THE EXTERMINATOR
Etats-Unis - 1980
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « The Exterminator »
Genre : Action, Policier
Réalisateur : James Glickenhaus
Musique : Joe Renzetti
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio mono
Sous-titre : Français
Durée : 102 minutes
Distributeur : Carlotta
Date de sortie : 6 juillet 2016
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « The Exterminator »
portoflio
LE PITCH
Lorsque Michael Jefferson est brutalement agressé par une bande de jeunes voyous, son meilleur ami John Eastland décide de le venger. Face à la montée du crime et à l’inaction de la police, ce vétéran du Vietnam choisit de faire justice lui-même dans les rues de New York…
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First blood

Quatre ans avant Terminator, un autre « ator » squattait les podiums des meilleures locations des vidéoclubs : The Exterminator alias Permis de tuer selon les jaquettes et les éditeurs locaux. Un carton plein pour une péloche bourrine poussant la logique d'Un Justicier dans la ville, mais sans Charles Bronson.

Un succès en son temps, en grande partie grâce, comme souvent à cette époque, à une jaquette qui dépote sévère annonçant un vigilant jusqu'au-boutiste, pas si loin déjà du futur Punisher de Marvel, mais aussi grâce à sa tagline colorée et subtile : "A la guerre, vous tuez pour survivre... Dans les rues de New York, c'est souvent pareil." Spécialiste du cinéma bis américain à qui l'on devra quelques temps plus tard Le Retour du Chinois avec Jackie Chan ou le buddymovie Blue Jean Cop, James Glickenhaus, accessoirement scénariste, producteur et réalisateur, étale ici tout sa finesse et sa vision binaire du monde. Un vétéran du Vietnam, vaguement traumatisé, reprend donc les armes après que son meilleur amis soit passé à tabac par un gang du coin, et s'emballe dans sa quête de justice enchainant les exécutions sommaires dans les rues crasseuses et dangereuses d'une New York au bord de l'implosion. Immeubles désaffectés, ruelles transformées en poubelles en plein air, avenues prenant des apparences de bordels malsains, le décor de The Exterminator n'a rien de poétique, jusque dans une photographie sans fioritures et une mise en scène sèche, mais pas toujours habile.

 

Le chant du lance-flamme


Mais alors que les prochaines éléections municipales approchent, cette justice sommaire qui ne fait finalement que compenser l'inefficacité de forces de l'ordre, commence à gêner surtout que le brave John Eastland (Robert Ginty, question charisme on a déjà vu mieux) semble perdre pied. Le film alterne alors entre les exactions de l'antihéros et un détective honnête, incarné par le solide Christopher George (vu dans le Frayeurs de Lucio Fulci), manifestement assez occupé par sa relation naissante avec la légiste interprétée par Samantha Eggar (Chromosome 3). Ça sent bon le film d'exploitation à la débrouille, pas toujours des plus brillants dans son écriture ni dans sa réalisation, mais qui réussit tout de même à accrocher le spectateur par son ambiguïté constante sur le regard porté envers cet « Exterminator », mais aussi par sa violence crade, limite barbare. Longtemps censuré, le film nous parvient enfin dans son montage uncut et le spectacle est à la hauteur de sa réputation. Dès l'ouverture, un flashback au Vietnam, on en passe par une décapitation à la machette plein cadre, puis c'est un festival d'illustrations sordides : jeune prostituée torturée au fer à souder, mafieux balancée dans un broyeur à viande, pédophile brulé vif... Le tout avec des effets spéciaux pas si fauchés que cela.

Film coup de poing sans fioriture, semblant vouloir coller presque à une esthétique snuff avant de s'envoler vers un délire comics-book, The Exterminator est un pur produit de son époque. Des films comme ça on en fait plus. Regrettable ? On hésite encore...

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Comme pour les autres titres de la collection Midnight Movies de Carlotta, The Exterminator est à la base un petit film d'exploitation, indépendant, et tourné avec des moyens limités. La préservation de la copie originale est à l'avenant et l'éditeur a donc dû travailler avec une source forcément fatiguée. Un travail digital est à noter ici puisque la plupart des taches et griffures ont été réduites ou effacées numériquement, tout comme une bonne part du grain massif qui faisait de l'ombre à la vieille VHS. De petites manipulations qui entrainent dans leur sillon les habituels défauts de l'opération : piqué aléatoire, noirs instables et pixels apparants sur certaines surfaces ou dans les séquences nocturnes. Cela reste tout de même la meilleure copie possible (?) du film, avec des couleurs redynamisées et de nombreux détails jusque-là invisibles.

 


Son :
Après petite enquête sur les différentes éditions du film de part le monde, c'est bel et bien du mixage sonore d'origine dont découlent les défauts présents sur le DTS HD Master Audio mono. Non pas que la piste ne soit pas propre, mais elle manque terriblement d'impact ou de souffle. L'équilibre est terriblement mou, les effets se perdent dans les arrières plans, la musique traverse l'espace sans se faire remarquer et comme les acteurs jouent en mode monocorde... Même pour du bis ça reste bien plat. La version française, plus couillue dans son interprétation, ne se révèle pas beaucoup plus vivace dans ses atours techniques.

Liste des bonus : Bande-annonce.

 
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