BLAZBLUE CONTINUUM SHIFT II
Japon - 2011
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « BlazBlue Continuum Shift II »
Genre : Combat
Musique : Daisuke Ishiwatari
Développeur : Arc System Works
Durée : moyenne
Langue : Anglais
Distributeur : Arc System Works
Date de sortie : 4 novembre 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « BlazBlue Continuum Shift II »
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site officiel
LE PITCH
Après avoir écrasé la révolte du peuple, l’ordre du Novis Orbis Librarium assoit une domination encore plus dure qu’auparavant. Jusqu’à ce qu’un homme vienne, à lui seul, menacer leur autorité. Un homme que l’on appelle Ragna the Bloodegde…
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with or without style ?

La Nintendo 3DS aura marqué rapidement des points là où on ne l'attendait vraiment pas, en devenant le terrain privilégié des jeux de baston sur portable avec deux excellentes versions de Street Fighter IV et Dead or Alive, et en attendant celle de Tekken. Nouveau classique, merveille visuelle et technique, BlazBue se devait d'y faire sa place.

 

Nouveau carton des jeux de baston, BlazBlue se sera lancé, à l'instar d'un certain Street Fighter IV dans une succession de suites, de nouvelles versions, apportant chacune leur lot d'améliorations de gameplay et de nouvelles options, sans oublier des persos à télécharger... De quoi paumer les fans. Caché derrière deux épisodes sortis en à peine un an et un portage PSP proposant lui aussi ces exclus, l'arrivée d'un Continuum Shift II avait de quoi laissé perplexe. Mais point ici de nouveau chapitre proprement dit : il s'agit bien ici d'une version complète du jeu d'origine, regroupée en une seule et unique cartouche tournant sur 3DS. Une compilation en somme qui se veut des plus exhaustives puisqu'elle réunit cette fois-ci l'intégralité des combattants (18) imaginés par les petits gars d'Arc System Works (les Guilty Gear), accompagnés de leurs « drive » réétalonnés et de multiples modes de jeu auquel il faut désormais ajouter l'option Abyss, usant de quelques atours du RPG pour améliorer au fur et à mesure les capacités du héros, et ainsi lui permettre de résister plus longtemps aux assauts répétés des ennemis successifs.

 

Guilty, just guilty

 

Nerf de la guerre des BlazBlue, l'énorme mode story répond présent avec ses scripts tarabiscotés, complètement délirants ou dramatiques, mais toujours particulièrement verbeux, tissant entre tout ce beau monde des liens qui, en définitive, n'intéresseront que quelques aficionados. Car comme tout grand jeu de baston, BlazBlue se pratique surtout en versus ou en arcade avec, de préférence, des adversaires de même niveau que soi. Problème : sur cette version 3DS, seule la croix trop rigide est disponible pour effectuer les mouvements et enchaînements, alors que le mini-pad attend tristement dans son coin. Les actions se montrent ainsi bien moins accessibles que celles d'un Street Fighter IV, voire même carrément frustrantes, et ce même si une option permet d'en faciliter la reconnaissance. Ce Continuum Shift II commence ainsi à montrer ses limites... et celles-ci sont malheureusement nombreuses puisque en dépit de la présence d'une connectivité Internet facilitée sur la machine, impossible ici de jouer en ligne comme sur les portages de SFIV ou du dernier Dead or Alive. Manifestement les développeurs sont totalement passés à côté des possibilités de la machine, laissant l'écran tactile à l'affichage des différents coups possibles, se satisfaisant d'un relief passablement horrible (les persos sont juste vaguement détachés de l'arrière plan) et au passage d'une 2D simplifiée et de décors rigides. Une version qui ne fait vraiment pas honneur à la toute jeune série.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Reconnu pour être tout simplement l'un des plus beaux jeux usant de la 2D, avec ses animations d'une fluidité sidérante, sa combinaison altière avec des décors en 3D, la rapidité des mouvements et des musiques électrisantes, BlazBlue est attendu au tournant à chaque nouvelle sortie. Manque de bol (ou de travail), ici la cartouche se prend carrément le mur avec une copie revue à la baisse sur quasiment tous les plans : animation un peu saccadée, dessins bien moins fins qu'auparavant, relief lamentable et musiques re-compressées. Pas franchement le meilleur moyen de découvrir le bijou d'Arc System Works, en particulier lorsque la maniabilité est loin de se révéler optimale.

 
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