AIRPORT 75 : 747 EN PéRIL / AIRPORT 77 : LES NAUFRAGéS DU 747 / AIRPORT 8...
Airport 1975 / Airport ‘77 / The Concorde : Airport ‘79 - Etats-Unis / France - 1974/1977/1979
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Genre : Catastrophe
Image : 2.35 16/9
Son : DTS HD Master Audio 2.0 Anglais et français
Sous-titre : Français
Date de sortie : 8 juillet 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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portoflio
LE PITCH
Afin d’éviter l’épaisse masse de brouillard qui recouvre Los Angeles, le Boeing 747 de la Columbia Airlines s’apprête à atterrir à Salt Lake City. Alors que le commandant Stacy entame sa descente vers l’aéroport, le pilote d’un petit avion de tourisme est victime d’une crise cardiaque et se crashe dans le cockpit du 747. Plusieurs membres de l’équipage du Boeing sont tués sur le coup. Le pilote est grièvement blessé, incapable de tenir les commandes. Avec l’aide des aig...
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"y en a qu'ont essayé"

Grande décennie du cinéma catastrophe, les années 70 ont vu naitre de nombreux essais très hollywoodiens, bardés de star et de situations périlleuses à l'instar de L'Aventure du Poséidon, La Tour infernale et bien entendu Airport. Ce dernier peut d'ailleurs se vanter d'avoir connu trois « suites » aériennes qui eurent un certain succès en leurs temps. Décollage immédiat... Attention à l'atterrissage.

Le film catastrophe existe depuis bien longtemps dans le paysage cinématographique mondial, s'emparant des grandes situations de crise modernes dans lesquels un véhicule à la pointe de la technologie s'effondre sous son propre poid, contraignant les passagers humains à retrouver la voie de l'humanité et apprendre la collaboration pour survivre... à l'instar bien entendu de Titanic (celui de 53). Depuis, peu de choses ont changé, les différents essais suivant un canevas presque immuable : lente présentation des nombreux personnages (souvent des stars), débuts des interactions entre eux, apparition de la catastrophe annoncée et tentatives de survie jusqu'à un happy-end concernant une partie seulement des héros engagés. En ce cas, le premier Airport de l'honorable, mais oubliable, George Seaton, ne fait que transposer le concept dans les airs pour un spectacle alors certes totalement inédit, mais rapidement furieusement daté. Cela n'empêche pas bien entendu Universal de vouloir capitaliser sur cette future franchise, dès lors que la Fox et Warner surfent largement sur son succès pour asseoir leurs propres grands spectacles, respectivement donc L'Aventure du Poséidon et La Tour infernale.

 

collé au tarmac


Retour donc à bord d'un Boeing imposant pour Airport '75, renommé en France 747 en péril, dans lequel Charlton Heston, aidé par George Kennedy (rescapé du premier film et seul personnage présent dans chaque opus) tente de sauver un avion en perdition depuis qu'il a percuté un planeur de plaisance. Sauf que cela arrive après trois bons quarts d'heure de palabres interminables, de blagounettes dans le cockpit et de regards somnolents vers le hublot. Un accident certes assez impressionnants (surtout pour l'époque) mais qui dure 10 secondes au bas mot, pour faire ensuite replonger le film dans un suspens pépère qui tire en longueur jusqu'au générique de fin. Un péril qui manque de... péril en fait, mais où on peut y trouver son compte par un moyen détourné : la présence de la jeunette Linda Blair en gamine malade qui doit rejoindre d'urgence l'hôpital. Situation reprise presque tel quel, et avec un génie comique inégalé, dans Y-a-t-il un pilote dans l'Avion ? Entre ça, et la sensation constante que la friponne va se mettre à vomir de la bave verte sur la gentille nonne qui lui chante une chanson cul-cul, difficile de retenir son fou-rire.

 

transformers


Heureusement, la saga reprend clairement de la hauteur avec Airport '77, alias Les Naufragés du 747, qui réussit à mixer intelligemment les charmes de la catastrophe aérienne et celle d'une carlingue qui sombre en mer, question de miser aussi sur l'attrait de Poséidon. La recette en arrière-plan ne change pas d'un iota, mais l'aventure est largement plus rythmée et surtout la poignée de personnages, clients de cet avion de luxe, est bien mieux construite et convaincante, et donne lieu à quelques apparition charismatiques d'acteurs de haut standing comme James Stewart (très fatigué, mais c'est pas grave), Joseph Cotten, Christopher Lee et surtout l'impeccable Jack Lemmon en commandant de bord héroïque. Téléaste récidiviste, Jerry Jameson s'en sort honorablement avec une mise en scène assez efficace et qui sait mettre en valeur des effets spéciaux plus que convaincant, même en mode sous-marins. La tension est présente, l'attachement (même limité) à la pléiade d'acteurs est immédiate et l'ensemble se laisse regarder avec plaisir, en faisant durer longuement et en renouvelant la situation préoccupante. Clairement le meilleur des quatre films.

