CALL OF DUTY : ADVANCED WARFARE
Etats-Unis - 2014
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Call of Duty : Advanced Warfare  »
Genre : FPS
Développeur : Sledgehammer Games
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Activision
Date de sortie : 4 novembre 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Call of Duty : Advanced Warfare  »
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LE PITCH
Tandis que les nations indépendantes essaient tant bien que mal de résoudre leurs problèmes internes, une nouvelle puissance fait surface. La société Atlas, qui propose des services militaires privés, est devenue le plus grand acteur mondial, devant tous les autres pays. Indépendante, elle ne sert que ses propres intérêts et semble disposer de ressources infinies pour faire de la puissance elle-même une entreprise, très rentable de surcroît. Vivez l'histoire d'un soldat qui abandonn...
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L'honneur est sauf

Cela fait belle lurette que la licence Call of Duty ne se consacre plus du tout aux événements de la Seconde Guerre Mondiale, et à s'intéresser aux forces militaires contemporaines et à pousser l'armement et les technologies, il parait normal que le mastodonte d'Activision finisse par verser dans l'assaut futuriste.

Un contexte plus libre forcément, permettant au scénario de se projeter dans un avenir peu reluisant et guerrier, mais aussi et surtout de dynamiser le gameplay ultra-classique et rodé de la série. A ce titre le mode solo est un très bon tutorial qui à chaque mission permet de prendre en main diverses et variables options du tout nouveau exosquelette. Un bouclier énergétique, un dash ou une pulsions qui permet de prendre temporairement sont envol font partie de ces grandes nouveautés, auxquels il ne faut pas oublier d'ajouter une offre plus large de grenade. De l'IEM contre les drones, l'intelligente qui bifurque pour atteindre la cible ou la grenade à marquage qui permet d'observer les cibles à travers les murs, le choix est toujours large et soutient directement l'envie de Sledgehammer Games d'étendre les perspectives d'un soft devenu au cour du temps bien trop dirigiste. Le level design est d'ailleurs du même acabit, poussant constamment le joueur à user au mieux de son arsenal, dans des structures parfois excessivement verticales, souvent très profondes dans leur architectures, parfois étendues, mais surtout toujours dangereuses et minées. Si malheureusement le scénario d'Advanced Warfare peut se révéler décevant dans sa manière de ne creuser que la surface d'enjeux cruciaux (le danger des mercenaires privés, le risque stratégique des centrale nucléaires...), il embrasse pourtant généreusement tous les atours de son gameplay, alternant d'ailleurs assez généreusement les missions entre assauts globaux, protection, poursuite à dos de bus, conduite de tank, voir infiltration plus tendue.

 

le poid d'un monde


Cela reste un soft volontairement grand public et sensationnel, mais certaines petites spécificités pourraient en surprendre plus d'un comme l'intégration directe désormais d'un système d'expérience personnalisé. Cela n'empêche pas cependant quelques lourdeurs dans la narration, entre des personnages peu étoffés dans l'écriture, des déambulations de piétons interminables dans les premières heures et toujours quelques soucis dans l'IA des ennemis ou des alliés, mais il faut reconnaitre que le tout reste particulièrement efficace, musclé et spectaculaire, et nous évite, une fois n'est pas coutume, la célébration écœurante de l'Amérique victorieuse. Un vrai plus qui n'intéressera, on le sait, qu'une partie des aficionados de Call of Duty, puisque les autres se jetteront directement vers l'attendu multi-joueurs. Etrangement de coté-là les nouveautés se comptent tristement sur les doigts d'une seule main. Si l'apport des exosquelettes est évident, ici personnalisables en fonction des besoins et des EXP accumulées, les parties tournent essentiellement autour des habituels "Search and Destroy", "Capture the Flag" et les indispensables "Deathmatch". Les maps ont beau avoir été habilement conçues, permettant tactiques et gunfights virils et endiablés, le joueur est clairement en terrain archi-connu. Un peu de couleur du coté du mode « infected » et ses zombies cyborg où avec l'"Exo survival" qui remplace le désormais traditionnel mode « horde », mais une fois encore, peu ou pas de surprises.

Toujours vendu comme le FPS de luxe annuel, qui peut se vanter désormais d'avoir en tête d'affiche un Kevin Spacey en droite ligne de son rôle dans House of Cards, Call of Duty Advanced Warfare se révèle effectivement particulièrement impressionnant dans sa verve technique (voir plus bas), parfois spectaculaire, souvent divertissant à défaut d'être véritablement excitant. Mais autant dans son solo que dans le multi-joueurs, on sent qu'Activision n'est plus franchement disposé à sortir de sa zone de confort. Et c'est bien dommage.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Call of Duty est encore et toujours une véritable machine de guerre, se devant d'explorer les capacités techniques de chaque nouvelles machines, uniquement au service de l'esbroufe et du massacre martial. Premier épisode à aboutir sur Xbox One et sur PS4, Advanced Warfare est encore une démonstration de force de la part d'Activision et une consécration pour le jeune studio Sledgehammer Games qui déroule une utilisation minutieuse et maitrisée du nouveau moteur maison, permettant l'exploitation de textures ultra réalistes, fines , une gestion des lumières époustouflante et une profondeur de champs à la fois immersive et limpide. Un quasi-sans faute que l'on retrouve dans la modélisation des personnages, que vient gâcher par contre des animations parfois encore un poil rigides et souvent maltraitées par un pathfinding peu tolérant. Il n'empêche qu'au milieu du champs de bataille, ces questions passent au second plan, puisqu'aucun décrochage ne vient ternir l'expérience, porté par un mixage sonore 5.1 jouissif et nerveux. Enfin, impossible de ne pas évoquer les séquences cinématiques en 3D digne d'un long métrage hollywoodien.
Ca c'est sur les deux nouvelles consoles de Microsoft et Sony, parce que malheureusement, et malgré quelques patches, le constat n'est pas aussi séduisant sur PC. Malmené par des temps de téléchargements excessivement longs, et de gros soucis d'optimisation, Advanced Warfare sur PC n'est pas la panacée.

 
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