ANT-MAN
Etats-Unis - 2015
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Ant-Man »
Réalisateur : Peyton Reed
Musique : Christophe Beck
Image : 1.85 16/9
Son : DTS HD Master Audio 7.1 anglais, DTS HD High Resolution Audio 5.1 français, italien…
Sous-titre : Français, anglais, allemand…
Durée : 116 minutes
Distributeur : Walt Disney Home Video
Date de sortie : 2 décembre 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Ant-Man »
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LE PITCH
Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…
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Souvent moqué par les lecteurs, voir boudé éditorialement par ses difficultés à vendre une revue sur son seul nom, Ant-Man, alias l'Homme-fourmi, est cependant l'un des personnages les plus anciens du panthéon Marvel, entre autre cofondateur des Avengers. Ce n'est pas rien.

Pourtant malgré de nombreux projets abandonnés en cours de route, ce super-héros au costume qui lui permet de rétrécir à volonté a mis son temps pour trouver son chemin sur le grand écran. Il faut dire qu'il se confronte à plusieurs difficultées de taille dont un personnage originel, Hank Pym, devenu célèbre dans les médias ricains pour avoir battu sa femme à mort. Les années de scénarii pathos et de rédemption par la douleur ni feront rien, Disney ne peut plus faire de lui la figure de proue du film. Bien dommage, car une telle figure, borderline, colérique mais généralement bien intentionné aurait pu donner naissance à un film ambivalent, complexe et passionnant. Aux oubliettes, ce dernier est bel et bien présent ici, mais à la place du maitre vétéran (excellent Michael Douglas, toujours) obligé de passer la main à l'entourloupeur Scott Lang, seconde incarnation historique dans la BD. On fait le deuil et on attend de bien ferme le traitement radical et moderne qu'aurait pu en faire le génial Edgar Wright (Shaun of the Dead, Scott Pilgrim vs. The World) d'une certaine façon cheminement logique après un Gardien de la galaxie par James Gunn. Une belle annonce, gâchée par un départ de celui-ci pour « différend artistique ». Un petit héros, mais au passif déjà costaud.

 

antenne mal réglée


Que lui reste-t-il donc à l'arrivé ? En l'occurrence une fois encore Michael Douglas, jouant parfaitement sur son âge et son ton tranchant, mais aussi Paul Rudd, acteur célèbre pour ses nombreuses comédies plus ou moins lourdes et romantiques ( de 40ans toujours puceaux à They Came Together) dont la tronche franchement sympathique et l'attitude de sale gosse fonctionne ici à merveille. Un choix de casting évident, qui à ce petit quelque-chose de Tony Stark / Iron Man dans ce retour à un super-héros ancré dans le monde réel, loin des petites tempêtes du lourdaud Thor. Ouvertement conçu comme une comédie d'ailleurs, Ant-Man enchaine les sidekicks maladroits menés par Michael Pena (End of Watch) embarqués dans une aventure en forme de casse tarabiscoté à la Ocean Eleven. On sent clairement la volonté de Marvel Studio de changer légèrement l'offre, de continuer d'explorer cet univers spectaculaire mais en adaptant chaque film à une personnalité originale. En ce sens, Ant-Man reste une bonne surprise, même si l'opération tourne court, s'empêtre clairement dans sa dernière partie à vouloir faire naitre une menace planétaire (le méchant est inexistant) et que finalement le résultat se contente essentiellement de « faire le job ».

 

petite-main


Un film décontracté, légèrement teinté d'émotions (prévisibles et pathos), mais qui manque cruellement de reliefs, de surprises. Pas forcément étonnant venant du réalisateur Peyton Reed, embourbé depuis des années dans la grande artillerie de la comédie US et n'ayant pas franchement fait preuve de réel talent entre le teenage hystérique American Girl, le placide La Rupture ou le stérile Yes Man. Un homme des studios, qui livre ici une copie propre et divertissante, tout de même largement sauvée par une partie du cast, mais aussi avant tout par des effets spéciaux qui en mettent plein la vue. De L'homme qui rétrécit (influence du comic et du film) à L'Aventure intérieure, le concept d'un homme aussi gros que l'insecte est une marotte du cinéma fantastique, qui embrasse ici plus généreusement le potentiel pharaonique des images de synthèse. Si à l'exception d'un gag (répété un peu trop de fois), le traitement manque d'audace, mais pas de technique et les séquences spectaculaire attendues sont au rendez-vous. Déjà annoncé pour ces retours dans Captain America: Civil War et la suite Ant-Man and the Wasp (où l'on espère qu'Evangeline Lilly réussira à s'imposer), Ant-Man réussit sa confirmation en tant que personnage filmique à bon potentiel. Le film lui se mate sans déplaisir, mais aurait quand même pu mettre quelques coups de pied dans la fourmilière.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Image :
Toujours à la pointe, Marvel Studio délivre un nouveau master digital de très haute tenue. Que ce soit dans les séquences 80's (légèrement grises et bleutées), les séquences classiques et celles en moutures « small world », elles délivrent un piqué redoutable, révélant constamment une masse de détails impressionnants. Les textures des costumes, la profondeur de champs aux raz du sol, les insectes en images de synthèse, tout cela est rendu avec ferveur. Parfait.

 


Son :
Et ça débourre tout autant du coté du DTD HD Master Audio 7.1 qui s'en donne à cœur joie autant dans les ambiances « naturelles » que dans les castagnes avec une dynamique bien tendue et une multitudes d'effets sonores bien percutants qui ne font jamais trébucher l'équilibre de l'ensemble. Bien entendu tout cela est sans grande surprise, carré et musclé, mais tout de même certains segments miniatures ou le passage éclair dans le «sub-world» font entendre des sensations plus profondes et enveloppantes encore. Légèrement plus sobre, le doublage français en 5.1 subit quelques intentions moins vives mais reste recommandable.

 


Interactivité :
Dommage que le temps des documentaires sur les origines des comics soit totalement révolue. Ici on voit passer dans le making of trois images vite fait pour mieux se concentrer sur les interviews emballées de toute l'équipe et quelques banalités sur l'importance du film. Même constat du coté du segment consacré aux effets spéciaux, mais où les intervenants survolent rapidement l'entreprise. Pas beaucoup plus de relief à trouver du coté de l'enchainement de NewsFront, compilation de faux reportages censés plonger plus avant dans l'univers du film. Mais cela est ni drôle, ni efficace, ni pertinent. Reste tout de même une bonne sélection de scènes coupées et alternatives parfois amusantes ou creusant légèrement le récit familial de Scott Lang. Le meilleur supplément est donc sans comparaison possible le commentaire audio enregistré par le réalisateur et son acteur principal. Si la réflexion sur l'œuvre et le cinéma en général est bien entendu succincte, de nombreuses informations filtrent sur les coulisses, les SFX, avec un bon lot d'anecdotes et d'humour.

Liste des bonus : Commentaire audio de Peyton Reed et Paul Rudd, « Making of : le manuel du casse » (14'), « En route vers l'infiniment petit » 8'), « WHIH NewsFront : une aventure mondiale » (8'), 8 scènes coupées ou rallongées avec commentaires audio (9'), Bande-annonce.

 
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