SPIDER-MAN: HOMECOMING
Etats-Unis - 2017
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Spider-man: Homecoming »
Réalisateur : John Watts
Musique : Michael Giacchino
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 133 minutes
Distributeur : Sony Pictures
Date de sortie : 20 novembre 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Spider-man: Homecoming »
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site officiel
LE PITCH
Après ses spectaculaires débuts dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’oeil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L...
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Friendly Neighborhood

Un peu laissé de coté comme ses camarades X-Men détenus eux par la Fox, Spider-man revient naturellement dans le giron de Marvel pour un nouveau reboot (whaaaat ?), mais aussi et surtout un retour aux sources d'un personnage gravé dans les mémoires comme un éternel lycéen. De quoi en faire l'authentique héros d'une teen-comedy.

Bien obligé de réaliser qu'à coté des blockbusters explosifs de Marvel Studios le pauvre Spider-man était de moins en moins Amazing sur grand écran, Sony a finalement abdiqué, acceptant le partenariat avec l'entité cinéma de la Maison des idées et permettant, enfin, d'intégrer définitivement Peter Parker à l'univers retentissant des Avengers. Un travail largement initié par sa première apparition dans Captain America: Civil War où le talent des frères Russo, réussissait à la rendre naturelle, évidente, jouant sur le contraste entre ce gamin bondissant et le sérieux dramatique de l'affrontement dramatique l'entourant. Une araignée de nouveau (et véritablement) juvénile, une tant May incroyablement sexy (Marisa Tomei), un Tony Stark en mentor déjà à la masse...Finalement ce nouveau démarrage, le bien nommé Spider-man: Homecoming, avait le don de se faire attendre avec une curiosité non feinte.

 

la saga du clone


Et finalement le plus étonnant dans ce second revival est que l'identité que Sony tente d'imposer dès les débats houleux avec Sam Raimi et qui fut finalement l'un des pires travers d'Amazing Spider-Man est ici remis en avant, mais parfaitement intégré dans le cinéverse solaire des Avengers : soit un Spider-man jeune et fier de l'être, aussi cool que mal dans sa peau, un peu frêle et timide, mais si courageux. Le héros typique de la comédie adolescente sans beau gosse trop envahissant, admirablement incarné par l'attachant Tom Holland presque aussi naïf dans la vraie vie que son Peter à lui. Forcément gaffeur, suant devant la jolie Liz, faisant vibrer une corde sensible avec ses spectateurs privilégiés, mais nourrisant aussi un soupçon de nostalgie du coté des vieux lecteurs du comic. Pas étonnant alors que le mégalo Tony Stark, de plus en plus surjoué par Robert Downey Jr., s'intègre parfaitement dans le tableau en tant que père de substitution foireux, amenant le métrage sur les rives de la petite quête existentielle du gamin lambda autant en recherche de repères, de pères, que de premières aventures amoureuses. On n'atteint jamais le niveau des modèles que sont les films de John Hugues (The Breakfast Club, La Folle journée de Ferris Bueller), mais on s'en approche parfois avec une très honnête modestie et une volonté constante d'apporter une pierre inédite au petit monde cinématographique de Marvel.

 

the pas très spectacular


Là où les récents Ant-Man ou Doctor Strange se rendait totalement invisible par un manque de particularisme et d'identité, Spider-Man: Homecoming apporte un brin de fraicheur et de candeur, d'autant plus sympathique quand il condense une certaine idée de la représentation de la diversité à l'écran (sans effort mais avec quelques choix étonnant), qu'il offre à l'ex-hystérique de Shake It Up !, Zendaya, un rôle phare de rebelle charismatique, ou qu'il fait du Vautour un vilain réaliste, presque « social ». Le choix de Michael Keaton (ex et unique Batman du cinéma) montre là encore une certaine dose de bon sens, ce dernier crédibilisant à la fois sa froideur d'ennemi implacable et une seconde facette chaleureuse, lui aussi officiant comme model parental déviant. Amusant, pétillant, rythmé, Spider-man: Homecoming serait sans doute une authentique réussite si son réalisateur John Watts (Clown, Cop Car) ne cessait de se heurter à son incapacité formelle à donner corps à un grand spectacle digne de son nom. Sa réalisation, stérile au possible, propre mais inhabitée, est incroyablement loin de la virtuosité des plans séquences magistraux de Sam Raimi, ni même digne des derniers Marvel Studios calibrés par les studios, alourdissant cruellement les toiles d'un Spider-man au neo-costume trop gadget. Entre une catastrophe fendant un ferry en deux copiant sans esprit la scène culte de Spider-man 2 et un final bazardé en deux explosions, le divertissement reste glué au sol et c'est bien dommage.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Image :
Immanquablement parfait, l'image du Bluray de Homecoming fait forcément briller tous les attraits des dernières grosses productions HD apportant un cadre extrêmement fouillé et précis, à la profondeur impressionnante et au piqué méga pointu. Les couleurs ne sont pas en reste avec des rendus légèrement saturés mais toujours réalistes, tandis que les noirs présents et profonds ne décrochent jamais et les textures, métalliques ou autres, sont constamment palpables. Absolument rien à redire, le master est aussi lumineux que rigoureux.

 


Son :
Pas de faiblesses non plus du coté des mixages DTS HD Master Audio 5.1 qui mettent bien évidement en avant les dialogues, toujours naturels et clairs, avec quelques pointes de musiques bondissantes signées Giacchino. Du grand classique, qui semble toujours légèrent en retrait dans les, rares scènes d'action, optimisant alors la dynamique générale pour offrir un peu de souffle à une mise en scène timide. La spatialisation est admirablement gérée, entre ambiances réalistes et élans plus « actionner », et s'efforce constamment de booster le spectacle.

 


Interactivité :
Film de son temps diront certains (et ils n'ont pas tord), en tout cas l'édition Bluray, elle, est typiquement dans le moove des grands studios déversant un déluge de featurettes thématiques avec ses petits instants volés, ses acteurs sympathoches et ses producteurs confiants et emballés. Classique clairement, parfois trop promotionnel pour ne pas lasser, mais les éléments proposés peuvent se révéler plus intriguant lorsque revenant sur l'association entre Sony et Marvel Studios (apparemment les meilleurs amis du monde aujourd'hui) on en profite allègrement pour effacer d'un revers de la main la trilogie de Sam Raimi et les Amazing Spider-Man placés au même niveau. Agaçant !
On préfèrera alors jeter un coup d'œil du coté des scènes coupées, essentiellement pour le film perso de Parker en version longue, sur l'intégralité des fausses vidéo éducatives et hilarante de Captain America (Chris Evans est génial) pour se remonter le moral.

Reste le cas de l'édition exclusive Fnac qui en plus de son packaging Steel Book très élégant y dépose un second bluray contenant la featurette exclusive « Rogue Gallery », soit un regard plutôt agréable sur les trois méchants du film (Le Vautour mais aussi Shocker et Le Bricoleur) avec les éclairages de Stan Lee et Kevin Smith sur leurs origines de papier.

Liste des bonus : Le guide d'étude de l'araignée, 10 scènes supprimées (16'), Bêtisier (2'), Une toile enchevêtrée (6'), A La recherche de Spider-man (8'), Les Cascades (6'), Conséquences (5'), Le Vautour s'envole (6'), John Watts : Chef de classe (5'), Les Pours et les contres de Spider-man (3'), Raper avec Cap (3'), Galerie de photos, Bandes annonces, Rogue Gallery (20').

 
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