ces adolescents ont néanmoins la capacité d'évoluer dans des mondes parallèles appelés Idolasphère. Ces idolasphères sont autant de petits donjons regorgeant de puzzles et d'items. Leur exploration n'est pas vraiment le point fort du jeu mais ils sont essentiels du point de vue narratif. Ils sont infestés de Mirages, des entités avides de Performa, l'énergie créatrice des humains, qu'il s'agit donc de protéger. Une des forces de nos héros et de pouvoir libérer certaines de ces entités pour s'associer avec eux.

 

Un pour tous, tous sur un


Associés aux mirages, qui sont des personnages issus de l'univers de Fire Emblem (on y arrive), vous combattrez au tour par tour. Vos ennemis sont toujours sensibles à un éléments ou à un type d'attaque en particulier. L'idée est donc de trouver ce point faible à testant les attaques disponibles et de l'exploiter.
Si les autres membres de votre équipe ont la capacité d'exploiter ce point faible, vous serez en mesure de lancer une série d'enchaînements appelés Sessions. Ces sessions d'attaques impliquent plus seulement le personnage en train de jouer mais toute votre équipe. Chaque combattants attaquant, les sessions donnent lieu à des phases extrêmement dynamiques, tant au niveau visuel qu'au niveau du gameplay. Elles facilitent grandement l'évolution des combats à votre avantage mais une erreur de lecture peut être rapidement punitive. Il ne s'agit pas non plus d'un défi oppressant mais cela contribue à rendre les combats particulièrement accrocheurs et fluide. Si vos sessions deviennent longues, vous pourrez couper les animations pour vous concentrer sur l'attaque uniquement.

Clairement, la relative monotonie des phases d'exploration des idolasphère est compensée par l'éclat des phases de combats, qui nous incitent à avancer toujours plus, que ce soit pour évoluer dans la trame principale que dans des quêtes annexes. Ajoutons à cela le plaisir coupable de céder à la joie mièvre et colorée de l'univers de la J-pop et une offre permanente d'item qui exploite éhontément votre collectionnite et vous vous retrouvez avec un titre vraiment très agréable. Un ton en dessous de Persona 5, pour le comparer à un cousin, mais un ton qui ne donne pas de quoi rougir.

Sélami Boudjerda












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La direction artistique est irréprochable. Coloré, bien modélisé et relativement bien animé, l'univers de Tokyo Mirage n'a absolument rien de rebutant. Mais sur le plan technique, on ne sent pas la Nintendo Switch vraiment exploitée. En effet, il n'y a aucune différence visible entre la version portable et la version socle du jeu. Du coup, à l'écran, on sent que le jeu tourne à une faible résolution, ce qui tend aliaser le rendu global et casse l'effet film d'animation japonais clairement recherché par le titre. Les puristes du rendu devront donc privilégier la version mobile du jeu.

 
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