OPéRATION GOLDMAN
Operazione Goldman - Italie - 1966
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Genre : Espionnage
Réalisateur : Antonio Margheriti
Musique : Riz Ortolani
Image : 2.35 16/9
Son : Italien et français Mono
Sous-titre : Français
Durée : 90 minutes
Distributeur : Artus Films
Date de sortie : 3 février 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Opération Goldman »
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LE PITCH
A Cap Kennedy, les essais de lancement d’une station sur la Lune échouent mystérieusement. Inquiète des répercussions sur le plan international, la section secrète de la CIA envoie l’agent Harry Senneth enquêter. Plus connu sous le nom de Goldman, l’agent secret disposant d’un crédit illimité auprès de la banque fédérale, commence par en savoir plus sur l’étrange disparition du savant Rooney. Epaulé par la très sexy capitaine Flanagan, Goldman va alors affronter Rehte, le...
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Du rififi à cap Kennedy

Il a le costume, il a la voiture classe et les femmes... Mais non, ce n'est pas James Bond, et même pas Roger Moore d'ailleurs. Voici Opération Goldman petite pépite à la limite du nanar fauché, mais qui n'hésite pas à jouer les casse-cous.

Totalement soufflé par les premières aventures cinématographiques d'un certains James Bond, et la classe impériale de cet incroyable écossais au chien mordant, le cinéma européen va rapidement dans la foulée proposer à son tour (et comme toujours) une armée de copies, de variations, de décalques, aux budgets et aux talents bien souvent largement en deçà. Certains se souviennent peut-être encore avec une nostalgie amusée des premières trépidations d'Hubert Bonisseur de La Bath dans les OSS 117 (merci Dujardin au passage) mais franchement beaucoup moins d'un certain Harry Senneth, agent secret blondinet préférant dégainer son chéquier comme un nouveau riche, plutôt qu'un révolver au silencieux. Cela ne l'empêche pas de séduire d'un regard ou d'une claque sur les fesses la moindre poule qui passe... et ce même si on peine à déceler une once de charisme chez le fadasse et peu athlétique Anthony Eisley. Ca doit être les billets verts... Machiste comme il se doit, compilant quelques répliques amusées et une vision peu réaliste (c'est un euphémisme) des enjeux politiques mondiaux, cette Opération Goldman affiche tout de même très rapidement l'image d'un Goldfinger du pauvre, moins pêchu, moins percutant, moins léger et ce, même s'il tente de glisser à quelques occasion de rigolos gadgets avec son défilé de montres couteaux-suisses ou son laser ultra-futuriste dont le faisceau est représenté par un simple fil rouge.

 

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On fait comme on peut, et heureusement le solide et prolifique artisan Antonio Margheriti (La Vierge de Nuremberg) vieille au grain derrière la caméra choisissant de se vautrer allègrement et généreusement dans tous les atours de l'espionnage kitch. Entre les méchants de service en costume de Diabolik, les stock-shots moches qui illustrent le décollage des fusées, les combattants qui se transforment en mannequin d'un plan à l'autre, jusqu'à une poursuite en voiture qui s'achève par un jouet Hotweels qui glisse sur une maquette, rien n'est épargné au spectateur et c'est cela qui fait le charme d'Opération Goldman. Passionné d'effets spéciaux (surtout de maquettes) et de science-fiction (voir dans les deux cas le touchant La Planète des hommes perdus) le cinéaste italien se fout magistralement de la crédibilité de son aventure, préférant accentuer plus que de raison les aspects les plus futuristes, annonçant autant les prochains délires de la licence James Bond (Moonraker) voir involontairement le kitch d'un Austin Powers. C'est qu'avec le terrible et très vilains Rehte, évocation patibulaire de Blofeld, qui projette de conquérir le monde grâce à un missile lunaire et qui cryogénise les scientifiques « au cas où ça peut servir », il est impossible de ne pas laisser s'échapper un sourire en coin. Dès le second degré embrayé et la base secrète découverte, le métrage trouve son rythme de croisière, entre prises de karaté dans le vide, lave en fusion constituée de sirop rouge et terrible armes de défense en forme d'antenne dont on n'a pas encore bien compris le fonctionnement. Il y a toujours une petite friandise à piocher. Pas un grand film, mais un gentil délire pop.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Les films pop des sixties ça se doit de péter de couleurs dans tous les sens et de souligner la vigueur pimpante des jupettes courtes des actrices. Merci au DVD en présence donc de permettre de traverser le temps sans encombre, si ce n'est quelques stock-shots peu discrets et un grain omniprésent. Le reste est ravissant, coloré et franchement bien tenu.

 


Son :
Plus toutes jeunes, les versions françaises et italiennes imposent forcément une petite distance frontale, et laisse entendre parfois quelques instabilités, mais l'ensemble reste on ne peut plus correct et confortable.

 


Interactivité :
En plus de la petite galerie de photos d'exploitation et de la bande annonce, Artus Films a de nouveau rappelé son Alain Petit préféré pour venir, au travers d'une petite interview, effectuer une sympathique présentation du métrage, évoquant son appartenance à la famille de l'Euro Spy, la touche Margheriti, les petites filmographies, tout ça, tout ça...

Liste des bonus : Rayons mortels à Cap Kennedy par Alain Petit (23'), Diaporama d'affiches et photos, Film-annonce

 
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