BULLETSTORM
Etats-Unis - 2011
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « Bulletstorm »
Genre : FPS
Musique : Divers
Développeur : People Can't Fly
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : EA Games
Date de sortie : 25 février 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Bulletstorm »
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LE PITCH
Deux militaires du futur échouent sur une planète hostile...
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Cowboys & Aliens

Dans la profusion actuelle de First Person Shooters guerriers, s'intéressant pour la plupart à des conflits passés (Call of Duty Black Ops) ou contemporains (Medal of Honor), Bulletstorm, avec son argument de pure SF hardcore, fait presque figure d'exception. De là à dire qu'il propose un expérience foncièrement originale...

 

Rien de surprenant à voir Epic Games parrainer un soft comme Bulletstorm, le dernier bébé du studio de développement People Can't Fly. Avec ses héros bigarrés, massifs, alcooliques et joyeusement vulgaires (les dialogues feraient passer Commando pour du Shakespeare) et sa direction artistique favorisant les textures métalliques et les éléments cyberpunk (un personnage secondaire mi-homme, mi-machine n'est pas sans rappeler l'un des bad guys du Judge Dredd de Danny Cannon), le jeu s'ancre stylistiquement dans l'héritage de Gears of War. Mais à la portée stratégique  de la saga de Cliff Bleszinski, sublimée par l'une des vues à la troisième personne les mieux exploitées du genre, Bulletstorm préfère un gameplay en vue subjective ouvertement arcade, favorisant le bourrinage et les combos intensifs avec interdiction de décoller du sol (pas de bouton de saut !). Il est d'ailleurs amusant que les auteurs prennent la peine de légitimer le système de Scoring au cœur même du Game Design (plus on perpétue des exécutions impressionnantes, plus on marque des points, plus on a de points, plus on peut accéder à des armes impressionnantes), en ne faisant apparaître le HUD qu'en plein milieu de l'acte 1. Le procédé, utilisé avec brio dans le premier Half-Life (les données d'énergie et de bouclier n'apparaissaient que lorsque l'on enfilait sa combinaison), sonne ici comme un cache-misère à un divertissement dont la frontalité est justement le principal argument.

 

Gunfights à la chaîne

 

Soyons honnêtes, Bulletstorm se révèle être fun et parfois grisant, faute d'être réellement captivant d'un point de vue intellectuel. Le jeu ne sera sans doute pas le premier (encore moins le dernier) à donner dans l'exploitation pure, via un univers de SF bouffant à tous les râteliers (et aux Chroniques de Riddick en particulier) et des gunfights s'enfilant comme des perles sur un collier. Mais force est de reconnaître l'efficacité de l'objet, dont les morceaux de bravoure défoulent faute de savoir se renouveler. Equipé d'un lasso électro-magnétique, pouvant effectuer des glissades pour se rapprocher de ses opposants en un temps record, pouvant distribuer des coups de pieds tel un catcheur et shooter ses ennemis en Bullet-Time après les avoir propulsé dans les airs, le héros constitue une machine de guerre plutôt intéressante. Dommage que moins d'attention ait été apportée à certaines données essentielles du système de combat, comme les mises à couvert (manuelles et laborieuses, contrairement aux commandes contextuelles automatisées et merveilleusement pensées de Gears of War), les jets de grenades (à l'aveugle, car sans visée particulière) ou des scènes de Rail-Shooting banales en diable. Reste un produit sacrément bien fichu, bénéficiant de décors souvent impressionnants (l'avancée en prologue grâce à des bottes magnétiques le long d'une façade d'immeuble, avec des rues grouillantes en contrebas, a de quoi donner le vertige). Un bon actioner du samedi soir donc... En attendant Gears 3.

Alexandre Poncet

 

 

 

 

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On passera rapidement sur le mode multi, relativement anecdotique comparé à celui de Gears of War 2 (dont il reprend grosso modo le mode Horde), pour se pencher un peu plus longuement sur l'excellent tableau technique. Utilisant comme ses aînés de chez Epic la dernière génération de l'Unreal Engine, Bulletstorm caresse la rétine. Sans aucun ralentissement, le jeu affiche des décors gigantesques et richement texturés (avec ce qu'il faut de normal mapping, de relief et de reflets), des personnages finement modélisés quoique un peu raides en termes de mouvements faciaux, et des effets visuels colorés et impressionnants. Le moteur physique fait son office, les coups de fouet du héros permettant d'admirer, au ralenti la plupart du temps, des animations plutôt réalistes. La bande sonore est généreuse en mélodies pompières (Hans Zimmer style) et en bruitages costauds, des tirs d'armes aux explosions en passant par des cris en tous genres. Bulletstorm ne fait pas dans la dentelle, que ce soit artistiquement ou techniquement.

 
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