POKéMON X ET Y
Pocket Monsters X / Pocket Monster Y - Japon - 2013
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Pokémon X et Y  »
Genre : RPG
Musique : Junichi Masuda
Développeur : Game Freak Inc.
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 12 octobre 2013
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Pokémon X et Y  »
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site officiel
LE PITCH
Voyagez dans la région de Kalos, une terre imprégnée de mystère que vous découvrirez dans la prochaine évolution Pokémon et vous pourrez choisir parmi trois nouveaux Pokémon de départ fraîchement découverts pour commencer votre périple ! Dans ce RPG, choisissez l'un des trois Pokémon de départ récemment découverts pour commencer votre aventure : Marisson (type Plante), Feunnec (type Feu) ou encore Grenousse (type Eau). Chacun d'eux possède ses propres capacités et gagnera de l...
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Tout est une question de choix

Bien avant Pikachu, le lubrique Qulbutoké, le fantasme Ondine et le générique français de la série télé, Pokémon, c'est une question de choix. De choix importants, des choix qui définiront sans cesse la suite de l'aventure et ce dès le début du jeu. Parfois même, avant d'avoir acheté votre cartouche. Dès 1999, il fallait choisir de quel côté de la tranchée on allait se placer en choisissant entre Rouge ou Bleu. Dracaufeu ou Tortank. Aujourd'hui, il faut choisir entre X ou Y. Quelle version choisir ? Cette fois-ci, le choix importe assez peu.

Il y a bien des différences. Mais elles sont franchement légères comparées aux précédents épisodes. La grosse « révolution » dans celui-ci, c'est la méga évolution. Sujet que l'on abordera un peu plus tard, si vous le voulez bien. Mais il faut savoir que, par exemple, dans la version Y, Dracaufeu et Mewtwo sont plus fort avec la méga évolution, alors que dans la version X ils changent de type. Accessoirement, X contient le légendaire Xerneas et Y le légendaire Yveltal. Ca n'a l'air de rien, mais c'est un casse-tête pour certains. Ensuite, c'est une question d'affinité. Vous préférez vous faire tatouer un cerf ou un phoenix ?
Dès les prémices de l'aventure, et comme le veut la tradition de Pokémon, le joueur devra encore faire un choix. Pas celui de son héros (fille ou garçon avec diverses différences de visages) mais celui de son starter ! Le Pokémon avec lequel tout va commencer. Même si au fond, tout le monde l'abandonne, au bout d'un moment.

Dans cet épisode, ce sont trois nouveaux monstres de poche que l'on va découvrir :
- Marisson, le Pokémon type plante. Il évoluera en Boguerisse (lvl 16) et Blindépique (lvl 36).
- Feunnec, le Pokémon type feu. Il évoluera en Roussil (lvl 16) puis en Goupelin (lvl 36).
- Grenousse, le Pokémon type eau. Il évoluera en Croâporal (lvl 16) et enfin en Amphinobi (lvl 36).

 

Pokémon All Stars


En avançant un minimum dans le jeu (à environ deux heures), le joueur sera amené à faire un second choix de starter. Petit clin d'œil à la première version de Pokémon, le professeur Platane proposera de choisir entre Bulbizarre, Salamèche ou Carapuce. Vous n'êtes pas sans savoir que les différents types de Pokémon ont leurs avantages et faiblesses par rapport à certains types. Le type eau est plus fort sur le type feu, lui-même plus fort sur le type plante qui est plus fort sur le type eau. La meilleure solution serait de prendre le Pokémon qui a l'avantage du type sur celui de départ, pour combler le manque. Mais au final, l'aventure sera longue, il y a plus de trois types (18 en tout, qui ont tous leurs faiblesses et leurs avantages) et les rencontres (et donc les possibilités de capture) seront très nombreuses. D'ailleurs, Pokémon XY intègre le dernier type en date, le type Fée qui catégorise les Pokémon « mignons » comme le tout nouveau Flabébé (que vous apprendrez à détester).

