HYRULE WARRIORS
Zelda Musou - Japon - 2014
Image plateforme « Wii U »
Image de « Hyrule Warriors »
Genre : Beat'em all
Musique : Divers
Développeur : Omega Force
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 19 septembre 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Hyrule Warriors »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Le fragile équilibre de la Triforce a été rompu et le royaume d'Hyrule est une fois de plus menacé par des hordes maléfiques, menées cette fois par Cya, la sorcière noire. L'heure est venue pour Link, le légendaire héros, d'affronter les légions d'ennemis et de retrouver la princesse Zelda.
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Bolero of fire

A force d'épisodes à rallonge, de spin-off homériques et de mariages avec quelques licences aussi sexy que Gundam, Ken le survivant ou One Piece, les Dynasty Warriors, ou Musou en japonais, sont devenus une véritable institution. Pourtant, qui aurait pu prédire que ce beat them all massif croiserait un jour la route de l'univers Zelda ?

Un mariage étrange, presque contre nature, puisque lorsque l'un prône des affrontements endiablées contre des armées décérébrées, l'autre invite depuis plus de trente ans à la lente découverte d'un monde poétique à base d'énigmes et d'aventures fantastiques. Et si c'est bel et bien toujours Omega Force qui se charge de l'opération, il est évident que Nintendo veille amoureusement au grain. Hyrule Warriors (plus justement Zelda Musou sur l'archipel) est donc encore une fois construit sur une succession de maps stratégiques où les combattants doivent enchaîner les missions, les conquêtes de points forts, les sauvetages d'alliés en galère, à grand coups de charcutages électriques au cœur d'armées ennemies toujours aussi peuplées entre la chair à canon et les généraux plus retors. Une recette qui a ses fans, mais qui forcément de par sa nature s'avère toujours aussi répétitive, surtout lorsque les décors se montrent relativement passe-partout et que l'IA des ennemis (et des collègues) montrent rapidement ses limites. L'arrivée de Link au milieu de tout ça, pourrait donc avoir l'air de prime abord d'une simple offre promotionnelle, permettant de découvrir les prouesses guerrières d'une quinzaine de personnages dont certains particulièrement célèbres (Link donc, mais aussi Zelda, Sheik, Midona, Impa... et même Gannondorf), avec chacun ses capacités plus ou moins magiques, sur fond de thèmes mythiques réorchestrés et d'un scénario pot-pourris brassant Ocarina of Time, Skyward Sword et Twillight Princess.

 

Last battle


Pourtant le soft ne se limite pas à cela, et réussit à infuser dans sa structure rébarbative de véritables éléments du gameplay des Legend Of Zelda, incluant par exemple dans le mode principal une recherche des items clefs (bombes, arc, boomerang...) pour débloquer certains passages, et mêmes des boss en corrélation dont il faut appréhender le pattern et le point faible pour en venir à bout. Il y a ici véritablement une sensation de fusion entre deux approches du jeu vidéo, qui donne pour le coup naissance à ce qui est sans doute l'un des Dynasty Warriors (si ce n'est LE) les plus réussis, et ce même si les ennemis sont moins nombreux et les techniques de combat (pas de seconde arme à changer à la volée) moins nombreuses. Hyrule Warriors n'en reste pas moins des plus généreux avec encore une fois des tonnes de bonus à récolter à chaque affrontement, les niveaux d'expérience à faire grimper, pour obtenir des combattants de plus en plus puissants, des armes de plus en plus variées et des « badges » correspondants à l'arbre des compétences. Il faut ainsi compter une dizaine d'heure pour l'aventure solo, mais beaucoup plus pour réussir à récolter l'intégralité des bonus, armes, pouvoirs et personnages disponibles, en revisitant le mode libre (jouable à deux grâce au GamePad) et surtout le mode Aventure. Ce dernier cache sous son menu hommage aux épisodes de la NES, une série de challenges plus rapides, mais pas forcément tous si évidents qu'ils ne le paraissent. Si l'aspect exploration des Zelda a bien entendu ici totalement disparu, le jeu n'est jamais une trahison du monde qu'il adapte et réussit même à offrir une légère épaisseur inattendue à une saga martyrisant les pads depuis quelques générations de consoles. Une bonne surprise.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Si déjà un « musou » est forcément réservé à une certaine caste de joueurs friands de frénésies guerrières survoltées, les faiblesses techniques habituelles de la série ont souvent eu tendance à en faire un jeu de niche. Une fois encore, Hyrule Warriors fait légèrement tanguer la jauge avec tout de même un framerate rarement à la traîne (peut-être parce que les masses d'ennemis sont légèrement moins nombreuses), une direction artistique moins criarde et surtout des personnages, amis ou ennemis, plus soigneusement modélisés. L'architecture du titre est bel et bien toujours signée Omega Force, mais le gage de qualité Nintendo rehausse le tout pour ne jamais trop décevoir les admirateurs de la série maison. Reste tout de même cette IA toujours aussi arrangeante, se contentant le plus souvent de se jeter sur les lames du joueurs ou sous la zone d'impact d'un superbe finish, et ses environnements qui rappellent certes les textures d'Hyrule, mais légèrement affadies pour disparaître derrière les couleurs des différentes armées.

 
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