 

le n'avion en folie


Reste le cas Airport '80, alias Concorde, ultime variation, qui preuve d'un désintérêt grandissant des spectateurs pour un genre qui a vite tendance à tourner en rond, et en piqué, ressemble à s'y méprendre à une coproduction avec la France. L'occasion de présenter l'avion dernier cris, le fameux Concorde, dont on va découvrir avec stupéfaction les capacités à éviter les attaques d'un drone, à faire la nique à l'armée de l'air et à enchainer les looping avec tout de même quelques petits désagrément pour les passagers. Le tout bien entendu avec des mélanges de plans composites et de maquettes sur ciel dégagé, totalement datés, voir carrément ringards, épaulés de ce coté là par la réalisation ridicule de David Lowell Rich, n'ayant sans doute pas sentis la différence entre téléfilm et cinéma. Pourtant y a de l'ambition dans Concorde, puisque pour se démarquer de ses compères, le métrage s'efforce de s'inspirer des thrillers d'espionnage modernes, avec terroristes et tout le toutim, mais même l'indéboulonnable Robert Wagner (L'amouuuur du riiiiisque) n'y croit pas une seconde. Il faut dire qu'il se farcit en face ce bougre de George Kennedy, désormais veuf pilote rigolard, une blasé Sylvia Kristel en hôtesse de l'air (mais habillée, nul) et surtout notre héros national : Alain Delon. Qu'allait-il faire dans cette galère? Cabotiner clairement, faire les yeux doux à tout ce qui bouge, enchainer les blagues salaces (vive le doublage français) et sauver ses gentils touristes en route pour les J.O. de Moscow. Sans transpirer. Mieux, le gaillard ouvre même le hublot du cockpit pour tirer sur l'ennemis avec une fusée de détresse... Oui en plein vol. Un concurrent direct en sommes pour les farces des Z.A.Z., raté du début à la fin, mais qui assure une marrade involontaire assez irrésistible.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Image :
Si les copies restaurées des trois suites d'Airport étaient déjà sorties en DVD aux USA, elles restaient totalement inédites en France.... Qui au passage en profite pour s'offrir la petit exclusivité mondiale du format Bluray. Une bonne nouvelle donc, surtout que les masters avaient été joliment nettoyés de la majeure partie des traces de vieillesses (scratch, taches, instabilités...) désormais présentes uniquement que sur les plans composites à SFX ou génériques. Assez joli donc surtout que les couleurs imposent d'agréables contrastes et que le piqué se montre soigneux sur les gros plans et honorables sur les arrières. Reste que ces masters ne sont pas forcément parfaits, créant par excès de grain et de petites manipulations d'étranges paquets de compressions sur certaines matières, et ne peuvent donc concurrencer l'édition Universal du premier film. En particulier Airport '80 qui régulièrement laisse filtrer un fourmillement peu idéal et des noirs qui manquent de profondeur. De petits blurays honnêtes, qui font que l'on trouvera les films plus à leur place sur les DVDs fournis dans le même boitier.

 


Son :
Chaque film est proposé avec sa version originale et sa version française mixées en DTS HD Master Audio Mono. Les pistes ont, elles aussi, profité d'une remise aux goûts du jour avec un nettoyage offrant une clarté frontale, directe, mais de circonstances. Les doublages hexagonaux se montrent d'ailleurs assez réussis et solides, pour les deux premiers films, mais sur Airport '80 le rendu est très particulier avec d'autres acteurs doublant les acteurs français, et une traduction bourrine qui insiste lourdement sur l'aspect bisseux.

 


Interactivité :

Outre la possibilité de choisir son format (DVD ou Bluray), les trois éditions ne proposent comme bonus que les habituelles galeries photos et les bandes annonces d'époque.

Liste des bonus : Copies DVD, Galeries de photos, Bandes-annonces.

 
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