VENOM : AGENT VENOM
Venom #1-5 - Etats-Unis - 2011
Image de « Venom : Agent Venom »
Dessinateur : Tony Moore, Tom Fowler
Scenariste : Rick Remender
Nombre de pages : 120 pages
Distributeur : Panini Comics
Date de sortie : 6 juillet 2016
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Venom : Agent Venom »
portoflio
LE PITCH
Depuis qu’il partage sa vie avec le symbiote extraterrestre Venom, le héros de guerre Flash Thompson est l’agent le plus létal du gouvernement des Etats-Unis. Grace à ses pouvoirs il est capable de tenir tête à Jack O’Lantern, Kraven et d’autres ennemis de Spider-man. Malheureusement, le symbiote a la fâcheuse tendance à posséder l’esprit de son hôte.
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La Morsure de l'airaignée

Dans la collection Marvel Dark de Panini, cela fait un bon moment que Deadpool et Carnage règnent en maitre... Il était temps que cette gamme réservée aux vilains borderline de la Maison des idées accueille comme il se doit le mythique Venom, réinventé pour l'occasion par Rick Remender et Tony Moore.

Mais attention, le Venom qui apparait dans cette série éponyme lancée en 2011 n'est pas celui qui pointa son nez au milieu des années 80. L'univers de Spider-man a depuis changé maintes fois, et l'ancien costume symbiotique découvert sur une planète alien (dans Guerre Secrète) a plusieurs fois changé d'hôte et même donné quelques petits (comme Carnage et Toxin) aux faciès toujours aussi sympathiques. Plusieurs fois appelé à la rescousse sur des personnages en perte de vitesse, comme le Punisher, Rick Remender (Fear Agent, Deadly Class, Low) se détache d'Eddie Brock et ses « clones » pour opérer à la fois une forte transformation de l'ennemi vorace tout en s'appuyant sur une figure plus ou moins discrète de la série Spider-man, mais en tout cas présent dès la première apparition du héros dans Amazing Fantasy #15 : Flash Thompson. Autrefois star du lycée de Peter Parker et tortionnaire de celui-ci, il avait au cour des années mis de l'eau dans son vin, devenant progressivement un proche, fan de l'araignée constamment en recherche de reconnaissance et d'un but, s'engageant dans l'armée américaine pour y trouver un cadre. Aujourd'hui vétéran meurtris, ayant même perdu ses jambes au combat, Flash accepte sous la plume de Reminder de fusionner avec le symbiote, récupéré par l'armée, pour devenir un barbouze à la solde de la bannière étoilée. Une mission à haut risque bien entendu puisque Venom menace constamment de prendre le contrôle de son hôte et de redevenir une créature assoiffée de sang... en particulier si Spidey passe pas loin.

 

Pacte avec le diable


Avec son nom look paramilitaire, le nouveau Venom permet de voyager dans les «coulisses» sombres du petit monde de Spider-man, croisant des versions totalement dérangées de Jack O'Lantern, La Mouche ou de Kraven le chasseur, aussi dark et psychotiques que dans la fameuse minisérie de Tod MacFarlane. Souvent violents et franchement sombres, ces premiers épisodes assurent au rayon spectaculaire, délivrant des scènes d'actions musclées et bourrines, parfaitement réalisées par le trop rare Tony Moore (co-créateur de Walking Dead et de Fear Agent), en alternance à cause de son rythme de travail lent, avec le proche mais moins remarquable Tom Fowler. Un comic bien balancé, au style fouillé et légèrement creepy, mais qui bien entendu avec Reminder aux commandes, s'efforce rapidement de creuser la personnalité de Flash, et par ricochet ses relations avec la jolie Betty Brant (là aussi une figure récurrente de Spider-man), Peter Parker, tout autant que sa propre tragédie familiale. Le scénariste aime malmener ses personnages, les confronter à leurs démons en espérant les faire rebondir dans un dernier sursaut. Devenu handicapé en chaise roulante, ancien alcoolique comme son père, ancien ado battu, Thomson est un homme foncièrement touchant, prêt à vendre son âme pour remonter la pente et sauver ceux qu'il aime. Pas forcément la création la plus incontournable de Reminder et Tony Moore, ce Venom « new blood » a clairement le mérite de donner plus de corps à Flash et la créature qu'il croit contrôler, rappelant efficacement les trois long métrages signé Sam Raimi dans son mélange de divertissement généreux et de drame intimiste.

Nathanaël Bouton-Drouard


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