SUIKODEN TIERKREIS
Japon - 2009
Image plateforme « Nintendo DS »
Image de « Suikoden Tierkreis »
Genre : RPG
Musique : Divers
Développeur : Konami
Durée : élevée
Langue : Voix en anglais / textes en français
Distributeur : Konami
Date de sortie : 19 mars 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Suikoden Tierkreis »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Membre du corps défensif du village isolé de Citro, le jeune héros et ses amis mènent une vie paisible. Envoyé nettoyer les terres environnantes de quelques bestioles qui se font depuis quelques temps un peu trop agressifs, la troupe observe un étrange phénomène. Ce qui était autrefois une simple prairie se transforme en quelques instants en bois entourant d’étranges ruines. Là, ils vont trouver un livre mystérieux dont le contact fait entrevoir une bataille d’un autre temps…
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La force du nombre

A force qu'on nous propose des remakes plus ou moins poussés de grands noms (ou pas) du RPG sur la portable de Nintendo, les vraies créations originales finissent par se compter sur les doigts de la main, et montrent très souvent un niveau de réussite moindre que leur ainés. Histoire de donner tort à l'adage, voici Suikoden Tierkreis.

Moins connue que les Final Fantasy de Square-Enix, la saga Suikoden (cinq chapitre plus un tactics) n'en est pas moins l'une des séries de RPG les plus appréciées des joueurs du monde entier. Légèrement orientalisante, elle promet systématiquement une longue aventure entrecoupée de batailles épiques, des guerriers bigarrés venant peu à peu prêter main forte au héros. Chapitre hors chronologie officielle, Tierkreis met de côté les combats à six (quatre seulement ici) et les batailles de groupe. Cette petite déception passée, on a bien du mal à voir par la suite ce qui fait défaut à ce premier passage sur DS. Habillé d'une 3D adorable et finement détaillée, de design doux, de musiques enjôleuses, de nombreux dialogues doublés en anglais et de nombreuses séquences animées, le soft affiche déjà une approche visuelle envoûtante qui séduit dès les premières secondes. Un contexte idéal pour se plonger dans un RPG à l'ancienne. Aux pseudo-combats dynamiques tellement à la mode aujourd'hui, ce dernier préfère un tour par tour classique mais efficace où les invocations et autres magies spectaculaires sont remplacées par des attaques combinées pleine d'humour et de fun.

Plus on est de fous

Très accessible dans sa progression (les combats ne sont que très rarement stressants), Tierkreis affiche tout de même une réelle profondeur à partir de quatre heures de jeu en s'écartant de la linéarité première pour proposer de nombreuses quêtes annexes (indispensables pour qui veut trouver l'intégralité des 108 guerriers), un système de commerce très (trop ?) poussé et surtout un scénario qui ne cesse de s'étoffer. Entamée comme nombre de RPG avec un héros au grand cœur qui défend son village, ce Suikoden utilise à bon escient la multitude de personnages croisés pour ajouter avec intelligence de nombreux détails sur la réalité du monde dépeint et pour transporter le récit vers des contrées inattendues. Parfaitement rythmée et pleine de surprises, l'aventure fait ainsi intervenir des portes dimensionnelles dont les répercussions vont entrer en résonnance avec la thématique du jeu. A commencer par la possibilité d'échanger, d'emprunter ou de prêter des personnages à un second joueur (armé lui aussi de sa DS et d'une cartouche) pour effectuer quelques missions d'arrière-plan. Envahis par une étrange secte prônant la fatalité comme ordre des choses, ces différents mondes vont s'allier et découvrir peu à peu l'importance de la maîtrise de son destin, la liberté de culte, le respect de la différence... Jamais assénée à coups de massue, cette morale rafraichissante se révèle être l'un des nombreux atouts d'une production qui frôle le sans faute et se définit comme le RPG inédit le plus réussi de la DS. Immanquable.

Nathanaël Bouton-Drouard


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Pour son premier passage sur DS, la série des Suikoden se paie un joli coup de maitre. Profondément généreuse, l'approche graphique aligne une 3D proposant des personnages en légère SD, mais bien plus fins que ceux des récents Final Fantasy, et de petites animations bien fluides et agréables. Colorés, détaillés, les décors 2D ne sont pas en reste et plantent un environnement évocateur et enchanteur. Du classique mais du solide, qui s'accompagne d'un énorme soin au niveau de la bande sonore, pourtant souvent à la ramasse sur DS. Des sublimes compositions écrites par un collectif regroupant Kaori Komuro (Sengoku Basara), Masaharu Iwata (Phantasy Star online), Norikazu Miura (arrangeur sur certains Castlevania) et Yoshino Aoki (Pocket Fighter)  qui se mêlent gracieusement avec de nombreux effets sonores aussi rares sur cette machine que les chants des oiseaux, un léger écho dans les cavernes ou même le bruit des pas qui change en fonction de la nature du sol. Incroyable. Peu avare, Konami s'est même fendu de plus d'une dizaine de séquences animées dignes d'une jolie OAV, mais dont malheureusement la compression à la serpe gâche un peu l'efficacité.

 
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