MURAMASA – THE DEMON BLADE
Oboro Muramasa - Japon - 2009
Image plateforme « Wii »
Image de « Muramasa – The Demon Blade »
Genre : Action
Développeur : Vanillaware Ltd
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Namco Bandai
Date de sortie : 13 novembre 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Muramasa – The Demon Blade »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Momohime, princesse de Narukami possédée par un démon, et Kisuke, un ninja amnésique et renégat, n’ont rien en commun, si ce n’est leur quête qui les lancera tous deux à la recherche du sabre maudit grâce auquel ils espèrent mettre fin au chaos qui règne au Japon.
Partagez sur :
La voie du ninja

Comme tout ce qui touche à la technologie, le jeu vidéo évolue sans cesse et va toujours plus loin dans la performance, le plus souvent au service d'un certain réalisme. Mais Muramasa est devenu le nouveau symbole d'un style que les vieux loups de mer du jeu vidéo défendent à corps et à cris : le graphisme 2D.

 

Désuets, voir has been, auprès de certains, les jeux en 2D ont pourtant un charme intemporel et unique surtout lorsque chaque écran est conçu comme un  véritable tableau. Ce qui est précisément le cas avec Muramasa. Ses couleurs éclatantes, chatoyantes, le niveau de détails, la texture « aquarelle » et le trait qui rappelle les estampes japonaises : il a suffit de quelques images pour que des milliers de joueurs tombent instantanément sous le charme. L'effet est d'autant plus saisissant lorsque l'on voit le titre en mouvement : l'animation des personnages est soignée, mais ce sont ses mille et un détails qui donnent vie à chaque écran de jeu et ensorcellent le spectateur. Chaque flash déclenché par votre sabre, chaque volute de fumée qui s'échappe d'un ennemi fraîchement occis donne plus de caractère. Sans  compter sur le travail d'orfèvre réalisé au niveau du son : les bruitages renforcent le dynamisme des combats ou nous plonge dans une atmosphère typique du Japon médiévale, tandis que les musiques s'adaptent sans cesse à la situation que l'on traverse. Ainsi, un même thème musical connaît deux variations qui s'entremêlent sans transition lorsque un groupe d'ennemis fait irruption au milieu de votre parcours, puis retrouve son rythme calme à l'issue de l'affrontement. Rien à dire, l'équipe de Vanillaware a su imposer une ambiance réussie et marquante comme on en voit trop rarement.

 

La vie ne tient qu'à un fil de sabre

 

Mais tous ses délices visuels et sonores ne feraient qu'une coquille vide si derrière le gameplay n'était pas à la hauteur. Heureusement, c'est aussi du solide à ce niveau. Pourtant, les contrôles peuvent s'avérer déroutant lorsque l'on s'essaye à Muramasa pour la première fois, car, alors qu'il s'agit d'un jeu action énergique et virevoltante, il n'y a pas de touche dédiée au saut (ni à l'esquive) : cette action s'effectue avec la croix ou le stick directionnel. Cela n'a l'air rien sur le papier, mais après des années d'habitude, ce détail se fait tout de même ressentir. Pas au point de rejeter le titre en bloc, mais la relative imprécision qui en découle est un peu frustrante : dans le feu de l'action, encerclé par de nombreux ennemis, l'esquive (en pressant la diagonale bas / gauche ou bas / droite) peut parfois se montrer récalcitrante. Mais ce choix s'explique par la volonté d'offrir une prise en main simple et c'est bien là le cas puisque les combats peuvent se jouer à une seule touche, celle des attaques de base qui sert également à parer les coups. Mais une maniabilité simple ne signifie pas un jeu excessivement facile : les simples ennemis ne seront, bien sûr, que de menu fretin une fois le gameplay maîtrisé et les bons sabres équipés, mais les affrontement face aux boss ou les combats spéciaux dispersés un peu partout sur la carte du jeu s'avèrent bien plus exigeants. D'autant que vous devez toujours garder un œil sur l'état de vos armes : votre personnage porte en permanence trois sabres (parmi les 100 que l'on peut accumuler) et il faudra jongler entre ceux-ci car les lames s'usent jusqu'à se briser lorsque la jauge affichée en haut de l'écran se vide. Là encore, si l'idée est excellent, certaines situations trahissent un réglage perfectible de l'ensemble : la plupart des combats sont jouissifs, mais d'autres (notamment contre de très nombreux ennemis) deviennent assez pénibles lorsque votre sabre se brise au bout de deux, voire un seul, coup. Cela dit, ce point ne relève que du détail anecdotique pour les joueurs aguerris et patients : pour les autres, vous êtes prévenus, mais n'allez pas vous privez de ce titre unique et envoûtant, surtout qu'il est proposé au prix doux de 40 euros dès sa sortie.

Benoit Barny








Partagez sur :
 

Encore une fois, si Muramasa a su créer un buzz avant sa sortie, c'est en grande partie grâce à ses graphismes 2D du plus bel effet. D'un point de vue artistique, le style visuel a immédiatement fait mouche et conquis un grand nombre de joueurs. Le nombre détails affichés est tout simplement incroyable et donne de la vie aux véritables peintures qu'affichent chacun des niveaux. L'animation sans faille couronne le tout puisque aucun ralentissement ne vient gâcher la danse des lames : l'ensemble est fluide en toute circonstance. Certains seront tout de même déçus de traverser souvent les mêmes zones dans tous les sens, l'exploration se limitant à sauter d'une branche d'arbre à une autre pour trouver des points d'XP ou autre objet de soin. C'est un fait, le jeu est répétitif, mais il faut le prendre plus comme un jeu d'action qu'un RPG ; et le dynamisme des combats, en parfait contrepoids des scènes plus contemplatives, rend le titre vraiment addictif.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2022