BLAZBLUE : CALAMITY TRIGGER
Japon - 2009
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « Blazblue : Calamity Trigger »
Genre : Combat
Musique : Daisuke Ishiwatari
Développeur : Arc System Works
Durée : élevée
Langue : Voix Japonaises et textes français
Distributeur : Arc System Works
Date de sortie : 2 avril 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Blazblue : Calamity Trigger »
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LE PITCH
Dans un monde futuriste, l’apocalypse approche à grand pas. Heureusement (ou malheureusement) douze combattants n’hésitent pas à se jeter dans l’arène pour régler la question à coups de lattes.
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Furie Fatale

Créateur des inoubliables Guilty Gear, Arc Système Works revient en grande forme avec une nouvelle occasion de se fouler chaque doigt de la main dans des soirées interminables de versus endiablés. Et malgré une importation qui avait trop tardé, Blazblue a méchamment la classe.

 

Avec les consoles nouvelles générations, on s'attendait à ce que la baston 3D finisse d'installer son hégémonie. Mais avec la sortie du rouleau compresseur Street Fighter 4, les choses paraissent désormais beaucoup moins certaines. Surtout que c'est désormais Arc System Works qui s'en mêle en renouant (après un attachant mais inégal Battle Fantasia) avec l'approche graphique et faussement classique qui a fait son succès. Sans doute trop emprisonné dans la série Guilty Gear et attendu au tournant par une masse de fans figés dans la pierre, le studio a donc choisi de repartir de zéro en lançant les bases d'une nouvelle licence (une version améliorée sera bientôt dispo à l'import, un épisode PSP est annoncé...) et d'une poignée de nouveau personnages. Bigarrée, fantasque, totalement allumée, agile et puissante, la troupe aurait pu cependant tout à fait croiser l'équipe précédente et pour cause, puisque l'on reconnaît ici le soin tout particulier apporté aux détails des sprites et des animations. Mais que les choses soient claires, même en scrutant l'écran image par image, le résultat reste sidérant et sublime. On se croirait parfois devant un dessin animé, parfaitement contrasté par des décors 3D foisonnants. Ca en met plein les mirettes à l'arrêt, et en action c'est carrément le délire.

 

Pull the trigger


Il faut voir le moindre combat se transformer en orgie d'effets de lumière et de transformations en tous genres, au milieu desquels viennent se glisser moult petits gags et autres idées improbables, pour mesurer l'étendue technique du bébé. Clairement le plus beau jeu de baston en pure 2D à avoir jamais vu le jour, Blazblue enfonce le clou en apportant toute la profondeur que les amateurs de grande baston attendaient. Pourtant la prise en main paraît immédiate. Trois boutons de coups, un pour une attaque spéciale (vraiment !) différente pour chaque perso, et quatre enchaînement adjoints sur l'une des directions du pad droit... A peu près tout le monde peut se prendre pour un dieu du ring et faire illusion en soirée. Mais bien entendu, avec un peu d'entraînement les choses deviennent largement plus compliquées. Entre les blocks, les contre-attaques capables de briser n'importe quel combo, les finish démentiels (à débloquer dans le mode story), les jauges de défenses et de « fury » à surveiller d'un œil et des affrontements dont la vitesse peut atteindre des sommets, Blazblue assure le spectacle tout en suscitant constamment les sens des réflexes et de la stratégie du joueur. Sur le live, seuls les plus pointus peuvent faire leur place. Beau à se damner et furieusement spectaculaire, Blazblue Calamity Trigger signe donc avec maestria le retour en grande pompe d'un studio qui n'a jamais quitté le cœur des gamers.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Pas de grande inquiétude à avoir en général lorsque Arc System Works est aux commandes. Depuis des années, le développeur a démontré son talent indéboulonnable pour apporter des nouveaux softs artistiquement imparables. Avec Blazblue, un nouveau pallier est franchi. Les designs sont toujours aussi précis et vivants, les animations touchent sans problème la perfection et le tout profite de décors renversants et d'une bande originale électro-rock qui démonte les tympans. Une tenue parfaite qui ne faiblit pas en multi-joueurs via la connexion Internet puisque les serveurs s'avèrent d'une excellente solidité. On peut regretter tout de même que le mode story, long et parsemé de petits embranchements amenés par des dialogues délirants (et en français !), ne soit illustré que par des images désespérément fixes.

 
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