40 ANS, TOUJOURS PUCEAU
The 40 Year Old Virgin - Etats-Unis - 2005
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « 40 ans, Toujours puceau  »
Genre : Comédie
Réalisateur : Judd Apatow
Musique : Lyle Workman
Image : 1.85 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 Anglais, DTS HD Master Audio 2.0 français
Sous-titre : Français
Durée : 116 minutes
Distributeur : ESC Distributions
Date de sortie : 21 juillet 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « 40 ans, Toujours puceau  »
portoflio
LE PITCH
Au seuil de la quarantaine, Andy un timide caissier d’un magasin d’électronique, est toujours puceau. En apprenant cet état de fait lors d’une partie de poker, ses collègues David, Jay et Cal décident de prendre en main sa tardive initiation : de gré ou de force, Andy va devoir faire le grand saut….
Partagez sur :
Ce sont ceux qui en parlent le plus...

Certains y voient un manifeste maladroit pour la préservation de la virginité jusqu'au mariage (si, si), d'autres un film stupide pour adolescents à peine pubères... On préféra voir en 40 ans toujours puceau, malgré des défauts évidents, comme l'une des comédies américaines les plus charmantes des années 2000.

 

Depuis les années 70, la comédie vulgaire parlant de cul à tord et à travers, accumulant les remarques misogyne et les détails consternant sûrement écrit par une bande refoulés, est devenue une spécialité du grand divertissement américain (qui à dit Scary Movie ?). Vendu comme l'une de ces énièmes versions du puceau en recherche d'une première expérience, 40 ans toujours puceaux vaut pourtant bien plus que son concept initial ne le laissait entendre. Remarqué dans le rôle de Brick Tamland dans l'inégal Anchorman, Steve Carell trouvait ici pour  la première fois un rôle à sa mesure. Jusque là souvent obligé de jouer sur les plates-bandes de la concurrence (Jim Carrey dans Bruce tout puissant), le voici en totale liberté, le film reposant essentiellement sur sa capacité à sortir les pires insanités avec un visage de niais au cœur d'or. Bizarrement, malgré les pires horreurs que lui et sa bande de collègues obsédés sont capable de balancer à tout bout de champ, rien ne paraît ici foncièrement vulgaire. Un équilibre difficile à préserver (souvenez-vous Les Nuls) et qui trouve justement sa réussite grâce à un mélange savant entre les élucubrations consternantes de la bande de gars en surplus de testostérones et la naïveté touchante du héros.

 

L'origine du monde


Régulièrement martelé par de  pures scènes de comédie (la drague, l'épilation, la masturbation, le planning familial) où la verve de Carell fait des merveilles, le film de Judd Apatow (En Cloque mode d'emploi) se révèle très vite être une vraie comédie romantique où le contexte sexuel vient ajouter un peu de piment et de naïveté. Excessivement drôle, voire hilarant, et loin d'être réservé aux brutes (au contact du « puceau », les seconds rôles masculins n'arrivent plus à cacher leurs failles et leur besoin d'amour), 40 ans toujours puceau proposait une nouvelle voie à la comédie américaine : un cinéma libre, sans tabou ni interdit, mais avec une réelle sensibilité, voir une certaine forme d'intelligence, de pertinence.  Pas forcément le plus sexy de la bande, mais en tout cas l'un des plus emblématiques, 40 ans toujours puceau montre une belle énergie même si dans sa version Unrated certaines longueurs et flottements (ah improvisation à tous prix, cette maladie des farces modernes) se font sentir. La révélation du film, Steve Carrel donc, marquait aussi l'année 2005 par le lancement de la fabuleuse version américaine de The Office (dont on reconnaît ici d'autres visages connus d'ailleurs) achevant d'en faire l'un des nouveaux patrons de la comédie US.

Nathanaël Bouton-Drouard






Partagez sur :
 

Image :
Changement d'éditeur, Universal semblant bazarder une bonne partie de son catalogue aux éditeurs tiers, mais pas de nouvelle copie à l'horizon. En 2011 le master un peu terne, accompagné d'un bruit vidéo un peu trop visible, passait relativement bien, mais dix ans après nos yeux sont certainement moins indulgents. Ok le film n'a rien dans sa plastique d'un chef d'œuvre du 7ème art à la photographie fouillée, mais un petit coup de patine n'aurait pas été de refus.

 


Son :
Comédie ultra-dialoguée, 40 ans toujours puceau n'est pas attendu pour ses effets d'enveloppement ou ses explosions tonitruantes. Surtout axée sur les enceintes avant, la pistes sonore DTS HD Master Audio 5.1 anglais se fait remarquer par sa grande clarté. À peine plus sobre, le DTS HD Master Audio 2.0 français n'a pas à rougir, les différences restant particulièrement minimes.

 

 


Interactivité :
Étonnement, et un peu tristement, cette nouvelle édition du film a perdu une grande partie de ses suppléments. Là où la galette d'Universal jouait sur la profusion, voir l'accumulation, celle d'ESC doit se contenter de beaucoup moins. Adieu commentaire audio rigolard, improvisation à rallonge, bêtisier, mini-making of et autres propositions bizarres (un vrai-faux film d'éducation sexuel), ne reste plus que le journal du réalisateur produit pour internet et les scènes coupées. Celles-ci plutôt rigolotes ont cependant été séparées des versions longues et alternatives laissant la part belle à une bande d'acteurs intarissables.

Liste des bonus : Scènes coupées, Journal vidéo de Judd Apatow, Bande-annonce.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021