GOLDENEYE 007
Angleterre / Etats-Unis - 2010
Image plateforme « Wii »
Image de « GoldenEye 007 »
Genre : Espionnage
Musique : David Arnold
Développeur : Eurocom
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Activision
Date de sortie : 5 novembre 2010
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Aux dernières heures de la guerre froide, James Bond et son collègue et ami Alec Trevelyan (006) s'introduisent dans l'usine soviétique Arkangel, afin de la détruire. Les deux hommes sont découverts et, au cours d'une violente altercation, Trevelyan est fait prisonnier et exécuté sous les yeux de Bond par le général soviétique Ourumov.
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Aujourd'hui ne meurt jamais

A l'heure des reboots et autres remakes à tout va, s'attaquer à l'un des titres les plus importants de l'ancienne Nintendo 64 avait cependant tout du projet casse-gueule. Mais avec une modestie certaine, Activision réussit à rendre un bel hommage à l'une des anciens gloires du mythique studio Rare.

 

Capable de provoquer des sourires béats de nostalgie et quelques petites larmichettes d'émotion chez les jeunes trentenaires, GoldenEye sur Nintendo 64 reste aujourd'hui encore l'un des titres les plus conviviaux de sa génération - et clairement l'un des meilleurs Bond. Largement de quoi écraser la navrante tenue du film, pourtant responsable de la résurrection d'une licence alors agonisante. Plus de dix ans après, Activision essaye de remettre le couvert en concoctant un remake en bonne et due forme, réservé comme il se doit à la nouvelle machine de Nintendo. Alors que l'on aurait pu craindre un simple FPS dans l'air du temps, il paraît rapidement évidant que le jeune studio Eurocom s'est efforcé de respecter les attentes des vieux fans. Remaniant largement la trame du jeu (désormais plus proche du film), remplaçant Pierce Brosnan par un Daniel Craig plus actuel accompagné de quelques gadgets plus modernistes (un iPhone pour pirater les installations ennemies), GoldenEye version 2010 n'en réussit pas moins à retrouver toute son énergie d'antan. Sans reprendre le Level Design initial à la lettre, Eurocom en fait renaître l'excellente efficacité. Alternant infiltration sobre, couloirs parsemés de cachettes et zones plus ouvertes propices à quelques gunfights tonitruants, les développeurs explosent les limitations d'origine pour rendre l'action plus éprouvante, et ainsi allonger plus que sensiblement la durée des niveaux (compter une vingtaine de minutes pour chaque).

 

FPS royal

 

D'ailleurs, ces derniers sont désormais parsemés de séquences spectaculaires et très rythmées, à savourer sous la forme de QTE ou comme un simple spectateur réjoui. Du vrai grand spectacle interactif, sachant piocher intelligemment dans les derniers classiques du genre (les Modern Warfare au hasard), tout en intégrant à la perfection leurs éléments dans l'univers classieux du plus glamour des agents de sa Majesté. A côté de cette campagne solo joliment musclée, ne restait plus à Activision qu'à restituer fidèlement l'expérience multi-joueurs, carte de visite première du Goldeneye original. Si en 1997 ce type de parties se résumait en général à quelques chanceux qui pouvaient brancher en réseaux leurs PC, laissant le titre de Rare sans concurrence directe, aujourd'hui la pratique s'est largement démocratisée. Pour le coup, il n'y a ici aucune prise de risque si ce n'est proposer un mode encore trop peu exploité sur Wii. Une poignée de cartes sont mises à disposition pour se massacrer en équipe ou chacun pour soi, avec bien entendu le cultissime mode du « pistolet d'or ». Rien de décoiffant, mais une fois encore l'excellence de la construction des niveaux fait passer la pilule. Plus intéressante, la possibilité de s'affronter à quatre sur un même écran est bien évidement de retour. Si ce GoldenEye nouvelle génération n'aura clairement pas l'impact de son illustre ancêtre en son temps, Activision a su concocter ici un soft particulièrement accrocheur et complet, capable de satisfaire les amateurs de FPS tout comme les fans de Bond. Un épisode de 007 peut donc bien vivre deux fois...

Nathanaël Bouton-Drouard






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Devant l'importance du projet, on s'attendait clairement à plus de débauche de la part de l'éditeur. Même en gardant en tête les limites intrinsèques de la Wii, il fait reconnaître que GoldenEye ne brille pas par la richesse de ses textures, ni la subtilité de ses modélisations. Si  les musiques de David Arnold donnent le change, c'est surtout la maîtrise grammaticale de l'outil vidéo-ludique qui impressionne. Les cheminements de chaque niveaux sont étendus et intéligemment structurés. Quelques effets de mise en scène viennent d'ailleurs cacher la misère (les séquences dans la jungle amènent une belle lumière et un certain réalisme), doublés de quelques cinématiques bien shootées et de la nervosité des affrontements. Du coup, on pardonne.

 
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