THE LEGEND OF ZELDA : A LINK BETWEEN WORLDS
The Legend of Zelda: Kamigami no Triforce 2 - Japon - 2013
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « The Legend of Zelda : A Link Between Worlds »
Genre : Aventure
Musique : Ryo Nagamatsu
Développeur : Nintendo
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 22 novembre 2013
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « The Legend of Zelda : A Link Between Worlds »
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LE PITCH
Aujourd'hui, une menace pèse sur le pays d'Hyrule : un sorcier du nom de Yuga est à la recherche des descendants de ces sept sages pour les transformer en tableaux et les faire disparaître. Mais dans quel but ? Notre héros, Link, croise le chemin de Yuga et observe avec horreur Célès, la fille du prêtre et une descendante des sages, se faire transformer en tableau. Alors qu'il attaque Yuga, Link perd connaissance. Il se réveille chez lui et fait la connaissance de Lavio, un marchand ambu...
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Réincarnation

Attendu depuis longtemps, le premier épisode inédit sur 3DS de Zelda débarque enfin, comme pour faire la nique aux consoles nouvelles générations. Enfin inédit, pas tout à fait, puisque A Link Between Worlds fait le grand écart jusqu'au classique de la Snes (tout en glissant quelques références à Majora's Mask) avec un retour inespéré dans des contrées d'Hyrule aux airs de déjà vu. Mais les apparences sont souvent trompeuses.

Légende absolue de la saga The Legend of Zelda, A Link to the Past aura marqué des décennies durant les joueurs ayant pu l'expérimenter à l'époque sur Super Nintendo, profondément attachés à une découverte presque première de ce que pouvait être l'art vidéoludique. Un monde charmant et ouvert, des modélisations 2D à la ligne fluide et une narration avant-gardiste (l'effet de pluie en ouverture résonne toujours aussi bien) reposant presque entièrement sur un game design d'un génie inégalé. Au début des années 90 The Legend of Zelda était rapide, bourré d'action, efficace mais constamment excitant comme les aventures de bambins revisitant avec leur imagination le jardin voisin. Pure. Suite totalement affirmée en japonais (Kamigami no Triforce 2 sonne le titre Nippon), A Link Between Worlds se présente comme une réactualisation d'une approche des jeux vidéo reléguées aujourd'hui aux plateformes de téléchargement rétro. Exit les grands flots de scénario développés sur les différentes moutures en 3D (d'Ocarina of Time jusqu'à Skyward Sword), ce tout nouvel opus sur 3DS retrouve une immédiateté des plus rafraichissantes, laissant une fois l'exposition passée, une liberté presque totale pour explorer (à nouveau) les différents paysages du royaume d'Hyrule, puis son pendant ténébreux, Lorule, chacun dissimulant ses habituels donjons et une poignée de mini-jeux (même du baseball) et de quêtes supplémentaires. Du grand classique, et c'est le but, puisque le soft trouve quasiment tout au long de son aventure un équilibre presque parfait entre un regard nostalgique sur le jeu d'aventure (la quête de l'épée magique par exemple) et l'ajout de nouvelles options renouvelant considérablement l'expérience.

 

Mise à plat


Si A Link Between Worlds se présente donc comme un jeu avec vue de dessus et s'amuse à reprendre à loisir la géographie de son modèle, son traitement en 3D et avec relief (sans doute le plus réussi depuis Super Mario 3D Land) s'accompagne de la capacité inédite de ce Link de se transformer en « graffiti », en « tag ». Un mur lisse et hop le petit héros devient un croquis collé sur la surface, mais peut s'y déplacer avec un rapprochement de la caméra, permettant de chercher de nouveau passages et secrets. Une idée "inédite" certes issue des Paper Mario, mais qui fonctionne merveilleusement bien ici, avec une touche esthétique délicieuse au passage, venant s'ajouter aux nombreux accessoires tels que les habituels boomerangs, bombes, grappin ou plus rares bâtons de glace, de feu et de sable, pour modifier l'approche des nombreuses zones. Tout le talent des développeurs de Nintendo est bien entendu là, dans la maîtrise constante du level design avec des donjons particulièrement riches en énigmes, en constructions sur plusieurs étages et épreuves constamment renouvelées, mais aussi avec des objets désormais accessibles à tout moment moyennant finance. Inutile de débloquer un donjon avant l'autre pour dégotter l'outil pour le suivant, le joueur récolte quelques rubis et se rend dans la boutique d'un farfelu Lavio pour le louer ou l'acheter. Presque déroutant au départ, ce principe se révèle finalement très bien vu, et souligne justement ce mélange entre tradition et modernité d'un jeu qui joint allègrement ancien et nouveau bestiaire, réorchestre certains des thèmes les plus célèbres pour mieux en introduire de nouveaux, se donne les apparences d'un titre à l'ancienne pour mieux bousculer (gentiment) les vétérans. Une petite merveille d'idée et de poésie enfantine, qui n'a finalement comme unique défaut que de vouloir trop se plier à la demande casual de ces derniers années : légèrement trop court, A Link Between Worlds est bardé de petites annotations, de mini-options (les voyage sur ballet, les lunettes qui font apparaitre des indices) permettant aux moins patients de ne pas se prendre la tête. Heureusement, le joueur peut aussi choisir de les ignorer. Il est libre Link... Et y en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Seigneurs dans leurs propres royaumes, les développeurs de Nintendo ne ratent jamais leur coup, même lorsque l'exercice est aussi risqué que de donner suite à un classique des jeux 2D, par des modélisations en 3D. Pourtant le résultat est des plus charmants, avec un partage équitable entre contours clairs et menus détails parfaitement animés, et surtout parfaitement adéquates aux multiples possibilités du jeu. Entre les alternances de caméras, les changements d'univers, d'esthétiques entre les différentes régions, A Link Between Worlds est un ravissement constant, bourré de charmes et de couleurs. Une fois encore, c'est d'ailleurs au niveau de l'écran relief que l'éditeur remet les choses à leur place, l'intégrant parfaitement à la mise en scène, et jouant dessus lors de très fins effets de profondeurs qui donnent une autre ampleur aux décors. Une réussite visuelle, mais aussi musicale puisque le jeune compositeur Ryo Nagamatsu (Super Mario Galaxy 2) réussit le tour de force de donner une nouvelle impulsion à des thèmes entendus des centaines de fois, tout en imposant des inédits tout aussi entrainants. Magique.

 
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