VENDREDI 13 (2009)
Friday the 13th - USA - 2009
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Horreur
Réalisateur : Marcus Nispel
Musique : Steve Jablonsky
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais Dolby TrueHD 5.1, Dolby Digital 5.1 français, anglais, italien, espagnol…
Sous-titre : Français, anglais, néerlandais…
Durée : 105 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 21 août 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
A Crystal Lake, ce qui commença comme un super week-end se transforma en hécatombe. Un groupe d’adolescents, a des kilomètres de la civilisation, va apprendre tour à tour que le lac possède un passé sanglant… et qu’il est prêt à se venger.
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Faire tomber le masque

Après la surprise créée par la refonte de Massacre à la tronçonneuse, il ne faisait aucun doute qu'au milieu d'une vague de remakes annoncés, le destin de Jason Voorhees, le croquemitaine au masque de hockey, allait connaître un coup de neuf. Une révolution annoncée qui, hélas, tourne rapidement en eau de boudin.

 

Pourtant c'est bel et bien le même Marcus Nispel (Pathfinder) qui après s'être approprié le malsain chef-d'œuvre de Tobe Hooper se voit confier les rênes du nouveau Vendredi 13. Entamé en 1980 sous l'égide de Scean S. Cunningham (producteur de La Dernière Maison sur la gauche), la saga a depuis connu de nombreux rebondissements (onze films, rien que ça), parsemés de meurtres sanglants en tout genre, d'un passage par la projection en relief, d'une transformation en mort vivant pour notre chasseur de teenagers, d'un voyage dans l'espace et même d'une rencontre désespérante avec Freddy Krueger. Difficile donc dans l'idée de concevoir un remake puisque la saga reposait déjà sur une redondance jusqu'à l'épuisement des mêmes ingrédients (d'où l'auto-parodique Jason X), ni même de tourner un nouvel épisode officiel censé relancer la licence sur de nouvelles bases, puisque le concept même repose sur sa bêtise assumée. Ca tombe bien, le réalisateur n'a manifestement pas su choisir. On retrouve donc ici la même troupe d'adolescents obsédés par le cul et l'alcool, les habitants locaux qui font mine de ne rien savoir, le tueur agacé d'être dérangé dans sa retraite et les victimes qui tombent à la pelle. Si l'on excepte l'ouverture foirée filmant une nouvelle fois la mort de la mère psychopathe et la découverte du masque mythique (hop il le trouve par terre, comme si de rien n'était), on tient bien là le douzième épisode des aventures de Jason, monstre sacré du popcorn movie sanguinolent.

 

Seul dans les bois

Rien de bien neuf à l'horizon et même pourquoi pas une mise en scène habilement construite et une photographie (enfin) soignée. Pourtant Nispel choisit de prendre le concept de haut, ajoutant des dialogues se moquant des codes du genre et surtout un Jason aux capacités dignes d'un champion olympique (tir à l'arc à plus de 100 mètres, sprint sous dopants...) voire même possédant un DUT en électronique, et fan de McGuyver à ses heures. Stupide et ridicule. Quitte à se marrer, autant que se soit avec panache, mais malheureusement en dehors d'une donzelle topless qui se prend une machette droit dans le crâne, une vraie scène de fesse et une ado siliconée qui crame dans un duvet, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Ca blablate, ça tergiverse et pendant ce temps-là, Jason construit sa maison Ikea sous les directives de môman. Un décor d'ailleurs allègrement pompé sur un certaine Massacre à la tronçonneuse 2 de Tobe Hooper ! Voilà donc un film qui à force de discourir sur ses origines perd tout son souffle et surtout sa nécessaire immédiateté. Un épisode de plus, pompeusement sérieux, à ranger dans les moments les plus faiblards de sa longue histoire (genre à côté de L'Ultime Retour) que L'écran fantastique crédite sur la jaquette du Blu-ray comme suit : « Plus qu'un remake, une renaissance ». Bizarre, ça nous aurait plus fait penser à des funérailles.
Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

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Image :
Marcus Nispel oblige, la photographie du nouveau Vendredi 13 est sans aucun doute la plus léchée de toute la série. Tourné en basse lumière avec des noirs envahissants, le film n'aurait pas supporté en Blu-ray le moindre contraste défaillant. Heureusement ce n'est absolument pas le cas et le tout est parfaitement calibré et admirablement saturé. Une obscurité qui n'entame en rien d'ailleurs la richesse des couleurs ni la fluidité de l'ensemble. Reste que le piqué, assez impressionnant la plupart du temps, semble perdre un peu de consistance sur quelques plans isolés. De toutes petites secondes qui font passer cette édition juste à côté du sans-faute.

 

Son :
Si la péloche veut absolument faire croire qu'elle en a dans le pantalon, on reste forcément un peu surpris de voir que la piste la plus puissante du disque ne soit que la version originale en Dolby True HD. Bien plus musclé que le Dolby Digital 5.1 de la version française certes, mais bien loin de l'efficacité d'un DTS Master Audio. Le mixage n'en reste pas moins agréable dans sa manière de jouer avec clarté sur les effets arrières et de solliciter le caisson de basses, mais un peu plus de punch aurait été bienvenu.

 

Interactivité :
Le premier problème avec les bonus de ce remake est sans aucun doute leur durée des plus courtes. Dix minutes pour chacune des deux featurettes, l'une sur le nouveau film, l'autre sur « l'héritage », voilà qui ne permet pas franchement d'aller au fond des choses ou de tenter de faire partager l'expérience du tournage. Le second problème, c'est qu'en dépit de cette courte durée, l'équipe ne semble pas capable de calmer l'énormité de ses propos : on apprend donc que la découverte du masque dans Vendredi 13 Chapitre 3 n'avait rien d'iconique, que la saga n'est qu'une compilation de série B, que pas un seul bon réalisateur n'y a opéré et que tout cela manquait cruellement de sophistication... Mais on nous rappelle tout de même à quel point la franchise est importante dans l'histoire du cinéma américain et le premier film toujours aussi impressionnant. Stupéfiant. Outre le second degré, le seul intérêt ici repose justement dans une version alternative de l'apparition du masque de Hockey. Sans être vraiment estomaquante, elle paraît tout de même plus logique. La fin alternative quant à elle, ne comporte que quelques plans différents. Et au fait, où est passée la version Uncut du film, plus longue d'une dizaine de minutes, distribuée aux USA ?

Liste des bonus : La renaissance de Jason Voorhees (11'), Taillader d'un sens à l'autre (12'), Scènes alternatives (8')

 

 

 
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