LE SECRET DE L'éPERVIER NOIR
Il segreto dello sparviero nero - Italie - 1961
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Genre : Aventure
Réalisateur : Domenico Paolella
Musique : Gino Filippini
Image : 2.35 16/9
Son : Italien et français 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 99 minutes
Distributeur : Artus Films
Date de sortie : 5 juillet 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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portoflio
LE PITCH
Au début du XVIIIème siècle, le corsaire Carlos de Herrera est missionné par le royaume d’Espagne afin de récupérer des documents commerciaux tombés entre les mains du pirate Calico Jack. Il va être en concurrence avec l’Epervier noir, qui, lui aussi, veut s’emparer des documents.
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un volatile sachant nager

Retour sur les sept mers avec Artus Films pour une nouvelle aventure pleine d'embrun, de héros courageux, de donzelles menacées, de fourbes pirates et de mystérieux hommes masqués avec le méconnu Le Secret de l'épervier noir, petit film d'aventure typique de l'Italie de la fin des 50's.

Coincé entre les films de cape et d'épée tout en élégance du voisin français et les superproductions historiques hollywoodiennes, les films de pirates italiens n'ont pas forcément connu le même impact que d'autres genres en Italie et dans le monde. On note pourtant une production assez généreuse autour du début des années 60, avec souvent une propension à mêler l'aventure maritime (rarement maritime en fait car trop coûteuse) avec l'esprit pulp des fumetti. D'ailleurs les films de pirate italien sont bardés de héros masqués, quelque-part entre Zorro, Fantômas ou les super-héros en fonction de quel côté leur cœur balance. Dans Le Secret de l'épervier noir c'est du côté de la filouterie puisque ce dernier tente de mettre la main sur des documents compromettant pour le royaume d'Espagne, détenu par le terrible Calico Jack, avant que le Corsaire Carlos de Herrera, le vrai héros du film, ne réussisse sa mission. Si l'épervier noir du titre n'apparaît finalement que très peu à l'écran et que son identité est plus que prévisible (surtout si vous lisez le résumé de l'éditeur...), tout le monde avance un peu masqué ici, se faisant passer pour de simples marins ou des flibustiers pas vraiment intéressés, pour mieux jouer sous cape. Coécrit avec un Sergio Sollima (Colorado, Le Dernier face-à-face, La Poursuite implacable...) s'apprêtant à passer à la réalisation, le scénario est plutôt bien troussé, multipliant les péripéties, les traquenards, les mini-révélations et les entourloupes entre deux duels à l'épée et attaques de navires sur l'horizon.

 

le plancher qui tangue


Un souffle de divertissement à l'ancienne que l'on ne retrouve pas toujours dans la réalisation de Domecico Paolella (La Terreur des mers, Les Pirates de la côte...) pourtant spécialiste du genre, mais constamment engoncée et un peu étriquée, effectivement desservie par une amplitude scénique le plus souvent réduite à la terre ferme et aux décors circonscrit d'une auberge et surtout de l'Île de Calico Jack. Autre point faible du film, la présence une nouvelle fois du peu expressif Lex Barker, ancien Tarzan de la Warner, reconverti en alibi international pour bis italien, puis allemand puisqu'on le retrouvera bientôt au générique de la série des Winnetou ou dans le très gothique Le Vampire et le sang des vierges. Un peu rigide dans ses scènes d'action, pas beaucoup plus à l'aise lorsqu'il faut conter fleurette à la très jolie russe Nadio Marlowa, il se fait largement voler la vedette par le rigolard mais fourbe Livio Lorenzon (Le Gladiateur invincible, Le Retour des titans) en acolyte trop porté sur la cuisse, et surtout un excellent Walter Barnes (L'Homme des hautes plaines, La Revanche de d'Artagnan) en capitaine pirate fort en gueule, bagarreur, colérique, mais profondément sympathique et terrien. Une figure d'ailleurs très inspirée, comme beaucoup, du mythique personnage historique bien connu sous le nom de Jack Rackham. Certainement pas un incontournable, mais un spectacle toujours plaisant, soigné et qui rappellera les après-midi cinéma de week-end pluvieux avec papy. 

Nathanaël Bouton-Drouard






 

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Image :
Nouvelle rareté pour la collection piraterie, avec cette fois-ci un format Bluray qui aurait dû alors nous offrir une copie bien plus performante. Cependant ce master est manifestement issu d'une source vidéo datée et n'a connu de nettoyage que numérique, offrant certes des cadres plus propres mais occasionnant aussi un lissage bien visible des matières désobligeantes. Le piqué bataille mais heureusement les couleurs restent bien présentes soulignant la photographie généreuse de l'époque. On aperçoit aussi un petit effet écrasé disgracieux sur le format scope.

 


Son :
Doublage français d'époque et post-synchro italienne nous reviennent dans leur mono d'origine, avec un petit gain non négligeable en ce qui concerne la clarté et les équilibres. Les deux pistes sont très agréables et solidement interprétées.

 


Interactivité :
Présenté dans un petit digipack deux volets avec fourreau cartonné, Le Secret de l'épervier noir est présenté à nouveau par Christian Lucas. Son intervention revient bien entendu sur les filmographies du réalisateur et de ses acteurs, sur les atouts du film et ses inspirations historiques. A cela s'ajoute l'habituelle galerie de photos et les bandes annonces.

Liste des bonus: Présentation du film par Christian Lucas, Diaporama d'affiches et photos, Bandes-annonces.

 

 

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