L'une des nouveautés les plus estimables dans cet épisode, c'est le partage des points d'expériences. Très tôt dans le jeu, le joueur recevra un item lui permettant, s'il est équipé, de partager l'expérience d'un combat avec tous les Pokémon qui sont dans son équipe (les Pokémon qu'il a sur lui, prêts à combattre, pas ceux stockés dans son ordinateur). C'est la nouveauté tombée du ciel, celle que tous les dresseurs de Pokémon attendent depuis au moins 3 générations. Elle reprend le principe de la caravane de Dragon Quest 5. Le Pokémon qui combat recevra une somme de point d'expérience, puisqu'après tout, c'est lui qui a remporté le combat. Mais tous les autres Pokémon recevront de leur coté la moitié de ces points d'expérience ce qui leur permet enfin de faire du level, sans utiliser la sacro sainte (et ultra fastidieuse) technique du changement de Pokémon pendant le combat (puisqu'un monstre envoyé sur le terrain, même s'il ne se bat pas, engrangeait des points d'XP).

C'est d'autant plus appréciable qu'avant cet épisode, il fallait choisir entre remplir son Pokédex en capturant tous les monstres du jeu ou bien entrainer son préféré pour casser toutes les gueules des champions d'arène. Dans X et Y, le jeu est fait de telle sorte que le joueur peut aisément faire les deux, mais il rend aussi le jeu diablement plus addictif et chronophage qu'il ne l'était auparavant. Par ailleurs, avec ce système de partage il est bien plus facile de se constituer une équipe de cadors en un rien de temps. Il suffira de faire quelques combats avec ses champions dans des endroits à leur hauteur pour faire grimper en force les bestioles de bas niveau.

 

Méga-évolution pour méga batailles


La méga-évolution est la principale nouveauté du jeu. Concrètement c'est une transformation temporaire d'un Pokémon, le temps d'un combat, qui permet de modifier ses statistiques, sa capacité spéciale ou bien son type. Tous les Pokémon ne peuvent pas bénéficier de cette transformation, mais les classiques Florizarre, Dracaufeu et Tortank qui sont donnés sous leur forme première au joueur en début de partie peuvent en bénéficier. Cette option donne une dimension supplémentaire à la stratégie pendant les combats, puisqu'elle ne peut être utilisée qu'une fois dans le combat. La chose n'est pas non plus des plus aisée puisqu'il faudra trouver les Pokémon capable de méga-évoluer et surtout acheter les pierres qui leur permettront de décupler leurs forces.

Dans cette version de Pokémon, les PNJ sont particulièrement généreux. Il ne faut pas hésiter un seul instant à entrer dans toutes les maisons, parler à tous les personnages et se remplir les poches de cadeaux. Parfois, ils proposeront même de faire des échanges avec des monstres pas toujours faciles à attraper (ou bien que l'on rencontre bien plus tard).
Toujours dans le but d'entrainer vos monstres, cette version Nintendo 3DS propose un mode entrainement, sous forme de mini jeux, appelés SPV pour « Système de Perfectionnement Virtuel ». Ces épreuves, se jouant la plupart du temps avec l'écran tactile et le stylet, permettent d'augmenter les EV et les IV (Effort Values et Individual Values) des Pokémon. Pour la faire courte, ce sont des « points » qu'un Pokémon peut obtenir, et qui permettent une augmentation de ses statistiques (au niveau 100, on a 1 point de statistique supplémentaire par « tranche » de 4 EV). Auparavant, c'était un travail très fastidieux. Maintenant, c'est répétitif, mais on rechigne moins à s'y frotter. Ajoutons aussi le mode Poké Récré qui propose de virtuellement câliner et donner à manger à ses bestioles préférées.

 

tous ensemble pour la victoire !


