VENDREDI 13 CHAPITRE 2 : LE TUEUR DU VENDREDI
Friday the 13th Part 2 - USA - 1981
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Genre : Horreur
Réalisateur : Steve Miner
Musique : Harry Manfredini
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais 5.1 Dolby TrueHD, Mono Français, italien et espagnol
Sous-titre : Français, anglais…
Date de sortie : 13 mars 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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portoflio
LE PITCH
Cinq ans après l’horrible bain de sang du camp de Crystal Lake, on frissonne encore en pensant à Jason Voorhees et à sa mère démente qui assassina sept moniteurs d’une colonie de vacances. Dans un camp proche, les moniteurs reçoivent des menaces leur interdisant d’approcher le lieu maudit. Attirés par le passé, ils s’y aventurent. Une présence maléfique les suit…
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Comme Môman

Deuxième film estampillé Vendredi 13 et premier dont the famous Jason Voorhees est le tueur, Le Tueur du vendredi (quel titre français ridicule !) marque le vrai lancement d'une franchise extrêmement lucrative mais foncièrement inégale (y a qu'à voir le remake). Mais bon, comment résister à une nouvelle fournée d'ados crétins découpés à la mâchette ?

 

Il fallait s'en douter, devant le succès phénoménal du premier Vendredi 13 (aujourd'hui l'un des films les plus rentables de l'histoire), il n'aura pas fallu longtemps pour que la Paramount commande une suite à sa nouvelle poule aux œufs d'or. Quelques mois après l'original, Sean S. Cunningham laisse les commandes au débutant Steve Miner, ancien assistant monteur de La Dernière Maison sur la gauche, producteur du premier opus et futur réalisateur du sympatoche Halloween H20. Celui-ci doit plancher sur un sérieux problème : comment construire un second épisode alors que le tueur se fait décapiter à la fin de l'original ? Une telle gageure d'ailleurs que le scénariste Ron Kurz s'embourbe dans un imbroglio improbable, transformant la fantasmatique séquence finale de Vendredi 13 en réalité, lui permettant ainsi de faire revenir le fiston retardé d'entre les morts. On se demande alors de quoi la mère se venge dans le premier, mais passons... Apparaît donc Jason, que l'on présente ici encore comme une légende moderne, hantant les rives de Crystal Lake, et dont la présence ne fait que peu de mystère, même si son visage est pour l'instant recouvert d'un élégant sac en toile de jute et non le fameux masque de hockey.


Baignade interdite

Clairement moins expérimental dans sa mise en scène que l'opus de Cunningham, mais aussi visiblement influencé par le Wes Craven de La Dernière Maison sur la gauche (dont il est à l'origine), Miner entraîne doucement la série vers une forme plus classique. Tout d'abord en reprenant avec délectation le groupe de jeunes moniteurs plus occupés à boire / fumer / copuler qu'à travailler, avec pour la première fois (oh joie !) un bain de minuit tout à fait appréciable. Cadres posés, calibrés, montage efficace mais sobre, ce Tueur du vendredi n'a sans doute pas révolutionné le cinéma d'horreur, mais en livre un rejeton exemplaire et, aujourd'hui encore, bien musclé. Certes nous ne sommes pas encore ici dans les débordements monstrueusement gores des séquelles les plus tardives (genre Jason va en Enfer), mais les effets sont toujours bien sentis et brutaux : égorgement, coup de machette en pleine poire, double empalement en plein coït... Davantage qu'un film bourrin comme on pourrait s'y attendre, Vendredi 13 Chapitre 2 s'évertue à installer une réelle tension tout au long du visionnage, en jouant sur les éclairages, les silences et les apparitions surprises d'un Jason un peu pataud. Une maîtrise que Miner ne retrouvera qu'à de rares occasions, sur Warlock et surtout Halloween 20 ans après, et qui impose clairement toutes les futures figures de la longue vague de slashers américains. Première suite et sans doute l'une des plus réussies, ce chapitre 2 prouve que l'on n'a pas besoin d'un masque qui déchire pour réussir son coup.
Nathanaël Bouton-Drouard


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Image :
Après les terribles éditions DVD de Paramount, ultra granuleuses et bourrées de taches en tout genre, cela fait sincèrement un choc de visionner Vendredi 13 Chapitre 2 en format Blu-Ray. Non pas forcément que toutes ses rides disgrâcieuses aient disparu (le plus gros tout de même), mais la nouvelle copie profite visiblement d'une jolie restauration pour afficher enfin une définition soutenue et une image stable. Admirablement compressé, le film renaît véritablement et affiche nombre de détails jusqu'alors inconnus. Il souligne aussi de manière surprenante des teintes vives, vibrantes et des textures « pellicules » on ne peut plus appréciables. Rien que pour ça, cette édition est indispensable pour les fans.

 

Son :
Les amateurs de doublages 80's seront sans doute déçus de ne pouvoir revoir le métrage qu'avec la piste mono d'époque, souffle et dissonances compris. Raison supplémentaire d'offrir à vos installations le tout nouveau mixage 5.1 Dolby TrueHD de la version originale. Sans jamais dénaturer l'ambiance même du film en ajoutant des effets intempestifs, cette piste apporte un vrai travail en profondeur et récrée une atmosphère plus soutenue, soulignant un nouveau dynamisme avec une clarté naturelle. Surprenant.

 

Interactivité :
Après tant d'années d'attente pour obtenir enfin des éditions Collector des premiers Vendredi 13, on aurait pu sincèrement s'attendre à du lourd et de l'exhaustif. La déception est grande car il n'y a aucune trace ici d'un véritable documentaire intégrant les interviews croisées des acteurs, du producteur et bien sûr du réalisateur. Pour le coup il faut donc tenter de se satisfaire de l'enregistrement d'une conférence organisée lors d'une convention de films d'horreur et d'un montage de courtes interviews tournées dans la foulée. Quelques anecdotes de-ci de-là qui ne sont qu'à peine étoffées par l'interview de l'auteur d'un ouvrage référence américain, qui doit faire face à un journaliste ridicule et obsédé par son image. Un peu triste tout ça. Surnage finalement le premier épisode des Contes du camp sanglant, trilogie de courts-métrages reprenant les codes de la série pour offrir un retour aux affaires de notre cher Jason. Toujours mieux que le nanar prétentieux de Marcus Nispel.

 

Liste des bonus : Souvenirs de Crystal Lake, L'héritage de vendredi 13, Les contes du camp sanglant 1ere partie, Jason Forever, Bande-annonce

 
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