LABYRINTH OF REFRAIN: COVEN OF DUSK
Refrain no Chika Meikyuu to Majo no Ryodan - Japon - 2017
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
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Genre : RPG
Musique : Tenpei Sato
Développeur : Nippon Ichi Software
Durée : élevée
Langue : Japonais et anglais (voix), français (textes et sous-titres)
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 21 septembre 2018
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Prenez le contrôle d’un livre vivant, le Tractatus de Monstrum, et commandez une brigade de soldats pantins dans les méandres du labyrinthe de Refrain. Dans votre base, préparez votre périple et améliorez votre brigade ! Vous pourrez créer de nouveaux soldats pantins, les affecter à différentes unités et formations, synthétiser de meilleurs équipements, ou encore accepter des missions proposées par la population locale... Une fois dans le labyrinthe, pensez à fouiller partout ! Vo...
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le jeu de mère l'oie

Avec Labyrinth of Refrain le studio créateur des délirants Disgaea part à la découverte d'un autre sous-genre du RPG : le dongeon-crawler. Au programme : une immense succession de galerie peuplée de monstres, des persos complètement délurés et bien entendu des mécaniques tarabiscotées à souhait !

Si en France ce genre de RPG, fait presque uniquement de longues phases d'exploration dans des conduits étroits et de dédales obscures, ne fait pas franchement partie des meilleurs ventes de jeux sur console, au Japon cela reste un grand classique, une proposition de niche certes, mais tout de même relativement populaire. Les Shin Megami Tensei, les Etrian Odyssey (pour ne citer que les deux plus connus) ont définitivement gravé dans la pierre les antiques règles déflorées par les précurseurs apparus sur PC il y a bien longtemps déjà. Et Nippon Ichi Software n'est absolument pas là pour perturber les habitués avec un seul et unique lieu : les ruines d'un donjon oublié, cachées sous la ville de Refrain. Une map assez impressionnante, qui ne s'effeuille que laborieusement bien entendu, et qui se découpe en plusieurs zones aux décors (un peu) variables et au bestiaire dédié. Des énigmes disséminées avec régularité et surtout des armées de monstres pas toujours effrayants, parfois très improbables, qui sautent à la gorge de l'équipe d'aventuriers. Sauf que cette équipe ne sont pas de vrais humains, mais des poupées en bois dans lequel le livre magique Tractatus de Monstrum insuffle des âmes. Un bon moyen pour le jeu de se dôter une identité curieuse, mais aussi donner une logique à la personnalisation constante des personnages. Et de ce coté là, les créateurs de Disgaea n'ont plus rien à prouver.

 

le cartographe maudiiiit


Car si les combats proprement dit, en vue frontale, ne vont pas beaucoup plus loin que des batailles au tour par tour, les possibilités pharamineuses de fusions d'équipement, de choix dans les stats, d'amélioration des personnages en leur faisant changer de corps et bien entendu d'évolutions à chaque palier d'EXP, risquent d'en faire paniquer plus d'un. Et le tutorial qui balance dans blocs de textes en anglais n'arrange pas cette sensation d'être noyer sous les informations et les options. Des mécaniques de jeu assez généreuse donc, qui accompagne une difficulté toujours bien présente comme le veut la tradition, ainsi que quelques petites trouvailles bien venues du coté des compétences secondaires. Celles-c viennent colorer les longues phases d'exploration en permettant de faire apparaitre les personnages à l'écran, de s'échapper en express pour un retour à la base et même la possibilité (coûteuse) d'exploser certains murs pour accéder à des pièces secrètes ou des raccourcis. Sympa pour sûr, si seulement le tracé de certains passages n'obligeait pas justement à creuser à l'aveuglette pour espérer s'approcher de la sortie, ou si certaines petites erreurs du joueurs (dialogues ou mauvaises portes) n'entrainaient pas l'apparition dramatique d'un monstre adepte de l'annihilation, ou une errance interminable dans les limbes du programme. Plus qu'exigeant, Labyrinth of Refrain se montre donc assez déséquilibré, méchamment complexe et régulièrement assez nébuleux... Même en pratiquant naturellement la langue anglaise. Mais les plus courageux, et les bilingues, auront beaucoup de mal à résister aux échanges foutraques et absurdes des personnages principaux, soit le livre mais aussi la sorcière Dronya et son neveux, grands ordonnateurs de cette mission suicide. Des dialogues survoltés, des allusions particulièrement douteuses (vous connaissez le Femdom ?), des hystéries hilarantes, qui pourraient là encore dissimuler une trame plus étoffée, et dramatique, que les apparences le laisse supposer.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Proposé chez nous en simultanée sur PS4 et sur Switch (mais aussi sur PS Vita au Japon), Labyrinth of Refrain porte là aussi la marque de son studio d'origine en jouant la carte de l'économie de moyens apparents. Les visualisations en 3D des labyrinthes proprement dit ne vont pas franchement impressionner par la richesse de leur textures ou la profusion de détails, tandis que leurs habitants, icones en 2D sobrement animées, séduisent surtout par leur designs décalés, voir parfois même un peu dégénérés. Du Nippon Ichi pur souche donc avec ses illustrations charmantes façon animé pétants, avec ces dialogues en images, quasiment fixes, et son habillage musicale relativement joyeux et pas trop répétitif. Un rendu forcément plus convaincant sur les écrans portables que sur nos braves TV HD géantes.

 
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