Outre l'aspect solo bien ficelé et beaucoup plus rythmé que les anciens opus, Pokémon XY fait la part belle au communautaire. Tout a été re-développé et pensé pour une utilisation en ligne. Plus besoin d'aller dans un centre Pokémon, il suffit d'appuyer sur le PPS qui est constamment affiché sur l'écran tactile de la console. Les échanges se réalisent eux aussi de manière assez simple et instinctive via le GTS. Tout a été fait pour que les joueurs du monde entier soient toujours connectés les uns aux autres et que ces fonctionnalités soient facilitées, mais surtout utilisées. Combats en ligne, échange, entre aide, tout est ici rapide et aisé. Il y a même un mode échange miracle, où chaque joueur choisit un Pokémon capturé pour un échange mystère. On tombe parfois sur des margoulins prêts à échanger des Pokémon complètement nuls en espérant dégotter la bonne poire, mais en général les joueurs jouent le jeu. N'oublions pas non plus le cadeau mystère, cadeau directement fait par Nintendo qui offrira, régulièrement, des Pokémon en téléchargement. Ca évitera au moins aux dresseurs de devoir faire le tour des quelques magasins qui faisaient l'effort de distribuer les Pokémon inédits. Annoncé pendant le développement du jeu, les dresseurs confirmés pourront, s'ils ont garder leurs cartouches, importer leur Pokémon grâce à l'application Banque Pokémon qui sera disponible en décembre. Celle-ci permettra aux joueurs de stocker jusqu'à 3000 Pokémon dans un cloud via un système payant.

Même s'il est blindé de nouveautés, Pokémon XY laisse tout de même un arrière goût d'inachevé. Au niveau du bestiaire déjà, la liste est belle et longue, mais cet épisode tient plus du best-of de toutes les générations qu'une vraie sixième génération. Les habitués de la saga resteront à coup sûr sur leur faim de ce coté parce qu'on connaît déjà le quart des monstres présents. Le système de méga-évolution est une bonne idée, qui mérite d'être exploitée mais elle montrera assurément des failles. Il y a aussi le problème de l'après fin. L'objectif premier d'un Pokémon, c'est de réunir les 8 badges pour devenir le meilleur des meilleurs. Mais c'est généralement à ce moment là que le vrai jeu commence. La chasse, le remplissage du Pokédex, le monde ouvert et la recherche du moindre centimètre carré pour dénicher tous les secrets du jeu. Dans cet épisode XY, cette partie du jeu est inexistante. Et si l'aventure solo est maintenant mieux orchestrée, avec moins de temps mort, un joueur normal la complètera facilement en une trentaine d'heure. Autrement dit en langage Pokémon : rien du tout. Pas sur qu'à long terme, XY devienne une référence, même s'il a le mérite d'être bien plus ouvert et généreux pour les néophytes. Un excellent Pokémon pour débuter, en somme, mais que les fans hardcore se rassurent, ils ne resteront pas forcement sur leur faim.

Greeg Da Silva
























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Pour la première fois depuis bien longtemps, la saga Pokémon se paie un lifting digne de son support. Les décors sont vraiment agréables, après tout, ils s'inspirent de la France et ils sont en plus diablement bien réalisés. Dans Illumis, la grande ville principale, se devine facilement Paris, ses grands boulevards et ses bâtiments haussmanniens. La tour au centre de la ville fait forcement référence à notre antenne hertzienne adorée. Les stéréotypes de carte postale composent les villages alentours. Mais tout reste très bien conçu avec les couleurs chatoyantes propres à la série. L'effort maximal a été donné aux combats, éléments centriques de la saga. Ils sont maintenant magistralement réalisés avec des modèles 3D fidèles et bien animés. Il arrive parfois, dans les combats à plusieurs, que le moteur du jeu accuse quelques difficultés à afficher cette débauche d'effets spéciaux, faisant trembler le frame rate. Mais au pire des cas, on peut toujours couper les animations dans les options. Techniquement, Pokémon XY est une franche réussite et deviendra, on l'espère, le mètre étalon des futures productions de Game Freak.

 
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