COMTESSE DRACULA
Countess Dracula - Royaume-Uni - 1971
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Comtesse Dracula »
Genre : Horreur
Réalisateur : Peter Sasdy
Musique : Harry Robertson
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 90 minutes
Distributeur : Elephant Films
Date de sortie : 6 mai 2014
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Comtesse Dracula »
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LE PITCH
Vieille et amère, la comtesse Elisabeth découvre à la suite d’un incident que le sang de sa femme de chambre peut lui apporter la jeunesse éternelle. Elle ordonne que la jeune femme soit assassinée, et vidée de son sang. Désormais, la comtesse a trouvé le visage de ses vingt ans. Mais ce sanglant prodige ne dure pas : il lui faudra assassiner d’autres innocentes victimes pour continuer d’apparaître jeune et belle…
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La Belle ensanglantée

Intitulé de manière opportune Comtesse Dracula, sans doute pour drainer quelques fans de Christopher Lee dans les salles, cette production Hammer du début des années 70 fut l'un des grands échecs commerciaux de la firme qui tentait là justement, de s'écarter un peu de son cahier des charges.

On le dit et on le redit, au début des 70's l'ancienne gloire anglaise entame sa lente chute, totalement dépassée par le renouveau de l'horreur américaine initiée en 68 par La Nuit des morts-vivants et Rosemary's Baby. L'idée est donc double (et combine parfois les deux), soit de se livrer à des excès horrifiques plus graphiques (un peu de gore n'a jamais fait de mal à personne) soit de se livrer à un érotisme jusque-là surtout sous-entendu, en dégainant les corps affriolants des scream-girls locales. Clairement Comtesse Dracula est de ceux-là, offrant le rôle titre à la somptueuse Ingrid Pitt, actrice d'origine polonaise dont la vie trépidante (et tragique dans ses premières années) ne se décèle jamais sous son sourire éclatant. Une actrice à la beauté qui crève l'écran, véritable amoureuse du ciné de genre et qui a prouvé à mainte reprise qu'elle n'avait pas froid aux yeux. Après un alléchant The Vampire Lovers et avant de rejoindre le cultissime The Wicker Man, Pitt s'imposait ici avec sensualité dans le rôle d'Elisabeth Bathory (renommé Nodosheen, mais personne n'est dupe), référence de Le Fanu et Bram Stoker, à laquelle la légende historique attribue le meurtre de plus de 600 vierges dans le seule but de préserver sa jeunesse.

 

entre ses griffes


Des bains dans une baignoire emplie de sang, qui donne au film sa plus belle séquence lorsque les deux prétendants la découvrent nue en train de se badigeonner le corps avec l'hémoglobine de sa dernière victime. Sexy, le film l'est assurément, mais le jeune réalisateur Peter Sasdy qui venait tout juste de signer Une Messe pour Dracula, ne semble pas franchement intéressé ici par les ingrédients gothiques du scénario, préférant se consacrer au triangle amoureux entre une Comtesse passant d'une vieillesse maquillée à une jeunesse ferme et fougueuse, et ses amants : le vieux capitaine de la garde (excellent Nigel Green) et le jeune premier Imre Toth (assez fade Sandor Elès). Une couguar avant l'heure, moins monstrueuse que victime de sa propre folie, obsédée par sa quête de la jeunesse éternelle, la nécessitée de séduire, qui imprègne le film d'une jolie mélancolie, plutôt que d'une ambiance angoissante attendue par le public de l'époque et les clients de la Hammer. Mis en scène avec un certain académisme par Sasdy, bercé par les compositions romantiques d'Harry Robertson (Les Sévices de Dracula) et classement installé dans des studios de Pinewood transformés en évocation d'une Hongrie épurée (non sans clichés tout de même), Comtesse Dracula, n'est certes pas le film le plus mémorable de la Hammer, mais reste une production soignée dont la plus belle des qualités est sans doute d'être entièrement dévouée à son icône Ingrid Pitt.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Si l'on excepte deux plans qui semblent irrémédiablement abimés (étrange flou, neige imposante), le reste du nouveau master de Comtesse Dracula est une véritable bénédiction apportant grâce à un piqué d'excellente tenue une vision bien plus détaillée du film, autant sur les costumes que les décors, mais aussi sur les arrières plans, donnant ainsi un certain relief aux séquences tournées en studio. Les couleurs sont désormais éclatantes avec de très jolies variations et des contrastes marqués. Reste le grain de pellicule parfois un poil neigeux sur les noirs et de petites taches et stries qui rappellent discrètement la quarantaine bien tassée du métrage.

 


Son :
Aucune trace de la version française d'époque ici puisque seul le mono anglais d'origine a été convié. Celui-ci a lui aussi été restauré avec une clarté inédite disposé discrètement en 2.0, mais transportée par un DTS HD Master Audio limpide.

 


Interactivité :
Aucune trace ici, comme les autres disques de la collection, des suppléments produits par Synaspe Films aux USA (commentaires audio, documentaire sur Ingrid Pitt, Interview)... Il faudra donc bien se contenter de la sympathique galerie d'image et de la présentation d'Alain Schlokoff, fondateur de L'Ecran Fantastique. Cette dernière n'en est pas moins assez intéressante, replaçant le film dans la petite histoire du studio Hammer, révélant des sources pour l'écriture du pitch et livrant même quelques anecdotes sympathiques. En particulier celle où pour réconforter des producteurs ayant raté le jour du tournage de la plus célèbre scène du film, Ingrid Pitt leur fit le joli cadeau de se mettre totalement nue devant eux. Vraiment sympa cette actrice.

Liste des bonus : Présentation exclusive du film par Alain Schlokoff (17'), Bandes-annonces, Galerie d'images.

 
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