PROFESSEUR LAYTON ET LE MASQUE DES MIRACLES
Layton Kyouju to Kiseki no Kamen - Japon - 2011
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Professeur Layton et le masque des miracles »
Genre : Fantastique
Musique : Tomohito Nishiura
Développeur : Level-5
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 26 octobre 2012
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Professeur Layton et le masque des miracles »
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LE PITCH
À peine sorti de ses aventures de Misthallery, le Professeur Layton est appelé à Dorémont par Angela Ledore, une amie d'enfance. Intrigués par son énigmatique appel à l'aide, le professeur et ses amis – Luke Triton et Emmy Altava – arrivent en ville juste à temps pour les festivités de la soirée : un gigantesque carnaval ! Malheureusement, la bonne humeur ne sera que de courte durée, car nos détectives découvriront rapidement une effroyable tragédie : plusieurs membres de la fo...
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Nouveau visage

Mieux que l'épreuve du bac, ce bon professeur Layton revient pour la 5ème année consécutive tester l'état de nos cerveaux. Une nouvelle aventure qui parcourt toujours les premières années de la collaboration entre l'homme au chapeau et son apprenti Luke, mais qui, changement de taille, change de génération en s'installant sur 3DS.

Et bizarrement Level-5 n'en fait que peu de cas dans la création de ses énigmes. 150 nouvelles occasions de se creuser plus ou moins durement les méninges, mais qui reprennent directement les mécaniques largement rodées au préalable : un peu d'observation, quelques manipulations, une bonne dose de logique, mais aussi bien dosées soient-elles, elles n'utilisent jamais vraiment le potentiel du relief. Une volonté sans doute de ne pas léser ceux qui déconnectent systématiquement l'option pour ne pas s'abimer les yeux (dommage, mais bon). En revanche la 3D devient particulièrement pertinente lors des phases d'exploration au stylet, bien plus poussées qu'auparavant. Profitant du changement de machine pour faire passer tout ce petit monde dans le joyeux royaume de la 3D (exit les jolies images 2D des décors et des personnages), mais aussi et surtout de travailler directement la profondeur des écrans.

 

entre deux mondes

 

S'il est toujours question de sortir la loupe et de la passer sur les éléments de l'écran, cette opération opère un joli effet visuel embrassant légèrement la déformation de l'œil (façon écran panoramique), qui peut s'accompagner (si la loupe devient bleue) d'une avancée dans les différents plans de l'écran, révélant au passage quelques détails supplémentaires. Simple mais percutant, surtout qu'une fois encore la direction artistique est enchanteresse avec ses design de personnages dignes d'une bonne vieille BD franco-belge et ses décors qui renouent avec les premiers travaux de Miyazaki (cf. ce sacré Lupin the 3rd). Toujours cette sensation délicieuse de nostalgie, d'un monde désuet et à la magie lointaine, qui se retrouve d'ailleurs pleinement exploitée dans le scénario de cet épisode, jouant une nouvelle fois sur les magies d'un artefact mystérieux, mais surtout plonge à intervalles réguliers dans la jeunesse de Layton. L'occasion de déroger aux commentaires répétitifs de Luke et Emmy en découvrant les amis d'enfance du héros, déjà sur les traces du fameux masque. Charmant, très réussi dans l'écriture des personnages, Professeur Layton et le masque des miracles pourrait bien être l'opus le plus abouti en termes de narration (même l'équilibre énigme / dialogues fonctionne de bout en bout), rendant la petite troupe plus attachante que jamais et affichant des séquences animées (toujours par le studio I.G.) parfaitement intégrées et magnifiquement réalisées.

 

archéos

 

Difficile d'être aussi dithyrambique sur les épisodiques tentatives d'ouvrir le gameplay en s'approchant assez lourdement des jeux d'action (poursuite à cheval ridiculement éculée) ou d'aventure (exploration assez lourde à la Zelda). De très courts passages, mais qui montrent tout de même que si Level-5 s'efforce constamment de renouveler peu à peu l'expérience, toutes les pistes ne sont pas bonnes à prendre. A l'instar des mini-jeux en option, poussant à la collectionnite d'objets curieux récoltés par hasard dans les décors, le dressage trop « moignon » d'un lapin, ou les tableaux dans lequel un robot doit réussir à trouver son chemin. Plus originale, la gestion logique (en jouant sur la nature, la couleur et l'emplacement) d'une boutique est une bonne surprise, mais c'est clairement lorsque Layton revient à sers fondamentaux qu'il marque le plus de points. A ce titre, notons que Nintendo proposera en téléchargement gratuit une énigme par jour pendant un an... soit 365 énigmes bonus à prévoir. C'est ce qu'on appelle un joli cadeau ! Déjà très solide, inventif et enjôleur, ce 5ème épisode de Layton ne risque pas de quitter le slot de la console pendant un bon bout de temps.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Changement qui risque de ne pas être au goût de tous le monde : en dehors des admirables séquences en dessin animés (et en relief SVP), ce nouveau Layton dit au revoir à la 2D. La bande de personnages archi-connus se retrouve donc désormais modélisée en 3D. Si l'on perd forcément un peu en charme, il faut reconnaître à Level-5 un soin évident apporté aux détails, aux textures et aux animations pour rester au plus près des premiers jeux, tout en apportant plus de fluidité et de variété. Le rendu est parfaitement réussi, offrant d'ailleurs au passage quelques environnements d'une très grande richesse picturale. Les énigmes, elles, affichent toujours le même souci de lisibilité, laissant la virtuosité graphique en retrait, mais toujours en préservant des tonalités XIXe très agréables. Côté bande son, il faut désormais faire avec un doublage français pas toujours des plus colorés (la version anglaise du premier opus était tellement savoureuse) et un score qui a toujours cette tendance un peu lassante à tourner en rond.

 
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