FIFA 11
Etats-Unis / Canada - 2010
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « FIFA 11 »
Genre : Sport
Musique : Inconnu
Développeur : EA Canada
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Electronic Arts
Date de sortie : 30 septembre 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « FIFA 11 »
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LE PITCH
Difficile d’être original, mais encore une fois, PES court encore après son ancienne place de leader tandis que FIFA se bat pour conserver son trône… Jusqu’à quand ?
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We are Eleven !!

La vie nous réserve parfois de drôles de surprises et une série peut prendre une tournure totalement inattendue : il y a dix ans, le premier volet 128 bits débarquait sur PS2... et il était franchement mauvais. A cette époque, où nous attendions le premier ISS Pro « next-gen », nous pensions ne jamais prêter attention à une prod' footballistique d'EA Sports et pourtant...

Aujourd'hui, fin 2010, les choses ont bien changé, nous vous le répétons tous les ans depuis un petit moment, mais regarder dix ans en arrière nous donne vraiment le vertige tant le FIFA d'alors est loin de ce que nous offre EA Sports à ce jour. En toute honnêteté, la version 11 reste proche de que proposait le 10 l'année dernière. Mais un élément de gameplay, tout à fait anodin sur le papier, apporte un argument qui pourrait justifier un nouvel achat : la physique de la balle. C'est simple, dès les premières minutes sur la démo de cet été, nous avons ressenti un feeling nouveau qui changeait presque tout. Ce n'est pourtant pas grand-chose, mais envoyer un boulet de canon d'en dehors de la surface et le revoir tomber lourdement sur les poings du gardien (voir au fond des filets) fait vraiment plaisir ; surtout après les ballons de plage des volets précédents qui s'envolaient presque systématiquement vers les tribunes.

 

Parole au gardien


D'autres éléments ont également connu quelques changements et ajustements, mais il est vrai que l'on reste proche de la version 2010 au niveau des sensations. Il faut tout de même noter l'apparition du système de « pro passing » qui influe sur la précision de vos passes en fonction du joueur que vous contrôlez, mais aussi du contexte (le niveau de pressing adverse, votre performance durant le match en cours) ; ce nouvel élément de gameplay est une réponse au problème du jeu de passes trop facile de FIFA 10, dans lequel il suffisait d'enchaîner les passes courtes à une touche de balle pour transpercer n'importe quelle défense. Ainsi, l'idée est bonne, et même bien venue, mais requiert tout de même un peu de réglage puisque, en l'état, elle ne fait que transformer le jeu de passe en une sorte de loterie : d'un match à l'autre, nos joueurs peuvent se trouver les yeux fermés pour ensuite avoir du mal à enchaîner trois passes d'affilée. Enfin, la Carrière connaît aussi son évolution puisqu'il cumule trois modes en même temps : il est en effet possible de commencer en tant que joueur pour devenir entraîneur-joueur (vous avez les clés de l'équipe et participez aux matchs en contrôlant votre Pro ou le onze entier) puis manager ; vous pourrez d'ailleurs mener, pour la première fois dans FIFA, une carrière au poste de gardien de but, un rôle également disponible lors des matchs en ligne, ce qui permet de disputer des rencontres à 11 contre 11.

Benoît Barny






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Sur le plan technique, il y a pas mal de choses à redire sur ce FIFA 11, du bon comme du moins bon. Graphiquement, c'est toujours du bon travail, bien que les changements soient discrets : les visages des stars ont encore gagné en finesse, tout comme la modélisation des joueurs en générale et les stades ont gagné en couleur, à l'image de Coupe du Monde 2010. L'animation n'est pas en reste, toujours aussi fluide et détaillée. Mais le point sujet à discussion est encore et toujours l'intelligence artificielle. Elle est de très bonne facture globalement, mais quelques faiblesses continuent à gâcher le plaisir, à commencer par l'arbitrage, toujours très inconstant : il arrive toujours de sanctionner des contacts apparemment anodins et de laisser passer des torpilles assassines ; les coups de sifflet conservent par ailleurs cette forte tendance à aller dans le même sens lorsque l'on affronte l'IA. C'est d'autant plus agaçant que l'implication de nos coéquipiers est elle aussi plutôt variable. Comme il est dit plus haut, c'est une question de réglage : l'année dernière, pour briller en durant sa carrière Pro, il suffisait d'intégrer une grosse écurie, comme le Barça, dès le départ pour recevoir caviars sur caviars et finir avec des statistiques à la Lionel Messi ; dans FIFA 11, on peut jouer dans la même équipe et développer un football d'amateur. Ce n'est pas un mauvais choix, mais cela demande encore un peu de mise au point : alors qu'EA vante le Personality + sensé mettre en valeur le style de chaque star, voir Xavi ou même Puyol garder le ballon et tricoter au milieu de terrain pour ensuite le perdre lamentablement ne fait pas très sérieux. Et puis, il y a toujours ces bugs, comme en mode Carrière, où vos dirigeants vous menace alors que vous êtes en bonne voie pour remplir les objectifs, ou lors des parties multi-joueurs, lorsqu'il est impossible de configurer les commandes d'un participant, sans oublier les nombreux freezes en plein matchs ou l'interface désespérément lourde. Au final, c'est donc à niveau que la série FIFA mérite le plus d'attention, car pour le reste, le jeu d'EA Sports est tout de même une belle réussite que les accrocs de la discipline peuvent se procurer sans aucun regret.

 
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