STREET FIGHTER ORIGINES: AKUMA & STREET FIGHTER T.1
Street Fighter Origins: Akuma / Street Fighter #0-6 - Etats-Unis - 2003/2004/2013
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Dessinateur : Joe Ng, Lee Alvin
Nombre de pages : 352 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 3 novembre 2017
Bande dessinnée : note
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portoflio
LE PITCH
Alors qu'il vient de terrasser le dieu vivant du muay thai Sagat lors du premier tournoi Street Fighter, le jeune combattant Ryu retrouve le dojo de son maître Gouken pour y découvrir le corps inerte de ce dernier. Au mur, tracé dans le sang de la victime, le kanji (« Ciel ») ne laisse aucun doute quant à l'identité du coupable : il s'agit d'Akuma, frère cadet de Gouken et fidèle adepte du Satsui no Hado, l'« Instinct Meurtrier ». Au même moment, le lieutenant de l'Air Force Guile et...
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Here comes a new challenger !

Décidément imperturbable, Urban Comics n'en finit pas d'étendre son offre et même de donner un nouveau souffle à ses collections. Entamée par Injustice et Arkham, bien plus identifiés dérivés de Batman et autres, la gamme Urban Games prend là son essor avec l'arrivée conjointe de deux albums dédiés au plus grand de tous les jeux de baston : Street Fighter !

Une licence que tout le monde connait de près ou de loin et qui continue aujourd'hui encore, et largement, de trôner aux sommets du genre. Un titre fort de Capcom, largement exploité depuis sa naissance en 1987 autant sous sa forme naturelle de jeux vidéo que par le biais de mangas, animés, longs métrages live (on en rit encore) et bien entendu de comics. Un exercice franchement casse-binette tant il est compliqué de satisfaire à la fois le néophyte en construisant une publication lisible par tous, et le fan cherchant dans ces publications une dimension supplémentaire mais pas trop éloignée de ce qu'il connait déjà. Sauf que si Street Fighter II a crée à lui seul les codes du jeu de combats 2D, il a aussi initié, puis constamment étoffé, nourri, l'importance d'une légère trame scénaristique permettant de crédibiliser (gentiment) son univers, mais surtout de lier des personnages aussi disparates, et caricaturaux pour certains, que Ryu, Honda, Guile, Zangief et les très nombreux autres. Détenteur du titre pour le marché US depuis une dizaine d'année, Udon Entertainement n'a donc eu qu'à piocher dans les indices laissés par les différents mode « Story » tissant une logique complexe entre le premier épisode, sa suite absolument culte et les suivants Street Fighter Alpha (des préquelles) ou les plus récents Street Fighter IV et V.

 

foire d'empoigne


Un énorme et généreux puzzle qui pour l'instant avec les deux tomes publiés se consacre essentiellement aux origines de la « famille » Ryu et Ken via le bien nommé Street Fighter Origines Akuma, puis aux évènements se déroulant entre Street Fighter et Street Fighter II (soit une trame déjà explorée par le sympathique long métrage animé). Bien entendu les moins férus trouveront dans chaque volume quelques textes et présentations pour raccorder les wagons, mais il faut reconnaitre aux deux scénaristes qui se succèdent, un authentique sérieux et un respect évident pour ces figures charismatiques, tout autant que pour les codes du cinéma d'action, voir d'art martiaux. Les jeux piochait allègrement du coté du 7ème art populaire, les deux comics font de même avec un petit coté Show Brother pour Akuma, plus ricain bis pour le second, et délivrent des lectures aussi rythmées que basiques, aussi psychologiquement limités que parfaitement efficaces. Jamais honteux, les scénarios sont là pour servir sur un plateau quelques échanges moraux peu renversants (aaah le traumatisme d'Akuma...), un gloubi-boulga de pseudo polar et d'espionnage pour Street Fighter T.1, mais surtout un terrain de jeu suffisamment libre pour les artistes principaux. Joe Ng a fait ses armes sur Transformers, Alvin Lee est un inconditionnel des univers Capcom (de Darkstalker à Rival School) et les deux collent joliment aux basques des designers de l'éditeur japonais, préservant l'identité graphique des Street Fighter tout en les chorégraphiant avec énergie et parfois même une pointe d'humour. Des albums loin d'être honteux qui devraient justement satisfaire les amoureux de la saga qui s'amuseront autant du défilé inlassable de gladiateurs plus ou moins connus, des plans de domination mondiale de l'organisation Shadaloo que des prouesses lamentables du pitoyable Dan.

Nathanaël Bouton-Drouard


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